Web 2.0 : bravo les CCI, Chambres de Commerce et d’Industrie !



Logo CCI - Qui mieux que les CCI, Chambres de Commerce et d’Industrie, peuvent aider les entreprises de leurs régions, nommées les “ressortissants”, à découvrir les potentiels des outils professionnels Web 2.0 ?

- Qui mieux que les CCI peuvent, en interne, faire un usage efficace des outils du Web 2.0, quand on sait que leur métier de base est la gestion d’un “réseau” d’entreprises auxquelles elles fournissent des services variés, tels que la formation ?

Depuis quelques semaines, j’ai eu l’honneur de travailler avec de nombreuses CCI et suis très frappé de leur réactivité et leur capacité d’innovation.

Bruno Jacquemin Tout a commencé par une réunion de Directeurs généraux de CCI, organisée par Bruno Jacquemin, DG de la CCI du Loiret à laquelle j’ai été invité à présenter, accompagné de Laurent Gasser, DG de Revevol, les potentiels des outils Web 2.0 professionnels.

J’avais, bien sûr, rencontré Bruno sur ... Facebook où il est très actif.

CCI Loiret Conférence Web 2.0 Je serai d’ailleurs ce jeudi 15 mai à Orléans, pour animer à 18h30 une conférence sur le Web 2.0 professionnel.
Toutes les entreprises sont invitées à y participer, gratuitement ; il est encore temps de s’inscrire !


CCI, vecteurs de sensibilisation des PME/TPE au Web 2.0

Toutes les CCI que j’ai pu rencontrer ont compris que le Web 2.0 représentait un avantage compétitif majeur, et immédiat, pour les petites et moyennes entreprises qui constituent l’essentiel de leurs ressortissants.

Ces outils permettent aux PME/TPE d’accéder, en quelques semaines, au top des solutions informatiques sans faire d’investissements importants et sans avoir besoin d’équipes informatiques internes.

Pour la première fois dans l’histoire de l’informatique, les PME/TPE peuvent disposer de Systèmes d’Information plus performants que les grandes entreprises, empêtrées, la majorité d’entre elles, dans des solutions “legacy” à base d’ERP d’une “exceptionnelle souplesse” et de solutions bureautiques 1.0 qu’elles mettront au minimum 1 ou 2 ans à remplacer.

Tour de France J’ai déjà animé un séminaire pour la CCI du Puy-en-Velay le 28 avril : être une petite CCI n’empêche pas le dynamisme, au contraire !

La CCI de Rennes, le 27 juin 2008, la CCI des Côtes d’Armor, à Lannion, le 30 juin 2008, ont déjà planifié des conférences de sensibilisation au Web 2.0 à l’attention des entreprises de leur région.

Je suis certain que d’autres vont suivre ! Pourquoi ne pas lancer un “Tour de France Web 2.0” avec toutes les CCI du territoire ?


CCI : Web 2.0 en interne

Les CCI ont un rôle réglementaire à jouer : toutes les entreprises qui en dépendent doivent s’y inscrire.  Il existe des logiciels métiers spécialisés pour ces fonctions et une réflexion est en cours au niveau national pour refondre cette application dans une logique plus Web, et si possible, Web 2.0.

En même temps, toutes les CCI ont un rôle de conseil, de formateur, d’accompagnement des entreprises locales.
Hand holding Je participe en ce moment à une réflexion avec certaines d’entre elles sur les outils à mettre en œuvre pour les rendre plus performantes, plus proches des attentes des entreprises.

Certains projets ont une forte orientation “CRM” ou GRC, Gestion de la relation Client. 
Je travaille en ce moment avec quelques CCI à une vision beaucoup plus “Web 2.0” de cette mission.  Les CCI n’ont pas des clients, mais des ressortissants avec qui elles entretiennent des relations qui sont, pour l’essentiel, non commerciales.

Je commence à me poser de nombreuses questions :
Graphe Facebook LN - Et si une logique “Réseaux Sociaux Professionnels” était plus efficace et plus proche de leur véritable métier ?

- Que se passerait-il si l’on installait un Réseau social à la place d’un CRM ?

- Est-il possible, réaliste d’utiliser directement Facebook ou LinkedIn ?

- Quel serait l’accueil des entreprises si on poussait une logique “User generated content” , en les laissant responsable du contenu et de la mise à jour des informations qui les concernent ?

- ... et bien d’autres.

Au vu du dynamisme et de l’ouverture d’esprit des quelques CCI avec qui j’ai le plaisir de travailler, je pense qu’il n’est pas déraisonnable d’imaginer le scénario suivant :
- Un petit groupe de CCI innovantes, 5 à 10 au maximum, travaillent ensemble pour définir leur outil relationnel du futur.
- Une version ß est construite à la fin de l’année 2008 pour expérimentation début 2009.
- Cet outil, que j’ai envie de nommer GRR - Gestion de la Relation Ressortissants - est bien sur développé dans une logique SaaS, Software as a Service.
- Fin 2009, une version 1.0 est opérationnelle.  Toutes les CCI intéressées peuvent alors utiliser ce service, si elles le souhaitent.
- Les CCI gardent le contrôle de l’évolution du service, sous-traitant sa réalisation et son hébergement à des professionnels “On the Cloud”.

Développement collaboratif + solution SaaS + on the Cloud

ACFCI - on the cloud
C’est probablement l’avenir de l’informatique métier des CCI.

La bonne nouvelle : beaucoup d’entre elles y sont prêtes.

La difficulté : c’est un saut dans un monde Web 2.0 que peu d'organisations ont encore fait pour leurs usages “cœur de métier” !  Les CCI se positionneraient alors à la pointe de l'innovation ; je les en crois capable !

Je pense que j’aurai d’autres occasions d’en reparler...

SaaS : Sécurité as a Service !


Ecran Cadenas Les deux questions qui reviennent le plus, chaque fois que j’anime un séminaire sur les solutions SaaS (Software as a Service) et “On the Cloud”, ont trait à :
- La sécurité
- La confidentialité des données.

Manager 2PC eyes J’étais cette semaine en mission de conseil chez un client qui avait une solution “radicale” pour éviter les problèmes de sécurité liés au Web ; les PC qui ont accès au Web n’ont pas accès à l’Intranet, et vice-versa.
Les utilisateurs autorisés à aller sur le Web disposent donc de 2 PC et doivent passer de l’un à l’autre en permanence !
 
Comment basculer vers des solutions SaaS dans ce contexte ? Difficile de généraliser ce doublement des PC, surtout quand il a plusieurs centaines d’utilisateurs potentiels !

Merci Postini ! (Racheté par Google il y a quelques mois). 
Leur annonce de cette semaine m’a permis de trouver une réponse immédiate à cette question du double PC !
Le nouveau service annoncé se nomme “Google Web Security for Enterprise”.

Il fait partie de ce que l’on nomme aussi : SaaS, Sécurité as a Service. 
On va très vite assister à un déficit de lettres dans la famille XaaS ! Après les PaaS - Platform as a Service - , HaaS, Hardware as a Service -, DaaS - Data as a Service... toutes les lettres de l’alphabet vont être utilisées.
Il existe déjà une vidéo de 2 minutes sur YouTube qui parle de XaaS ; la consécration !


Google Web Security for Enterprise

Google Security on the cloud L’offre “Sécurité as a Service” de Google est très simple à comprendre : l’essentiel des protections dont vous avez besoin pour circuler en sécurité sur le Web est proposé comme un service auquel vous souscrivez en sélectionnant le nombre de personnes concernées.

On y retrouve toutes les fonctions que propose un pare-feu classique :
- Filtrage des virus.
- Filtrage des URL suspectes.
- Anti phishing.
- Analyse des contenus.
- ...

Tous les détails de l’offre ne sont pas encore connus, en particulier en ce qui concerne les prix en Europe. Les premières informations dont je dispose font état d’un coût de $3 par mois et par utilisateur.

Le coût d’une excellente sécurité Web devrait donc être proposé autour de :

Sécurité as a Service = 2 € / personne / mois


Se protéger des multiples dangers du Web


Old armor  Il existe des centaires de personnes plus compétentes que moi pour parler de la sécurité, ou de l’absence de sécurité du Web.
Comme les 1 400 millions de personnes qui utilisent quotidiennement le Web, je souhaite disposer d’un niveau de sécurité raisonnable.

Je récuse les deux positions extrêmes, aussi absurdes l’une que l’autre :
- Rechercher la sécurité parfaite, qui conduit à l’immobilisme et n’a aucun sens.  En voiture, j’attache ma ceinture de sécurité, mais ne suis jamais à l’abri d’un chauffard.
- Prétendre qu’il n’y a pas de problèmes sérieux de sécurité et que se protéger est inutile.

Pour obtenir un niveau de sécurité Web raisonnable, les entreprises ont maintenant deux options :
- gérer la sécurité elles-mêmes.
- Utiliser des solutions SaaS, Sécurité as a Service.


Sécurité Web, prise en charge par les entreprises


Sécurité Intranet L’essentiel des solutions de sécurité actuelles demande l’installation de logiciels ou d’appliances derrière un pare-feu, dans la célèbre DMZ, Zone démilitarisée.

Ces solutions fonctionnent bien ; complétées par des IpVPN, réseaux privés virtuels Internet, elles permettent déjà d’utiliser des solutions SaaS avec sécurité.

- Les fournisseurs SaaS garantissent la sécurité de leurs serveurs (1 sur le schéma), mieux que l’immense majorité des entreprises sont capables de le faire.

- Les échanges avec les fournisseurs SaaS se font en mode sécurisé HTTPS (2), et garantissent bien la protection pendant le transport de données.

- C’est à l’entreprise (3) de prendre en charge toutes les autres fonctions de sécurité nécessaires pour se protéger des dangers bien connus du Web.


SaaS : Sécurité as a Service


Sécurité SaaS Dans cette nouvelle vision de la sécurité Web, l’entreprise la confie à des sociétés externes, Google ou autre, qui gèrent les menaces du Web comme un “Service de plus” (4 sur le schéma).

Pour une entreprise, quels sont les avantages potentiels, intrinsèques à la démarche SaaS, de confier sa sécurité Web à un prestataire externe ?

- Profiter de l’expertise des plus grands acteurs du Web. La connaissance que peuvent avoir Google, Yahoo, Amazon ou Microsoft des risques inhérents au Web est supérieure, et de loin, aux compétences que je pourrais acquérir et garder en interne.

Postini Web content stats exemples - Mises à jour en temps réel des menaces.  L’entreprise n’a plus à courir en permanence après les dernières mises à jour des listes de sites dangereux, des nouveaux virus qui naissent en permanence. 
En mutualisant ces efforts, les grands acteurs de la “Sécurité as a Service” peuvent garantir à leurs milliers de clients une efficacité maximale.

- Disponible pour les entreprises de toute taille.  Gérer efficacement des équipements, des logiciels et des professionnels de la sécurité en interne sont des activités que seules les grandes entreprises peuvent prendre en charge.

- Réduction des coûts.  Pour les rares entreprises qui pourraient se permettre le luxe de maintenir en interne la gestion de la sécurité Web, les coûts complets seraient au minimum 10 fois supérieurs à ceux proposés par les professionnels de la “Sécurité as a Service”, qui peuvent proposer des prix attractifs tout en ... gagnant très bien leur vie !

- Sécurité disponible partout, sur tout objet d’accès Web. Les utilisateurs ont accès à cet excellent niveau de sécurité en tous lieux, y compris depuis chez eux ou un cybercafé sans avoir besoin d’équipements complexes et chers.

Encore un paradoxe de plus : la meilleure sécurité contre les dangers du Web sera, est maintenant ... sur le Web.


Sécurité as a Service, un composant de plus

Cette annonce conforte encore, s’il en était besoin, ma préférence pour la démarche “composants” et ma grande défiance pour toute approche “intégrée” des Systèmes d’Information !

L’offre de sécurité “Google Web Security for entreprise”, "Powered by Postini” est un ... composant de plus dans la panoplie des outils que je peux décider d’utiliser... ou pas.

- Cette offre peut venir en complément d’une solution Google Apps ou de solutions “legacy” Microsoft Exchange hébergées.

- Je peux choisir d’utiliser aussi les solutions de Postini pour sécuriser ou archiver mes courriels, mais personne ne m’y oblige.

L’offre de “Securité as a Service” de Google n’est pas la seule ; quelques jours auparavant, Yahoo a signé un accord avec McAfee pour proposer des services de sécurité similaires. 
À tout moment, dans un délai raisonnable, je peux décider de changer mon prestataire “Securité as a Service” sans que tout mon système d’Information ne s’écroule comme un château de cartes.

Vieux douanier  Les fournisseurs de solutions de sécurité classiques ont du souci à se faire, comme tous les éditeurs de logiciels traditionnels, d’ailleurs !

Les domaines où les logiciels classiques, à installer sur ses propres serveurs, resteront une option raisonnable voient leur nombre se réduire à vue d’œil.  Combien en restera-t-il, demain ?


Web 2.0 : la sécurité au top !

Avec cette annonce “Sécurité as a Service” de Google, c’est l’un des derniers freins sérieux à la généralisation, à la banalisation des solutions “On the Cloud” qui se débloque.
Skieur analogiste La position des dirigeants et des DSI qui s’arqueboutent sur leurs vieilles solutions, leurs anciennes certitudes devient de plus en plus intenable.
J’ose espérer que, à la fin de l’année 2008, ils ne seront plus qu’une poignée à croire encore que les solutions SaaS “On the Cloud” n’ont pas d’avenir. 

Sleeping baby J’utilise des solutions “Software as a Service”, “On the Cloud” et je dors... encore plus tranquille grâce à ces nouvelles offres de “Sécurité as a Service”.

La météo est vraiment au beau fixe, pour les Entreprises 2.0 !
Entreprises 1.0, dépêchez-vous de prendre ce virage si vous ne voulez pas rester sur le bord de la route, empêtrées dans vos solutions archaïques, lourdes, chères, et ... mal sécurisées !

Erreurs de flux RSS, corrigés !



Roadworks Toutes mes excuses aux lecteurs de ce blog.

Sur le dernier texte publié, “DEI, Dépendance Energie Informatique : un nouvel enjeu mondial”, des lecteurs attentifs m’ont signalé :

- Que les liens RSS ne fonctionnaient pas.
- Qu’il était impossible de laisser des commentaires.

Merci à eux.
Merci aussi aux équipes de Typepad à qui j’ai signalé le problème : ils ont trouvé, en 24 heures, la solution et l’ont mise en œuvre eux-mêmes.
C’est aussi un exemple de plus de l’efficacité des solutions SaaS, comme Typepad.  Je n’ai pas eu de patchs à installer, de travaux à faire sur mon serveur... Tout a été réglé “On the Cloud”. 

Savoir positiver un incident, y trouver des éléments d’espoir, c’est aussi une bonne philosophie de vie...

Muguet  Bonne lecture !

Bons commentaires !

Bon muguet du 1er mai !

DEI, Dépendance Energie Informatique : un nouvel enjeu mondial ?




Cloud computing ?  L’avenir de l’informatique professionnelle est “on the cloud” avec des applications de plus en plus SaaS, Software as a Service” ; les lecteurs de mon blog savent que je suis persuadé que ce double mouvement est irréversible.

Être convaincu qu’une évolution est positive ne signifie pas pour autant avoir une vision manichéenne du monde et nier qu’il puisse toujours exister des éléments négatifs, dans toute évolution.

Togo Hier soir, dans l’avion qui me ramenait en France, après une semaine passée au Togo, où je commence une mission de refonte complète du Système d’Information de l’une des plus grandes entreprises locales, je me suis posé la question de la “dépendance” de plus en plus forte de nos économies vis-à-vis d’infrastructures techniques.
Dans ce cas précis, j’avais passé une journée dans l’agence de vente de Kpalimé, située à 120 km de la capitale Lomé.
L’alimentation électrique y est défaillante ; il arrive souvent que l’électricité soit coupée pendant plusieurs heures, voire une journée entière.
Aujourd’hui, quand ces incidents se produisent, les collaborateurs de cette entreprise n’ont plus accès à leur Système d’Information et sont, en pratique, empêchés de travailler. 
La première solution que je vais proposer est de les équiper tous de PC portables avec quelques batteries supplémentaires ; reliés à un réseau CDMA sans fil qui reste opérationnel pendant les coupures de courant, ils pourront ainsi continuer à rendre les services attendus par leurs clients.

Je me suis alors posé la question : “Serons-nous aussi, demain, dépendant pour notre “énergie informatique” ?


Les différentes formes d’”Energie Informatique”.

Nicolas Carr, dans son dernier livre, “The big switch”, explique que les entreprises vont progressivement abandonner leur production d’énergie informatique et l’acheter à des fournisseurs spécialisés qui ont pour nom Amazon, eBay, Google, Microsoft ou Yahoo.

Comme dans le cas du pétrole, ces achats pourront prendre plusieurs formes :

Oilfield - “On the cloud computing”, avec achat d’énergie de base, de calcul ou de stockage.  Le meilleur exemple en est aujourd’hui les Web services bien connus d’Amazon, S3, SimpleDB ou EC2. C’est l’équivalent de l’achat de pétrole brut, qui est ensuite exporté pour un traitement ultérieur

Refinery - SaaS, Software as a Service.  Dans ce cas, l’entreprise achète un produit fini, directement utilisable, comme le sont les produits pétroliers raffinés, essence ou gazole.  Google, Salesforce et des dizaines d’autres acteurs sont présents sur ce marché.

Cloud, PaaS, SaaS - PaaS, Platform as a Service.  Depuis peu, les entreprises peuvent acheter des produits “semi-finis”, des plateformes de développement construites “on the Cloud”, avec lesquelles elles vont elles même construire des produits finis spécialisés, qu’elles ne trouvent pas sur le marché.
L’industrie chimique en est un bon exemple ; elle achète aux pétroliers des produits raffinés de base et les transforme en produits à forte valeur ajoutée.
Cloud Computing ? PaaS ? SaaS ? Très rapidement, les entreprises de toute taille, de tout secteur pourront se fournir en énergie informatique plus ou moins “élaborée”, en fonction de leurs besoins spécifiques.

Se pose alors, rapidement, la question d’une possible dépendance des entreprises vis-à-vis de leurs fournisseurs.


DEI : Dépendance Énergie Informatique

Dépendance Dans nos économies modernes et complexes, toutes les entreprises sont déjà en état de forte “dépendance” potentielle pour de nombreuses infrastructures telles que  :
- L’énergie électrique.
- Les réseaux de transport informatique.
- Les réseaux de transport physiques.
- L’approvisionnement en pétrole.

En basculant progressivement vers le trio des solutions Cloud Computing, PaaS et SaaS, les entreprises vont se créer une nouvelle dépendance que je propose d’appeler :

DEI : Dépendance Énergie Informatique

Il est important, face à cette nouvelle dépendance qui se prépare, d’en comprendre les principales caractéristiques :

- Tous les grands acteurs sont aujourd’hui, sans exception, des entreprises américaines importantes

- L’Europe, l’Asie et bien sûr la France n’ont pas, aujourd’hui, d’acteurs industriels importants qui ont réalisé les très lourds investissements qui leur permettraient d’être compétitifs sur ces marchés du Cloud Computing, PaaS et SaaS.

- La DEI n’est pas à prendre à la légère ; en cas de coupure des services, les entreprises ne pourront plus travailler !

- Est-il possible de se protéger efficacement de possibles incidents ?
Pas de train À la différence du pétrole, il est difficile de faire des réserves d’énergie informatique.

À la différence de l’énergie électrique, il est difficile de créer des générateurs auxiliaires. 

À la différence du transport, où l’on peut parfois substituer le rail à la route, il est difficile de trouver des services de remplacement.


Charibde ou Scylla ?

Candle J’entends déjà les voix qui vont s’élever en prêchant, doctement, pour “l’indépendance énergie informatique”.
Pour cela, je préfère m’éclairer à la bougie, garder mes petits serveurs maisons et ne pas me brancher sur le grand réseau industriel d’énergie informatique.

Je m’attends même à entendre des personnes dire :
“Vous vous rendez compte ! Même Louis Naugès, l’un des plus grands défenseurs des solutions Web 2.0, SaaS... tire le signal d’alarme !”

Avant toute décision stratégique, l’honnêteté intellectuelle m’impose d’expliquer aux responsables quels sont les éléments à prendre en compte, positifs et négatifs.

Charybde et scylla Dirigeants et DSI sont devant deux stratégies possibles, deux familles de risques :

- Refuser le mouvement vers le Cloud Computing, PaaS et SaaS, pour ne pas affronter une possible DEI.  Ils s’exposent alors à un risque certain de perte de compétitivité, de surcoûts informatiques et de rater le train de la modernité des infrastructures informatiques et des solutions SaaS.

- Choisir immédiatement une stratégie “Cloud computing” en assumant le risque potentiel de DEI.
Reste une question à laquelle il est difficile de répondre :
Quel est le risque réel de DEI pour une entreprise française ou européenne ?


Dépendance Énergie Informatique, quel risque réel ?

Éliminons une première hypothèse : je ne crois absolument pas que les grands acteurs industriels déjà cités, Amazon, Google ou Yahoo présentent le moindre risque. Je ne mets pas en doute leur volonté, leur stratégie de fournir les meilleurs services possible, au meilleur prix, à tous leurs clients du monde entier.
La carte des centres de calcul de Google que j’ai présentée dans un texte précédent en est une bonne illustration ; Google localise ses serveurs au plus près de ses clients pour éviter la latence dans les réseaux et optimiser les temps de réponse.

il faut donc faire un peu de “politique-fiction ” et essayer d’imaginer les conditions mondiales qui pourraient faire courir à nos entreprises un réel risque de DEI :

Iran - Une troisième guerre mondiale ? Je n’ai aucune compétence pour en évaluer la probabilité.  Dans ce cas, il y aura probablement d’autres priorités !

- Des attaques terroristes : les solutions “Cloud Computing” sont le meilleur rempart possible contre ce risque.

- Des attaques ciblées, lancées par le gouvernement américain qui obligerait les acteurs du “Cloud Computing” à couper le robinet de l’énergie informatique vers tel ou tel pays ; encore faudrait-il qu’il en ait les moyens légaux.
C’est la démarche suivie actuellement par la Russie avec ses menaces périodiques de coupure des approvisionnements en gaz vers certains de ces voisins.
Dans le cas du Cloud Computing, c’est beaucoup plus difficile vu la nature très maillée du réseau et la distribution mondiale des data centers.

Ceci ne veut pas dire que tout doit être fait pour réduire au maximum les véritables risques de DEI.
L’Europe a les moyens, économiques, humains, scientifiques et techniques de créer des plateformes de Cloud Computing, PaaS et SaaS de qualité mondiale.
Je ne suis par contre pas très optimiste sur sa capacité à mobiliser ces énergies, quand on voit les difficultés du projet Galileo ou de l’échec de la simple collaboration franco-allemande dans le domaine des moteurs de recherches, Quaero pour ne pas le nommer.

Harakiri Personnellement, ma recommandation, mon choix est clair :

Il serait suicidaire de ne pas aller au plus vite vers des solutions Cloud Computing, PaaS et SaaS. Simplement il faut le faire en sachant qu’il y a un risque latent de DEI, à minimiser et... assumer !

Web 2.0, “On the cloud” : mais où ?


Cloud Infrastructures Services Pour savoir parler Web 2.0, il est de bon ton de déclarer que les nouvelles applications SaaS, Software as a Service, “multi-tenant”, sont hébergées “On the cloud”.

Traduisons en langage “normal” :
- Quelques fournisseurs, très puissants et peu nombreux, construisent des centres informatiques gigantesques, répartis dans le monde entier. Cet ensemble constitue le “Nuage” d’infrastructures.

- Ces “usines informatiques” servent de support aux services Web 2.0, anciennement appelés applications, partagés par des millions de personnes.
Amazon Towers
- Une seule instance de ces services est utilisée par tous les clients, d’où est née l’expression “multi-tenant”, que l’on peut illustrer par un immeuble partagé par plusieurs locataires. 

A l’inverse, les applications traditionnelles “hosted” ou hébergées ressemblent à des maisons individuelles, chaque client disposant de sa propre version de l’application.

Restait une question sans réponse claire : où se trouvent les centres de traitement qui composent le “Cloud” ?
Des informations qui viennent d’être publiées sur le plus grand acteur du “Cloud”, Google, permettent, enfin, de lever un coin du voile.


Les centres de calcul de Google, démasqués

Il a quelques semaines, on a posé la question à Eric Schmidt, Président de Google :
” Combien avez-vous de centres de calcul et où sont-ils situés ?
Sa réponse a été immédiate : “je ne sais pas !”
Le nombre de centres de calculs, de serveurs, leur localisation étaient des informations que Google refusait de communiquer.

Data CenterKnowledge logo Grâce au blog DataCenter Knowledge, qui fait un excellent travail de veille sur le sujet, une partie du mystère vient d’être levé.

Cette carte mondiale a été construite, évidemment sur Google Maps, par Pingdom, une entreprise qui mesure la performance des data centers.
Data Centers Google Monde

Pour ceux d’entre vous qui “s’obstinent” à garder des centres de calculs privés, je vous conseille de vous abonner aux services de Pingdom ; ils vous permettront de suivre en permanence vos performances, vues par vos clients.

Je trouve, personnellement, ces résultats fascinants !
Je ne pense pas être le seul à découvrir l’étendue de ce réseau de centres de calcul de Google, dont je n’imaginais pas à quel point il était mondial.
Quelques résultats intéressants :

Data Centers Google USA - Contrairement aux idées reçues, un très grand nombre de sites sont installés en dehors des États-Unis. Attention, rien ne dit que chaque point de la carte correspond à des centres de même puissance.

- Les centres de calcul répartis sur le territoire américain représentent vraisemblablement l’essentiel de la puissance globale du “Cloud Google”.

Data Centers Google Europe - L’Europe est beaucoup plus présente que je ne le pensais ! Combien de fois ai-je entendu la remarque faite par des DSI, surtout du secteur public ou universitaire : “Jamais je n’hébergerai mes données aux Etats-unis !”

Sachant que les données sont répliquées sur plusieurs centres de calcul, ces cartes montrent bien l’inanité de ces remarques ; le “Cloud” est mondial et faire référence à une zone géographique n’a plus de sens.

- La répartition des centres de calcul est très proche des zones où sont concentrées la majorité des internautes. Ceci permet de réduire au minimum la latence et explique l’excellence des temps de réponse, quel que soit le lieu où l’on se connecte.


Puissance, puissance !

New Google Data Center En 2007, Google a investi 2,4 milliards de dollars pour construire quatre nouveaux méga-centers.  L’unité d’œuvre d’un centre de calcul est aujourd’hui de 600 $M.  Sachant que Google investit chaque année entre 13 et 14 % de son CA dans de nouveaux centres, il est facile d’imaginer que 2008 verra naître 6 nouveaux centres de calcul pour un investissement de 3,6 milliards de dollars.
Cette photo aérienne montre le chantier de l’un de ces nouveaux “mini-centres”.

Je vous conseille aussi de visualiser le diaporama qui présente l’un des nouveaux sites en construction à Eemshaven, aux Pays-Bas ; il contient une cinquantaine d’excellentes photos.
Ceux qui pourraient encore douter de la dimension et de l’importance de ces investissements ne peuvent pas ne pas être impressionnés par la taille de ce chantier.

Pour en savoir plus, vous pouvez aussi consulter une excellente FAQ sur les Data Centers de Google (en anglais).


Et les autres ?


Microsoft, Amazon, eBay, Salesforce et quelques autres ont des stratégies similaires.  40 Foot Container Data Center Microsoft a brutalement accéléré ses investissements, il y a 2 ou 3 ans, et doit être, à mon avis, aujourd’hui le deuxième grand locataire du “Cloud”.

Microsoft a choisi la solution des containers de 40 pieds pour ces nouveaux centres de calculs ; d’après leurs analyses, ce sont des solutions plus performantes en termes énergétiques.
Ce qui ne manque pas de sel, c’est que l’entreprise qui a déposé récemment des brevets sur les centres de calculs à base de containers est... Google !

Une dernière remarque :
Je ne dispose d’aucune information privilégiée venant de Google ; toutes ces informations sont disponibles sur le Web. Si, comme moi, ce sujet vous passionne, je vous encourage à suivre les nombreux liens que j’ai référencés.

Bon voyage “On the Google Cloud” !

“On the cloud” ? “On the Laptop” ? Quelle sécurité pour les données ?


 L’un des reproches souvent fait aux solutions Web 2.0 était que les données sont hébergées “On the Cloud”, sur Internet et que leur sécurité n’était pas garantie.

Fireproof Data safe  Les mêmes personnes qui me faisaient ce reproche se promènent dans le monde entier avec un PC portable, Laptop en Anglais, dont le disque dur regorge de données stockées dans des produits “legacy” tels que :
- Outlook avec les courriels, les agendas et les listes de contact.
- Des documents Bureautique 1.0, Word, Excel ou Powerpoint.
- Des fichiers de données sous différents formats.

Quelle est, en terme de sécurité et de confidentialité, la solution la plus sure ? La réponse n’est pas aussi “évidente” qu’il le paraît !


Données sur le PC portable, “On the Laptop”

Laptop with chains Environ 50 % du parc des PC professionnels est aujourd’hui constitué de portables, auxquels il faut ajouter les PDA, smartphones et autres Blackberry dont les capacités de stockage sont tous les jours plus impressionnantes.
Chez l’un de nos clients, nous avons trouvé des “Outlook ” avec ... 11Go de données !

Toutes les semaines, la presse fait état d’un cas de vol d’un PC portable, contenant des données “sensibles”, non protégées.
Il suffit de chercher “stolen laptop” sur Google pour trouver des centaines de cas ; j’en ai choisi quelques-uns, parmi les plus emblématiques :

- 2500 noms de personnes, avec leur âge et leur état de santé, qui participaient à un test médical.

Laptop chief  - En Angleterre, une amende d’un million de livres a été infligée à NationWide Building Society pour la disparition d’un portable volé en 2007 avec... 11 millions de noms.

- Chez Boeing, un portable volé dans une voiture contenait les noms et numéros de Sécurité Sociale de plus de 300 000 employés de la société, actuels et à la retraite.
 
- À la fin d’un séminaire que j’avais animé pour un très grand groupe financier français (non, ce n’était pas la Société Générale !), je suis parti le dernier de la salle de conférences, après avoir rangé mon portable.
J’ai trouvé sur le pupitre le... PDA de l’un des dirigeants de ce groupe, sans mot de passe, sans cryptage ; ceci m’a permis de savoir rapidement à qui il appartenait et de le lui rendre, mais que ce serait-il passé s’il était tombé dans d’autres mains ?

-Une enquête récente aux USA a montré que, sur 24 agences gouvernementales étudiées, 19 avaient subi des vols de données.

- Une enquête réalisée en juillet 2007 par IDC auprès de PME européennes annonce que ... 92 % des entreprises ont été victimes d’un vol de portable !

Il est évident que ce genre d’incidents n’arrive jamais en France, jamais dans votre entreprise !

Oui, je sais, il existe d’excellentes méthodes pour protéger les données sur un PC portable :
Laptop security cable - Mot de passe.
- Accès contrôlé par empreinte digitale.
- Encryptage des données.
- Câble de sécurité pour l’attacher à un meuble.
- Et bien d’autres ...

J’ai une seule question à vous poser : quel est le pourcentage des collaborateurs de votre entreprise, équipés d’un PC portable, qui disposent de ces fonctionnalités et qui.. les utilisent ?

La conclusion est claire : l’un des risques majeurs, en terme de perte et de vol de données confidentielles vient des objets mobiles dont sont équipés aujourd’hui la très grande majorité des “nomades” d’entreprise.

Mais il y a encore plus grave ; que peut-il se passer si un de vos cadres part en voyage avec son PC portable aux Etats-Unis ?

Fouille approfondie des PC à la frontière...

Aux États-Unis, et probablement dans beaucoup d’autres pays, les douaniers peuvent s’intéresser au contenu de votre PC portable.

Us Customs badge Un article récent de PCworld donne la liste des cinq règles de base à connaître quand vous arrivez à un poste frontière aux USA :

1. Il n’a besoin d’aucune raison particulière pour “s’intéresser” à votre PC portable.

2. Tout peut être fouillé : disques durs, appareils numériques, clefs USB, aussi bien pour des données personnelles que financières ou professionnelles.

3. Il peut garder le PC aussi longtemps que nécessaire et ne pas vous le rendre sur place.

4. Ne mettez pas sur votre PC des données que vous ne souhaitez pas “partager”.

5. Soyez coopératif ! Ceux qui, comme moi, ont déjà rencontré des agents des douanes américaines savent que l’humour n’est pas leur qualité première.  Si vos données sont cryptées, et qu’il vous demande la clef de codage, mieux vaut la donner. Dans le cas contraire, votre PC sera envoyé à des services spécialisés qui n’auront aucune difficulté à la retrouver et vous aurez perdu plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Blog on custom security  Un long blog publié sur News.com, en Anglais, donne d’excellents conseils aux personnes qui souhaitent passer la frontière avec le minimum de risques.

À ne pas lire si vous êtes un “hypocondriaque”  de la sécurité ; vous ne pourrez plus jamais voyager tranquillement !

Alors, toujours aussi persuadé que les données sur votre PC portable sont en sécurité ?


Une expérience personnelle récente : vol de portable

Cloud Infrastructures Services Cela fait maintenant deux ans que, comme tous les collaborateurs de Revevol, je travaille “On the Cloud”, où résident l’essentiel de mes services Web et de mes données.

Il y a moins d’un mois, à la fin d’un voyage d’une semaine en Espagne, je me suis fait dérober un sac de voyage où il y avait mon Macbook flambant neuf, un appareil de photo numérique et mille autres objets personnels.
Voleur PC Ceci c’est passé dans un café où j’avais une réunion avec le DSI d’une grande entreprise. Ni lui, ni moi, n’avons vu la personne qui a subtilisé le sac qui était à mes pieds ; bravo l’artiste !

J’ai tiré de ce vol trois leçons :
- Je n’ai perdu que la valeur matérielle des objets dérobés ; c’est désagréable, mais facilement réparable.

- Je n’ai pas perdu une seule donnée importante ; tous mes documents sont stockés sur Google Apps et le fichier commercial sur Salesforce.com.  Les seuls fichiers locaux que j’avais étaient des présentations en “Keynote”, le logiciel de présentation d’Apple et ces documents, non stratégiques, étaient aussi sur un disque dur de sécurité au bureau.

Thieves - J’ai “bêtement ” fait une déclaration de vol au commissariat en racontant la vérité.  Au retour, j’ai appelé Visa qui “couvrait” cet achat que j’avais fait avec une carte Premier. 
Après m’avoir écouté pendant quelques minutes et posé des questions, en me disant entre autres que la couverture était limitée à 800 euros, la personne au bout du fil m’a annoncé que... je n’étais pas couvert, car le vol n’avait pas eu lieu “avec violence” ! L’honnêteté paye...
La prochaine fois que cela vous arrive, n’oubliez pas de mentionner qu’on vous a “arraché” le sac des mains et que vous êtes tombé au sol ! Une petite égratignure suffira !

Alors, revenons à la question initiale :
Quelle est la solution la plus sécurisée, la plus fiable ?
- Vos données “on the cloud”.
- Vos données “on the laptop”.

DSI et RSSI vont rapidement, j’en suis convaincu, comprendre que le paradoxe n’est qu’apparent.
Comme moi, demain, ils dormiront beaucoup plus tranquilles quand ils auront établi les nouvelles règles de la sécurité pour les utilisateurs nomades :

- Aucune donnée sur le poste de travail.
- Toute donnée doit être stocké “On the Cloud”.


Êtes-vous prêt à édicter une telle recommandation dans votre entreprise ?

Ne m’appelez plus téléphone !

Idate_march_telecoms_2007_4   L’Idate vient de publier une remarquable étude sur le marché mondial des mobiles. Fin 2007, 3,2 milliards de téléphones mobiles étaient utilisés dans le monde. En 2007, 1,2 milliard de téléphones mobiles ont été commercialisés.

Idate_nb_mobiles_2011 Ces chiffres montrent que c’est aujourd’hui l’objet numérique le plus répandu sur notre planète.

Cette position dominante des objets mobiles va s’accroître au cours des 10 prochaines années.
Le marché des services mobiles représente déjà 678 milliards de dollars en 2007 (Idate).

Même si l’essentiel de ce marché correspond au grand public, les responsables informatiques et télécoms des entreprises doivent, de plus en plus, le prendre en compte dans leur stratégie.

Pour y voir plus clair, je vous propose de répondre à trois questions :
- Quels usages mobiles ?
- Quels objets mobiles ?
- Quels réseaux d’accès ?

Une fois de plus, les usages professionnels sont à la remorque des usages grand public ; une fois de plus, il serait stupide de croire que les usages innovants en mobilité vont rester cantonnés dans le grand public.
Ils ont commencé à pénétrer dans nos entreprises : autant accompagner, intelligemment, ce mouvement inéluctable.


Quels usages mobiles ?

Que fait-on avec son “téléphone” ? Il suffit de regarder autour de soi, dans le métro, dans la rue, en réunion, pour s’apercevoir que l’on téléphone... de moins en moins !
Je vous propose une typologie “physiologique” des usages, autour de deux de nos sens : l’ouïe et la vue.

- L’oreille
Ear_3 Téléphoner, c’était, initialement, le seul usage de nos téléphones mobiles ; dans beaucoup de marchés émergents, pour beaucoup de personnes, en particulier les “analogistes”, cela reste et restera le seul usage.

Nokia_music_2 Les “digital natifs” ont rapidement compris que l’on pouvait aussi utiliser cet objet mobile pour télécharger des sonneries, écouter la radio ou de la musique, en complément ou en substitut des lecteurs MP3 non communicants.

- L’oeil
Eye_2 Très vite, les utilisateurs de téléphones mobiles ont découvert des usages visuels de leur outil. La liste qui suit n’est pas exhaustive, mais montre que la variété des usages possibles est très grande :

- SMS : découvert rapidement par les jeunes comme une alternative économique à la voix.
- Jouer : économique, car la majorité des jeux n’utilisent pas le réseau.
- Regarder des photos.
Iphone_maps - Regarder des films, des vidéos.
- Prendre, transmettre des photos.
- Enregistrer, transmettre des vidéos.
- Se diriger, par positionnement GSM ou par GPS.
- Échanger des courriels.
- Messagerie instantanée (Chat).
- Accéder à Internet ou à son Intranet

Toute entreprise devra, si le besoin existe, être capable de proposer tout ou partie de ces usages à ses collaborateurs.
Avec quels outils ?


Quels objets mobiles ?

Varit_postes_mobiles Ça se complique ! Nos DSI, habitués à proposer UN seul modèle de PC, avec un "master" logiciel imposé à tous les utilisateurs, auront du mal à suivre la même stratégie avec les objets mobiles ! Certains ont essayé, sans succès.

Quelles sont les approches possibles, réalistes, raisonnables ?

Giant_swiss_knife Commençons par la démarche informatique bien traditionnelle, basée sur une analyse des besoins, un cahier des charges, un Schéma Directeur et un appel d’offre précédé d’un RFP (Request For Proposal).

Quel en sera le résultat ? J’ai trouvé la réponse chez Wenger, l’un des plus grands fabricants de “couteaux suisses”,  ; il propose un modèle “Giant 2007”, avec... 87 outils et ... 141 fonctions.
Je suis sûr que Wenger saura innover et proposer un “Giant 2008” qui dépassera les 150 fonctions !

La vraie question sera, très vite :”Combien d’objets mobiles par personne ?”
La première réponse, logique, est : un seul.  Est-ce la meilleure ? Je n’en suis pas certain.
Que se passerait-il si l’on cherchait des réponses plus pragmatiques en acceptant le principe de plusieurs objets mobiles, chaque fois que c’est nécessaire ?

Simple_phone Peut-on imaginer le retour en force du téléphone de base, pour la voix, et uniquement pour la voix ?  Économique, simple d’emploi, avec une batterie durant une semaine, il répond, très bien, à cette seule fonction.

Libéré des contraintes de la voix, il devient plus facile de choisir, séparément, un objet mobile répondant aux attentes “oeil” des utilisateurs.
Même dans ce cas, je ne suis pas certain que l’unicité soit toujours la meilleure réponse. 

Je prendrai simplement l’exemple de la fonction photographie.
Un agent d’assurances, chargé de prendre des photos après un incendie, aura peut-être besoin d’un zoom 10x et d’un capteur 8 Mpixels.
Est-ce qu’un appareil photo numérique spécialisé, disposant d’un accès Bluetooth ou Wi-Fi pour transmettre les photos, n’est pas la bonne réponse ?


OMNI : Objet Mobile Non Identifié

Ufo_2 L’avenir appartient aux ... OMNI, Objet Mobile Non Identifié !

Ces objets, de formes, de fonctionnalités, de poids, de taille et de prix très variés, vont envahir notre planète !

Je fais confiance à la créativité de nos fournisseurs favoris pour continuer à innover, à nous proposer des OMNI qui combinent, intelligemment, les fonctions “oreille” et “oeil” dont nous avons besoin pour que chacun puisse ne voyager qu’avec un nombre raisonnable d’OMNI.

Tata_nano_2 Du téléphone mobile de base au PC mobile à écran 17 pouces équipé de Skype en passant par l’eeePC d’Asus, la palette des choix possibles va exploser.
En revenant sur mon analogie favorite avec l’industrie automobile, nous pourrons choisir entre la Tata Nano et la Bugatti Veyron.

Reste une question : quels réseaux pour ces OMNI ?


Quels réseaux mobiles ?

Une fois encore, la séparation “oreille” et “oeil” facilite la compréhension de la situation et des challenges qui attendent les fournisseurs de réseaux mobiles.

- Oreille : problème réglé !
La bande passante nécessaire pour transporter la voix numérique, inférieure à 64 Kbit/s, est disponible sur... tous les réseaux et personne n’aura besoin de plus !
Depuis la deuxième génération, GSM, on sait, parfaitement, transmettre la voix.  Seul l’accroissement du nombre d’utilisateurs demande d’augmenter le nombre et la densité des émetteurs radios.

Pour les entreprises, les évolutions du marché sont très ...positives !
Skype_mobile - VoIP en croissance, permettant d’aller vers un coût très réduit des échanges. des “Skype” mobiles, déjà disponibles, vont se généraliser.

- Évolution rapide vers des tarifs forfaités, autour de 20 à 30 euros par mois, pour des usages illimités.

- QoS (Qualité of Service) de plus en plus raisonnable, qui s’améliore vite. 
Les professionnels de la téléphonie se plaignent beaucoup de la mauvaise QoS des réseaux mobiles ; ils ont “techniquement” raison, mais pas en termes “d’usages”.  3,2 milliards de personnes ont décidé que l’équilibre QoS - service rendu des réseaux mobiles actuels était suffisant.

- Oeil : des réponses satisfaisantes arrivent !
Pour bien répondre aux attentes des utilisateurs de fonctions “oeil”, il faut prendre en compte quatre demandes complémentaires :

Roaming - Quelle est bande passante nécessaire pour proposer, sur des réseaux, mobiles, des services visuels de qualité ? 200 Kbit/s, 1 Mbit/s, 10 Mbit/s, 100 Mbit/s ou plus ?

- Couverture géographique : Où sont disponibles ces services ?
- Roaming : est-il possible d’avoir un service continu en se déplaçant ?
- Coût : Un tarif sans surprises, forfaité et raisonnable, est une demande universelle.

Pour répondre à ces demandes, deux familles de fournisseurs vont s’affronter, dans un combat dont l’issue n’est pas évidente.
J’avais déjà abordé ce thème il y a 18 mois, mais il est de plus en plus d’actualité.


Télécoms vs Informatique : un combat à mort

Pelea_gallos_2_2 Les solutions actuelles des opérateurs mobiles, 3G et Edge, permettent de répondre, raisonnablement, à une partie des usages "oeil" tels que SMS ou courriel. Tous les utilisateurs sont preneurs de plus de bande passante, mais sont satisfaits de la couverture géographique et des possibilités de roaming.

Les opérateurs font des progrès rapides ; le déploiement de la 3G+, HSDPA et HSUPA a commencé en France ; fin 2009, une grosse partie du territoire sera couverte par des réseaux proposant de 7 à 10 Mbit/s en HSDPA.
À partir de 2010, les solutions LTE (Long Term Evolution), devraient permettre d’atteindre ou dépasser des vitesses de 100 Mbit/s.

À l’inverse, les solutions actuelles, d’origine informatique, Wi-Fi et WiMax proposent déjà des vitesses de 100 Mbit/s (Wi-Fin) mais sont déficientes en terme de roaming et de couverture nationale.
Les déploiements WiMax en France ont pris du retard mais on peut espérer que, fin 2009, toutes les régions françaises seront desservies par 2 ou 2 3 opérateurs WiMax.

Connected_everywhere Pour les entreprises, ce sont ... d’excellentes nouvelles !
En 2010, HSDPA, LTE, Wi-Fi ou WiMax permettront des usages mobiles “oeil” à des vitesses proches de 100 Mbit/s, sur tout le territoire.

- Quels seront nos OMNI en 2010 ?
- Sur quels réseaux s’appuyront-ils ?
- Pour quels usages ?

Les réponses précises à ces questions n’existent pas, mais... cela n’a aucune importance !

Je peux, par contre faire une annonce très positive :

Quels que soient les usages “oeii” ou “oreille” de mes collaborateurs en mobilité, il sera possible de leur fournir des outils adaptés, à des coûts raisonnables.

DSI : et si vous achetiez des outils grand public ?


Most_expensive_phone Depuis toujours, les fournisseurs de solutions informatiques proposent aux DSi des outils étiquetés “professionnels”, supposés être mieux adaptés aux attentes des entreprises.

Postes de travail, accès réseaux, logiciels munis de cette étiquette sont, bien sûr, beaucoup plus chers que leurs équivalents grand public. Ils sont aussi censés offrir une meilleure fiabilité, qualité, garantie de service....

Et si ces avantages n’existaient plus ? Et si, au contraire, les outils grands publics étaient devenus à la fois moins chers et de meilleure qualité ?

Cette question, tout DSI responsable doit se la poser, sans “a priori ” ; les réponses risquent de bousculer beaucoup d’idées reçues, comme je vais essayer de le montrer.


L’innovation informatique a déserté le monde de l’entreprise

L’une des caractéristiques majeures du Web 2.0 est que l’immense majorité les innovations, et elles sont nombreuses, viennent du grand public.
Crackberry_2 Quelles sont, depuis 5 ans, les innovations qui sont nées dans l’entreprise, pour l’entreprise ? J’ai beaucoup de mal à en trouver ! Le crackberry, alias Blackberry, est l’une de ces exceptions, après avoir convaincu les dirigeants que c’était le signe extérieur moderne du pouvoir.

Webmail, réseaux sociaux, pages d’accueil personnalisées... tous les services innovants récents sont proposés au grand public en priorité.

Ce mouvement est irréversible et va même s’accélérer.
Comment en profiter pour proposer, dans une entreprise, des outils innovants, fiables et économiques dont nous disposons tous dans notre vie quotidienne ?

C’est une véritable question stratégique, à laquelle il y a deux réponses possibles :
Attendant_godot - Attendre que ces outils et services innovants arrivent avec des versions “entreprises”, et... attendre longtemps !

- Adapter son SI pour pouvoir y utiliser, immédiatement, ces outils et services grand public disponibles.

Je vous propose trois exemples chiffrés pour illustrer ces nouvelles possibilités d’utilisation d’outils grand public :
- Postes de travail.
- Accès haut débit.
- Services Web 2.0.


Postes de travail

Quelles sont les véritables différences entre les PC fournis par les grands du marché, Dell, HP, Acer et les autres constructeurs ?
Quelles sont les véritables différences entre les gammes grand public et les solutions professionnelles, chez un même constructeur ?
Poser ces questions, c’est déjà y répondre !

Acer_portable_399_euros J’ai reçu, il y a quelques jours, cette offre de Surcouf, me proposant un PC portable ACER, écran 15,4 pouces, à 400 euros TTC (334 euros HT).

Supposons que je doive équiper 400 personnes de PC portables dans les mois qui viennent.

Que se passerait-il si j’appelai ACER pour lui en commander 440 ?
- 440 x 334€, en faisant l’hypothèse que je ne discute pas le prix = 147 K€.
- Contrat de garantie standard : coût zéro.
- J’en garde 40 en stock pour des remplacements de machines en panne, volées ou pour des prêts. Je fais ainsi l’économie d’un contrat de maintenance supplémentaire.
- Durée de vie estimée : 3 ans. S’ils durent plus longtemps, ce qui est probable, ce sera un bonus sympathique ; je peux aussi décider de les revendre aux collaborateurs pour 1 € symbolique.

- Coùt / mois / PC : 10 €

- Vous pouvez faire mieux ?

Eee900conf Savez-vous quelle est la nouvelle grande “trouille” des fournisseurs de PC professionnels, après les nombreuses annonces faites au Cebit 2008 ? Que les entreprises achètent les nouveaux PC “low cost” tels que eeePC ou le Cloudbook.


Accès réseaux haut débit

Mimo_wifi Revevol, l’entreprise  que je préside, est une entreprise 100% Web 2.0 ; tous les services que nous utilisons sont “On the cloud” ; l’arrêt des accès internet signifie l’arrêt total de toutes nos activités.

Pour répondre à un besoin évident de fiabilité et de redondance, nous avons installé... 3 accès haut débit au bureau, de trois opérateurs différents, dont un par fibre optique, tous avec routeur Wi-Fi.
Coût total : 90 euros, pour une capacité nominale de 140 Mbit/s.
Même en faisant l’hypothèse que le débit utile n’est que de 45 Mbit/s, cela correspond à un ....

Coût : 2 euros / Mbit/s / mois

Qui fait mieux, en environnement dit professionnel ?


Les services Web 2.0, d’origine grand public

Petit à petit, les grands acteurs du Web 2.0 proposent leurs services, testés auprès de dizaines de millions de clients grand public, aux entreprises.

- Bureautique 2.0 : Google Apps : 3 €  / mois / personne, tout compris, avec 25 Go de stockage.

- Lecteurs de flux RSS : Netvibes propose son produit en marque blanche, sous la forme d’”univers” tels que ceux déjà proposés par Le Figaro ou les Échos. Sans trahir de grands secrets commerciaux, je peux vous dire que l’utilisation de Netvibes pour construire un VPI, “virtual private Intranet” pour un millier de collaborateurs représente un “investissement massif” inférieur à 20 euros par personne.

- Réseaux sociaux : Facebook est utilisé par l’entreprise Serena, de 800 personnes, comme base de son Intranet ; ceci n’a probablement pas créé un trou immense dans leur budget informatique !

Cadenas_wwww Oui je sais, ces services sont “On the Cloud” et posent de “graves problèmes de conscience” à mes amis RSSI, responsables de la sécurité des Systèmes d’Information !

La réponse innovante et intelligente à ce challenge : sécuriser l’utilisation de ces outils grand public.
La bonne nouvelle : des solutions existent déjà :
- SXIP, pour créer un SSO perfomant Web.
- WorkLight, pour permettre une utilisation “Intranet” de Facebook.
- Et bien d’autres... Il suffit d’avoir “envie” de les trouver !


Industrialiser la gestion et la maintenance de produits grand public, à fiabilité “raisonnable”

Revenons à la question posée au début de ce texte :

Adapter son SI aux outils grand public, ou vice-versa ?

La première option est-elle raisonnable ? Comment procéder ?

Un premier exemple est celui des centres de calculs de Google, avec 500 000 + serveurs très économiques, construits avec des processeurs et des disques “ordinaires”.  La maintenance de ces centres de calcul est réalisée une fois par semaine, en remplaçant les quelques dizaines de serveurs qui ont pu tomber en carafe pendant la semaine.
Google a pour cela développé un ensemble logiciel de répartition de charge et de fiabilisation de ces serveurs ordinaires ; c’est, pour Google, un outil très puissant, stratégique, élément clef de sa compétitivité et qu’ils protègent comme l’un de leurs secrets les plus essentiels.

Darpa_irak Un deuxième exemple récent vient de... l’armée américaine en Irak.
Les personnes contre qui elle lutte utilisent très bien les outils du Web 2.0, et en particulier tous les services de localisation géographique pour attaquer l’armée US.

Les soldats ont, d’eux mêmes, commencé à créer des ripostes “User Generated Content” en s’appuyant sur les mêmes outils grand public.  Devant le succès de cette démarche, l’état major Américain a “entériné” ce processus.
Ces outils sont plus agiles, plus performants que les gigantesques investissements réalisés pour développer des applications “militarisées” !


Un exemple emblématique : iphone vs Blackberry

Ours_iphone_vs_blackberry Ce double mouvement, de ou vers l’entreprise, de ou vers le grand public est remarquablement illustré par un combat qui commence entre l’iPhone et le Blackberry.

Ce dernier avait monopolisé le marché des cadres avec son service de “pushmail” et souhaite maintenant pénétrer dans le grand public.

Depuis quelques mois, Apple a révolutionné le marché de l’internet mobile avec l’iPhone, cantonné au début dans des usages grand public.
Ceci n’avait pas empêché beaucoup de dirigeants d’acheter un iPhone, même si leur DSI favori faisait grise mine.
Depuis quelques jours, Apple a mis à disposition un logiciel de synchronisation avec Outlook et un kit de développement (SDK) pour permettre de construire d’autres applications à vocation professionnelle.

Apple_25_years_too_late Il existe des personnes qui pensent qu’Apple, ayant raté le marché professionnel il y a 25 ans avec le Macintosh, ne peut pas réussir aujourd’hui.
C’est oublier, un peu vite, que nous ne sommes plus en 1985, mais en 2008 !

Rendez-vous à Noël 2008 ; sur la table des restaurants fréquentés par nos dirigeants, que verra-t-on ?
Des blackberrys ?
Des iPhones ?

Les paris sont ouverts !

Petit à petit, l’oiseau construit son nid.... Google Sites

Nest_2 Le 28 février 2008, Google a annoncé Google Sites, un nouveau composant dans sa famille de services Google Apps.

Petit à petit, Google construit son... nid Web 2.0 et complète son offre de services en mode SaaS, Software as a Service.


Rappel : Origine Jotspot, racheté en octobre 2006

Jotspot_application_wiki_hp_2 J’étais déjà un utilisateur de Jotspot avant son rachat par Google en octobre 2006 ; le moins que l’on peut dire est qu’il est difficile de retrouver la moindre ressemblance entre ces deux produits.

Heureusement, Google a promis de proposer, dans les jours qui viennent, des outils de migration depuis Jotspot vers Google Sites.
Comme souvent dans le rachat de Start-up par des grands du Web, ce sont plus les compétences que les produits qui intéressent les acheteurs.  La transformation de Jotspot en Google Sites en est une parfaite illustration.


Google Sites : quelles fonctionnalités ?

Glotzbach Wiki or not Wiki ? That is the question ! Beaucoup de commentateurs ont remarqué que l’équipe de Google, dirigée par Matt Glotzbach, qui a présenté le nouveau service, n’a jamais prononcé le mot Wiki.

Logo_google_sites Un Wiki ? un “point de partage” comme le nomme un grand acteur de la Bureautique 1.0 ?

Peu importe le nom ; Google Sites a tous les attributs d’un Wiki, et d’un bon Wiki.

Ses fonctions de base :
- Organisation et partage d’information.
- Informations de natures très variées : documents, tableurs, présentations, vidéos, images...
- Gestion efficace du partage : il existe quatre profils principaux :
    - administrateur : a tous les droits sur l’espace créé, y compris de le fermer.
    - contributeur : permets de modifier toutes les pages de l’espace collaboratif.
    - lecteurs invités : liste sélective de personnes qui peuvent y accéder, après avoir été invité.
    - tout internaute : si l’espace collaboratif est publié sur le Web, tout le monde peut y accéder, comme un site Web classique.

Google_sites_matrice_2 Les esprits chagrins vont se faire un plaisir de signaler que les fonctionnalités offertes sont limitées ; c’est vrai et... tant mieux !

Google a privilégié la facilité d’apprentissage et d’usage, et c’est ce que demande aujourd’hui la grande majorité des collaborateurs des entreprises avec qui nous travaillons tous les jours.

C’est une parfaite illustration de l’innovation de rupture “à la Christensen” ; cette première version de Google Sites permet, immédiatement, à toute personne capable d’utiliser un navigateur moderne comme Firefox de participer activement à la construction d’un espace collaboratif.

Il sera toujours temps, progressivement, d’ajouter les quelques fonctions supplémentaires qui auront été demandées par la majorité des utilisateurs.


Même prix, plus de services !

L’annonce de Google Sites s’inscrit dans la lignée des annonces d’amélioration permanente des solutions proposées par les fournisseurs natifs Web 2.0 : toujours plus de services pour un même prix !

Tous les clients actuels de Google Apps disposent, immédiatement, de ce nouveau service :
- Gratuitement pour ceux qui utilisent les versions gratuites de Google Apps, “For your domain”, GATE (Google Apps Team Edition) ou “Education”.

- Au même coût  de 40 euros / an / personne pour la version payante, GAPE, Google Apps Premier Edition.

Oiseau_mazout C’est aussi une bonne illustration de la disparition des “versions” des logiciels, qui existaient, il y a quelques années, dans le monde “legacy” où sont encore englués de très nombreux fournisseurs, et leurs malheureux clients !

Proposer un nouveau service à vos 12 475 utilisateurs, immédiatement, avec un coût de mise en œuvre de zéro euro, cela vous tente-t-il ?

Ami DSI, la solution vous tend les bras ; qu’attendez-vous ?


Google Sites, très attendu par les entreprises

J’en connais beaucoup qui vont marquer le 28 février 2008 d’une pierre blanche ! Les premiers ? Tous les collaborateurs de Revevol !

Toutes les entreprises sont à la recherche d’outils Web 2.0, simples, ergonomiques, permettant à des personnes “normales” de partager leurs découvertes, leurs questions, leurs expertises ou leurs documents.

Nous serons nombreux, demain, à nous demander comment nous avons pu travailler avant, sans Google Sites. 
Je pronostique que ce service deviendra vite aussi indispensable que l’est aujourd’hui le webmail ou l’agenda Web.

Google Sites : rien de révolutionnaire ? Tant mieux ! Aller à l’essentiel, me proposer les seules fonctions de base à très forte valeur ajoutée qui me permettent de travailler efficacement, c’est ce que je demande aux outils Web 2.0 et à leurs créateurs.

On parlait beaucoup, à l’époque de la Bureautique 1.0, des “Power users”, les rois du tableur qui créaient des macros ou des applications en VBA qu’ils étaient les seuls à comprendre et maîtriser.

On parlera maintenant, dans les “Entreprises 2.0”, des “Power Communicators”, les personnes dont la performance, la productivité et l’efficacité sont multipliées grâce à leur maîtrise de ces nouveaux outils collaboratifs.

Waiting_2 J’ai quand même un regret à transmettre à Google : que l’attente a été longue ! Seize mois entre le rachat de Jotspot et l’arrivée de Google Sites, à l’échelle du Web 2.0, c’est beaucoup !


Google Sites, une mise en œuvre “express”

Rien de tel que de mettre en pratique, immédiatement, un nouvel outil, pour en comprendre les potentiels, la pertinence et ... les limites.
Jeudi 28 février 2008, jour même de la mise à disposition de Google Sites, j’ai proposé à Olivier Margerand, consultant de l’équipe Revevol, de construire un premier “site” avec cet outil.

Revevol_tutoriel_google_sites Nous avons choisi de construire un espace collaboratif pour ....

Expliquer comment utiliser Google Sites.

Aussitôt dit, aussitôt fait ! en 1/2 journée, la première version, ß, du “Tutoriel Google Sites”, était opérationnel.

J’espère que ce tutoriel sera utile à tous ceux qui envisagent de lancer de premières expérimentations avec Google Sites.
Vos remarques et suggestions seront bienvenues pour nous permettre d’améliorer ce tutoriel.

Tous ceux qui souhaitent “participer” à la rédaction de ce tutoriel peuvent me contacter ; je serais heureux de les accueillir dans le petit groupe des “contributeurs”.

L’Industrie informatique demain ? À l’image de l’industrie automobile ?

Car_factory_3 J’ai une excellente nouvelle pour tous : l’offre informatique entre dans l’ère industrielle.

J’ai une très mauvaise nouvelle pour certains : l’offre informatique entre dans l’ère industrielle.


La situation actuelle

Ibm_3270_2 Personne ne peut dater avec précision la naissance de l’informatique dans les entreprises ; acceptons l’idée que cela fait environ 1/2 siècle
Les progrès réalisés ont été gigantesques sur le plan technologique, et vont continuer pendant longtemps.

Cependant, pour l’essentiel, l’offre était restée dans un monde “pré-industriel” caractérisé par :
Erp_chine - Une absence de standards mondiaux.
- Une intégration verticale des grands fournisseurs.
- Le bricolage applicatif, autour de PGI dit universels que toutes les grandes entreprises modifiaient dans des projets multi-annuels, multi-millions d’euros et qui ont fait la fortune des SSII.

2c_citroen_2 L’industrialisation véritable du secteur commence !  Je fais l’hypothèse que l’industrie informatique va ressembler de plus en plus à l’industrie automobile qui, elle, a plus d’un siècle d’existence, et plus de 50 ans d’industrialisation.

Si cette hypothèse est juste, il faut se préparer à de gros chambardements, qui ont déjà commencé.  Ils auront deux conséquences majeures :
- Un véritable “age d’or” pour les clients.
- Une mutation “douloureuse” pour de nombreux acteurs de l’offre, qui ont prospéré dans un monde artisanal et auront du mal à s’adapter.

Reste une question à laquelle j’ai du mal à répondre : quel calendrier ?
5 ans ? 10 ans ? 15 ans ?


Préalables qui permettent la RII : Révolution Industrielle Informatique

Les conditions nécessaires à cette révolution industrielle informatique sont, aujoud'hui, réunies :

W3c_logo_2 - Des standards du Web de qualité, et respectés par la quasi-totalité des acteurs raisonnables. Je voudrais saluer le travail exemplaire réalisé par les équipes de la Fondation Mozilla ; Tristan Nitot, sur son blog, réalise un remarquable travail de promotion et défense des standards du Web.

- Des infrastructures puissantes, mondiales, partageables. La célèbre prophétie du premier Président d’IBM : ”Le monde n’a besoin que de cinq ordinateurs”, souvent décriée, est en train de se réaliser !
Ces cinq ordinateurs sont les “clouds” de Microsoft, Amazon, eBay et Google. Quel sera le cinquième ?

- L’universalité du Web, enfin, presque !
Adapters_2 L’Industrie informatique a fait de gros progrès dans ce sens, même si rien ne sera jamais parfait, comme c’est le cas dans toutes les industries.
Toutes les personnes qui voyagent connaissent les joies des prises électriques différentes en Angleterre, US, Australie ou France !  Cela n’empêche personne de se déplacer, quitte à alourdir son bagage de quelques adaptateurs.


Comment fonctionne l’Industrie Automobile

Cette analyse est très “primaire” ; toutes mes excuses aux professionnels du secteur, mais j’utilise cette analogie pour expliquer où va l’industrie informatique.

Après un siècle d’évolutions, l’Industrie automobile est structurée dans une logique à 3 niveaux.