Êtes-vous... Néophiliaque ?
Postes de travail : Un mouvement positif de Microsoft ?

Paris, Capitale du libre - Le mal est fait, hélas !

Ce que je craignais, et annonçais dans mon texte de la semaine dernière, est arrivé, hélas !

Le mélange des genres, libre et Open Source, a été mis à profit, rapidement, par les adversaires les plus archaïques des solutions Open Source.

Dans une tribune publiée par Libération (admirez l’astuce qui consiste à choisir un journal de gauche), Jean-Dominique GIULLIANI publie une diatribe contre les logiciels libres.
Le titre de cet article :

"Le mythe libertaire du logiciel à code ouvert est un dangereux contresens pour l'industrie.
Il n'a de libre que le nom."

C’est bien sur la présence de Richard Stallman “le pape autoproclamé du logiciel libre” (Je cite) qui lui permet d’enfoncer le clou des "dangers mortels" que fait courir ce mouvement à l’économie européenne.
Je n’ai pas souvenance d’avoir croisé Mr Giulliani pendant les différentes conférences du 26 Juin.  Les citations qu’il attribue à Richard Stallman sont très anciennes et n’ont pas été prononcées lors de sa conférence à Paris ; j'y étais.

Fondationschuman2_r1_c1_2 Mr Guillani est le président d’une fondation, “bien sous tout rapport”, la Fondation Robert Schuman
Son Conseil d’Administration est composé de personnes de grand prestige ; on y trouve les noms de Raymond Barre, Jean-François Poncet et autres Anne-Marie Idrac. (Bravo pour leur réactivité ; elle est déjà référencée comme P.D.G. de la SNCF)

C’est ce que les Américains appellent un ‘think tank”.
Dans la même lignée, une autre fondation, The Alexis de Tocqueville Institution, mène depuis de nombreuses années une lutte farouche contre les “logiciels libres”.  Très marquée à droite, est financée par de très nombreuses entreprises, dont Microsoft.

L’un des “chefs d’oeuvre”; publié par son Président, Kenneth Brown, pose la question du siècle :

Is Open Source Communist ? !!!!

Les célèbres exploits de ce monsieur l’ont même amené à écrire que Linus Torsvalds n’avait pas pu écrire Linux tout seul et qu’il avait donc copié, volé le code source.

J’arrête là le jeu de massacre.

J’espérais vraiment que ces combats idéologiques d’arrière garde n’avaient plus cours et que la viabilité économique du modèle Open Source avait été largement démontrée par les succès des Apache, RedHat et de tout l’écosystème qui gravite autour des dizaines de milliers de logiciels Open Source.

Mr Guilliani, nous ne sommes plus en 1995, mais en 2006 !
La très grande majorité des acteurs majeurs du monde de l’informatique, IBM, Oracle, Sun,... ont appris à vivre et à travailler avec les solutions Open Source.

Ce Lobbying minable, de bas étages, ne devrait plus avoir lieu aujourd’hui.

Je pose une question simple, à la quelle je suis certain de ne jamais avoir de réponse :
Quelles sont les entreprises qui financent la fondation Robert Schuman ?
Microsoft est-elle l’une d’entre elles ?

(J’aurais bien aimé ne pas avoir à écrire ces quelques lignes : ces attaques malsaines m’ont obligé à le faire.)

Les centaines de commentaires publiés sur Libération à la suite de cet article montrent, heureusement, que plus personne n'est dupe de ces basses manoeuvres d'arrière garde.

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