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Les 7 piliers de l’Entreprise 2.0 (deuxième partie)

(Rappel)

Seven_wonders_2 Dans la première partie de cette analyse, j’ai présenté les “sept piliers” logiciels sur lesquels se construit une Entreprise 2.0 :
- Blog
- Bureautique 2.0
- Page d’accueil personnalisée
- RSS
- Réseau social professionnel
- “Search” universel
- Wiki

Je vous propose dans cette deuxième partie de répondre à une question simple :

Comment devenir, progressivement, une entreprise 2.0 ?

Les réponses à une question simple sont rarement ... simples !


Quelles actions pratiques, en 2008 ?

2008 est une année pendant laquelle la généralisation des sept piliers logiciels de l’Entreprise 2.0 restera exceptionnelle. Seules les entreprises ayant commencé en 2007 des expérimentations ou des projets pilotes seront prêtes à généraliser certains de ces outils logiciels.

Innovation Sur les sept piliers, six correspondent à des usages nouveaux, et un seul à une évolution majeure d’usages existants ; vous l’avez bien sûr identifié, il s’agit de la Bureautique 2.0.

À ma grande surprise initiale, j’ai constaté, en 2007, qu’il était ... plus facile de faire accepter des outils et des usages nouveaux que de remplacer l’existant bureautique 1.0.
Je vous propose donc de commencer par le plus facile :

Acculturer les outils logiciels nouveaux.

La deuxième partie de ce texte s’attaque à une tache plus “sportive” :

Passer d’une Bureautique 1.0 à la Bureautique 2.0


Acculturer les outils logiciels nouveaux

Route_portugaise Blog ? RSS ? Page d’accueil personnalisée ? Réseau Social Professionnel ? Search universel ? Wiki ?
La première question qui vient à l’esprit est :
Par où commencer ?

Réponse ? je vous propose un objectif clair, pour fin 2008 :

Plusieurs dizaines d’utilisateurs de chacun de ses six outils logiciels.

Revevol_start_page_2 Mon postulat est simple, et tient en deux idées :
1 - à terme, 100 % des personnes utiliseront ces 3 outils Web 2.0 pour leurs activités professionnelles :
- Page d’accueil personnalisée
- Search universel
- Flux RSS

2 - Une majorité de personnes utiliseront aussi un ou plusieurs des trois outils suivants :
- Blog
- Réseau Social Professionnel
- Wiki

Première étape : trouver les “clients”
Apprenti2 La première difficulté consiste à trouver les premiers “clients” pour vos projets pilotes 2008 ; Il s’agit d’une mission classique de marketing.  Le plus efficace est de mener des actions de sensibilisation auprès des différents métiers de l’entreprise ; ‘j’avais déjà parlé des actions très performantes, de type “permis de conduire 2.0” que nous menons fréquemment. 

Une autre démarche efficace, rapide et économique consiste à faire l’hypothèse qu’il y a déjà dans votre entreprise beaucoup de personnes familières de ces outils dans leurs activités personnelles ; elles peuvent devenir d’excellents points de départ pour des projets internes ; il suffit simplement de le leur proposer.

Ceci devrait permettre, en moins de 3 mois, d’identifier une petite dizaine de projets qui s’appuient sur un ou plusieurs de ces 6 piliers logiciels.
Dans la mesure du possible, chaque outil logiciel doit appartenir à un minimum de 2 projets pilotes.

Simplicity Je prendrai juste un exemple pour illustrer le propos, la fonction recherche.
Il existe certainement dans votre entreprise 3 à 5 métiers qui disposent de bases d’information potentiellement intéressante, mais qui sont très difficiles à exploiter.  Commencez par des actions simples, permettant de répondre à ces attentes précises !
Ne vous lancez pas, en 2008, dans un projet de recherche sur tout, pour tout le monde, avec un cahier de charges de 250 pages !

Deuxième étape : un accompagnement fort de chaque projet.
Les coûts logiciels de ces projets sont très faibles ; ils peuvent démarrer en quelques jours.  Ceci laisse du temps et des budgets raisonnables pour soigner les accompagnements humains, organisationnels et culturels, trop souvent parents pauvres des projets informatiques classiques.

Troisième étape : mesurer, analyser, communiquer.
Measurement Avant la fin de l’année 2008, vous aurez pu mesurer et analyser les réussites et échecs de vos premiers projets Entreprise 2.0.  Il est probable, il est normal de rencontrer un taux d’échec de l’ordre de 20 à 30 %.
Il y aura au moins autant à apprendre des échecs que des réussites.
A vous alors de communiquer, communiquer beaucoup, pour que l’ensemble de vos collaborateurs découvre les possibilités réelles de ces outils dans votre contexte.  Vous ne manquerez plus, ni de candidats, ni d’idées de domaines d’utilisation nouveaux.

Il ne vous restera plus qu’à... planifier l’extension de ces outils en 2009.


Basculer d’une Bureautique 1.0 à la Bureautique 2.0.

Old_word_processor_2 Les outils bureautiques 1.0 en fin de vie, Office, Outlook, Lotus Notes, Exchange, OpenOffice....sont utilisés par plus de 600 millions de personnes.

Depuis 5, 10 ou 15 ans, ces millions d’utilisateurs ont acquis des automatismes, des savoir-faire qui leur permettent de pallier aux défauts de ces outils. 
Socialtext_mail_vs_wiki Un bon exemple est l’usage des pièces jointes du courriel pour essayer de préparer un document à plusieurs, comme l’illustre très bien ce petit graphique proposé par l’éditeur de Wiki Socialtext.

Ces outils ont aussi, hélas, été trop souvent utilisés pour se substituer aux “déficiences” des applications informatiques ; nous avons vu fleurir ces millions de macros et autres automatisations sauvages construites en s’appuyant sur des outils qui n’avaient jamais été prévus pour cela.

Ces historiques d’usages, ces applications complexes sont les difficultés principales auxquelles il faudra s’attaquer, mais... plus tard !
Je vous propose donc de privilégier, en 2008, des environnements simples, où les valeurs ajoutées de la Bureautique 2.0, travail collaboratif, accès depuis n’importe où, depuis tout objet fixe ou mobile équipé d’un navigateur seront des véritables plus, immédiatement compris et appréciés.

Skieur Nous avons trop souvent, en informatique, la tentation de rechercher le contexte le plus “challenging” pour une première expérimentation d’un nouvel outil. 
Descendre la piste noire du Kandahar la première fois que l’on chausse une paire de skis n’est pas la meilleure façon de donner envie à un débutant d’apprendre à skier ! On risque plutôt de l’en dégoûter à jamais.

Synchro_natation_2 Ces deux chantiers, nouveaux usages Web 2.0 et Bureautique 2.0 peuvent être lancés en parallèle, si l’on reste conscient des profondes différences d’approches et de difficultés entre les deux familles de projets.


Dangers, précautions, risques ?

Road_tempest L’innovation est facile à tuer ; il est enfantin de bloquer dans l’œuf toute initiative Entreprise 2.0.
Je peux, facilement, tracer un portrait très noir des risques encourus ; j’en avais déjà parlé dans la première partie de ce texte. Je peux rajouter quelques excellentes raisons pour ne pas y aller :
- Démarrer un projet sans un cahier des charges détaillé, vous n’y pensez pas !
- Faire confiance aux ingénieurs pour construire un Wiki sur les meilleures pratiques, ce n’est pas sérieux !
- Si “par malheur” le projet réussit, il faudra le généraliser à toute l’entreprise et nous ne sommes pas prêts !
- Si nos collaborateurs participent à des réseaux sociaux professionnels, cela va leur donner des envies de changer de métier, chez nous ou, pire encore, de passer à la concurrence !

Pour maximiser votre probabilité de réussite, je résume mes conseils :
- Lancer plusieurs projets pilotes en parallèle.
- Limiter le nombre de participants dans chaque projet à quelques dizaines de personnes au maximum.
Loeb - Aller vite, passer immédiatement à l’action, et “piloter à vue” pour faire évoluer les projets en fonction des remarques des participants et des évolutions de leurs attentes.

Créer des “îlots Entreprise 2.0” en 2008, dans votre entreprise, c’est :
- Possible
- Passionnant
- Rapide
- Économique

N’hésitez pas ! lancez-vous !

Mise à jour du 12 janvier 2008 :

J'ai publié aujourd'hui une troisième partie de cette analyse pour répondre à la question : pourquoi ?


Les 7 piliers de l’Entreprise 2.0 (première partie)

Seven_collage Les fins d’année sont propices aux bilans et aux prévisions ; en m’appuyant sur les actions que nous avons menées en 2007 avec les équipes de Revevol auprès de grandes organisations innovantes, je pense avoir identifié les :

Sept piliers logiciels de l’entreprise 2.0 en 2008.

(J’en profite pour vous annoncer que nous avons basculé le site de Revevol en .eu ; www.revevol.eu)

Il n’y a rien de révolutionnaire dans cette liste, et tous les ‘’pros” du Web 2.0 les connaissent bien.

Focal_lenght J’ai par contre la faiblesse de penser que cette liste est importante, et utile, car elle va permettre aux entreprises de focaliser leurs efforts sur un nombre raisonnable d’outils.

Mais avant de les étudier, j’aimerais vous faire (re)découvrir pourquoi le chiffre 7 tient une place si importante dans le monde ; il y a une explication scientifique surprenante !


Pourquoi le chiffre 7 ?

The Magical Number Seven, Plus or Minus Two: Some Limits on Our Capacity for Processing Information” ; cet article, publié par George Miller en... 1956, n’a pas pris une ride. C’est l’un de textes les plus fascinants que j’ai pu lire au tout début de ma vie professionnelle.

Seven_wonders_old_map Cette analyse du fonctionnement de la mémoire humaine, avec une zone court terme et une mémoire long terme, est passionnante ; si vous ne l’avez jamais lu, faites-le immédiatement, vous ne serez pas déçu !
(Désolé, mais je n’en ai pas trouvé une traduction française)
On comprend mieux, ensuite, pourquoi le chiffre 7 est présent dans toutes les cultures : 7 merveilles du monde, chandelier à 7 branches des juifs, les sept piliers de la sagesse de l’Islam, les 7 péchés capitaux, les sept jours de la semaine, les sept notes de musique...

Wikipedia a aussi un bon article en français sur le fonctionnement de la mémoire à court terme.


Les sept piliers logiciels

Seven_pillarsLa liste des sept piliers logiciels de l’entreprise 2.0 que je vous propose est, par ordre alphabétique :

- Blog

- Bureautique 2.0

- Page d’accueil personnalisée

- Réseau social professionnel

- RSS

- “Search” universel

- Wiki

J’ai, pour chacun, créé un lien vers un autre texte de ce blog ou une entrée dans Wikipedia, pour les lecteurs qui ne seraient pas familiers de l’un ou l’autre de ces outils.

Ces sept outils logiciels ont des fonctionnalités différentes, mais ils partagent des caractéristiques communes clefs :

Sept_mercenaires - Ce sont des outils génériques, “neutres” par rapport au contenu de l’information qu’ils traitent.  On peut construire un Wiki sur la pêche à la mouche ou sur le théâtre japonais.

- ils ont des usages potentiels universels, très variés.

- Ils peuvent être mis en œuvre dans des entreprises de toute taille, de tout secteur économique, de tout pays.

- Ils sont simples à maîtriser ; les 600 millions d’utilisateurs professionnels d’un PC peuvent commencer à les utiliser dans leurs fonctions de base en quelques heures.

- Ils sont économiques : des versions gratuites, Open Source le plus souvent, sont disponibles : même les versions “haut de gamme” ont des coûts d’usage raisonnable ( 3 euros / mois / personne pour la Bureautique 2.0 Google Apps Premier Edition, la version la plus chère !)

- Ils sont opérationnels en quelques jours ; point n’est besoin de construire un “schéma directeur” à cinq ans pour l’entreprise 2.0 !

- ils correspondent à des attentes pérennes : nous les utiliserons pendant de nombreuses années.

(Je ne pouvais pas ne pas citer... 7 caractéristiques communes !)

Boule_cristal_anne_2 Le pronostic est facile à établir : un jour, toutes les entreprises, sans aucune exception, utiliseront quotidiennement ces sept piliers logiciels.

Reste une “petite” question, pour le moment sans réponse :

un jour, c’est quand ? 2010 ? 2014 ? 2019 ?


L’offre de solutions : pas de problèmes !


Offre_7_piliers_2Pour chacun de ces sept piliers logiciels, il existe, en 2008, une offre de solutions professionnelles qui permet à chaque entreprise de trouver chaussure à son pied.

Que les responsables qui n’ont vraiment pas envie de prendre le virage de l’Entreprise 2.0 se rassurent ; je vais leur donner d’excellents arguments pour les aider à convaincre leurs dirigeants qu’il est trop tôt pour y aller !

- Les solutions ne sont pas stabilisées : horreur, on voit même apparaître le symbole ß !
- Les offres sont incomplètes ; il manque de nombreuses fonctionnalités.
- Les verrous de sécurité ne sont pas encore parfaits.
- La majorité des fournisseurs font moins de 1 milliard de dollars de CA.
- Il n’y a pas encore d’offres “intégrées”, proposant les sept piliers !
- ...

112vwbeetle Ce sont les mêmes personnes qui n’auraient pas acheté une “Coccinelle” dans les années 60 car :
- L’ABS n’était pas disponible.
- Le GPS non plus.
- Il y avait encore des freins à tambours.
- Les phares n’étaient pas au Xenon.
- ....

Revenons maintenant aux responsables “normaux”, qui sont prêts à initialiser un mouvement vers l’Entreprise 2.0, en s’appuyant sur tout ou partie de l’offre sept piliers disponibles.

Firewallhole_3 Aujourd’hui, la question qui m’est le plus souvent posée est liée au choix entre des solutions “derrière le firewall”, dans l’intranet ou des solutions “On the Cloud”, sur Internet.

Culture d’entreprise, craintes sur la sécurité et la confidentialité, dépendance des réseaux... il y a encore beaucoup d’entreprises qui souhaitent démarrer leur “voyage” en restant à l’abri de leurs murailles Intranet ; je respecte ce choix.
D’autres sont prêtes à travailler directement “On the Cloud” ; bravo !

La bonne nouvelle, la très bonne nouvelle, c’est que le marché propose des solutions raisonnables dans les deux cas.
Des solutions permettent aussi de “mixer” les offres “On the Cloud” avec des produits Intranet.

Workbook_2 Une annonce récente, dans le domaine des réseaux sociaux, illustre bien cette tendance.  La société américano-israélienne Worklight propose depuis quelques jours le produit Workbook, permettant de créer un espace entreprise sécurisé en s’appuyant sur ... Facebook.


Comment devenir une entreprise 2.0 ?

Lets do it !

Question_mark_2 Oui, mais comment ?

- Quelles démarches adopter ?
- Quels sont les acteurs et les décideurs concernés ?
- Quel peut être un calendrier raisonnable ?

Je vous proposerai des éléments de réponses à ces questions, et à bien d’autres,  dans la deuxième partie de ce texte, très prochainement !

Mise à jour du 29 décembre 2007 : la deuxième partie de ce texte a été publiée.

Mise à jour du 12 janvier 2008 :

Je viens de publier la troisième partie de cette analyse pour répondre à la question : pourquoi ?


Web 2.0, au service de l’efficacité économique d’un pays ?

Intgrales_investissement Je viens de participer, comme conférencier, à une réunion internationale organisée au Maroc, à Skhirat, tout près de Rabat.

Investisseurs_marocains_2 Les intégrales de l’investissement avaient choisi, comme thème de leur 5ème édition :

“Les investisseurs Marocains du Monde, comme acteurs de la diplomatie économique.”

En clair : Comment capitaliser sur la Diaspora marocaine pour accélérer les investissements au Maroc.

Une précision personnelle ; j’ai vécu plusieurs années de ma jeunesse au Maroc, où j’ai passé mon bac au Lycée Lyautey de Casablanca. J’ai, naturellement, gardé un lien affectif fort avec ce pays, très attachant.


La conférence, ses temps forts

Rabat_palais_congrs_2 Plus d’un millier de personnes ont participé à cette conférence de deux journées.
L’organisation en était impeccable. La société Hopscotch, spécialiste en relations publiques, avait très bien fait les choses ; un grand merci à Elsa Pilette, qui m’avait contacté et organisé mon voyage.

Le Palais des congrès Mohammed VI de Skhirat, flambant neuf, était à 2 minutes de mon hôtel ; il est très bien équipé et soutient très bien la comparaison avec beaucoup de ses concurrents. 
J’ai été, bien sûr, très sensible au fait qu’un réseau Wi-Fi, gratuit, soit disponible dans toutes les salles.

Je ferai peu de commentaires sur la première journée de la conférence, car...je n’étais pas là ! C’était la journée aux dimensions politiques et  économiques fortes.
La France y était bien représentée avec, dans la délégation :
- Brice Hortefeux, Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et de Co-développement.
- Claude Bebear, Président du Directoire d’Axa.
- Jean-René Fourtou, de Vivendi.


Réseaux d’influence, réseaux sociaux professionnels

La deuxième journée avait une forte dimension économique et les tables rondes étaient, pour l’essentiel, animées par des représentants de la “Diaspora” marocaine.
J’ai eu la possibilité de rencontrer des personnalités remarquables, attachantes, motivées et prêtes à aider leur pays d’origine ; elles venaient de tous les continents et beaucoup avaient déjà monté des réseaux d’influence dans les pays où elles sont installées et ont brillamment réussi.

Rabat_intervenants_table_2 Je ne peux pas les citer toutes, mais la liste qui suit donne une idée de la richesse et de la variété des personnes qui avaient accepté de partager leurs expériences :
o Mustapha MALLOUK, Vice Directeur Général, Al Jazeera Children Channel, EAU.
o Malika EZZINE, Présidente, Association des Femmes Marocaines, Canada.
o Mohammed CHERKAOUI, Professeur, Georgia Institute of Technology, États-Unis.
o Mehdi KSIKES, Directeur de recherches, New Amsterdam Capital, Grande-Bretagne.
o Mohammed BRIHMI, Président, Association marocaine de Toronto, Canada.
o Souad SBAI, Président, Association des Femmes Marocaines, Italie.
o Hassan EL MESNAOUI, Élu et Conseiller du Président de la Chambre de Commerce de Montpellier, France.
o Sihame ARBIB, Directrice générale, APIM Consulting, Belgique.
o Mohammed BOUZIANE, Président, Mgenex Biosciences, États-Unis.
o Mohammed HOMMAN, PDG de ViroNova, Suède.

Ln_intgrales_investiss J’étais le seul intervenant à “dimension technologique”! On m’avait demandé de parler des outils tels que LinkedIn ou Facebook en indiquant quels pouvaient en être les apports pratiques dans le contexte général des thèmes abordés pendant la conférence.

J’ai aussi été surpris par le fait que, dans toutes les tables rondes auxquelles j’ai pu assister, personne, absolument personne n’a fait référence à l’un de ces réseaux sociaux. Le Web a été évoqué, en passant, rarement, et sans jamais lui donner un rôle stratégique.


Quels apports potentiels de la technologie ?

Les réseaux d’influence existent depuis longtemps ; ils n’ont pas attendu LinkedIn ou Viadeo pour fonctionner ; cette conférence en était une parfaite illustration.

J’ai été frappé par la variété et la richesse des “réseaux” qui ont été créés par les personnes qui participaient à cette conférence. J’ai aussi été frappé par l’absence de coordination entre tous ces efforts.

La situation initiale est excellente :
- La “matière première” du succès est déjà là : des femmes et des hommes motivés et brillants ; c’est une condition préalable de la réussite.
- Les potentiels économiques et humains sont impressionnants : augmenter les investissements au Maroc et créer des conditions positives pour récupérer une partie du capital humain et financier qui est sorti de ce pays.
Plusieurs personnes ont cité le chiffre de 100 milliards d’euros ; ce serait le montant des capitaux détenus, hors de leur pays, par des Marocains, qu’ils résident au Maroc ou à l’étranger. 
- Il existe une volonté politique forte d’aider ce mouvement, avec la création des postes “d’ambassadeurs”, comme je l’explique ci-dessous. Tous les “ambassadeurs” avec qui j’ai pu parler m’ont confirmé que la continuité des efforts du gouvernement sera indispensable au succès de ce projet.

Les réseaux sociaux professionnels peuvent donc jouer un rôle de catalyseur des potentiels existants. Ils permettraient, en quelques mois de :
- Fédérer des actions non coordonnées.
- Augmenter l’efficacité des réseaux existants en les dotant d’outils plus performants.
- Éliminer les barrières géographiques entre les réseaux existants, à forte dimension pays. 
Le Web et les outils tels que Facebook sont idéalement adaptés à la forte dimension internationale de ce projet.

Potentiels à court terme importants, bénéfices possibles majeurs, risques faibles en cas d’échec : rarement une situation aura été aussi favorable à la mise en œuvre d’outils de réseaux sociaux professionnels.


Nomination d’ambassadeurs économiques

Rabat_ministres_2_4 La conférence c’est terminée par une cérémonie émouvante au cours de laquelle, Mr Nizar BARAKA, Ministre des Affaires Économiques et Générales du Royaume du Maroc, a annoncé la création du “Moroccan Investment Network”, le réseau des compétences marocaines à l’étranger pour la promotion du Maroc économique.

Rabat_tous_ambassadeurs_2 Une grande partie des intervenants se sont vu remettre, de manière protocolaire, un document et un “ordre de mission” leur confiant une mission officielle de promotion du Maroc dans les différents pays où ils sont installés.

Je pense que cette démarche est intelligente ; elle s’appuie sur des personnes qui ont déjà fait la preuve de leur efficacité et de leur volonté forte d’aider le Maroc.  En officialisant leur rôle, le gouvernement marocain leur donne une plus grande légitimité, qui ne peut que les rendre encore plus performants.

J’espère que le rôle d’accélérateur d’efficacité des réseaux sociaux professionnels, tels que Facebook ou LinkedIn, aujourd’hui ignorés ou peu utilisés par les personnes que j’ai rencontrées, sera pris en compte, très vite.

Deux remarques pour terminer :
Rabat_vue_plage_4 - Il existe des endroits plus “désagréables” pour participer à une conférence !  Le cadre choisi, un hôtel les pieds dans l’eau, une température proche de 20 degrés, m’ont permis de passer quelques jours de décembre fort sympathiques.

- Je pense qu’il existe beaucoup de “diasporas” autres que marocaines, qui pourraient aussi profiter des nouveaux outils du Web 2.0 pour accroître leur efficacité.
J’espère que ces quelques lignes leur donneront des idées.


Plateformes ouvertes, clefs du pouvoir, demain ?

Open_multilingues Ouvert ! Ce mot est présent dans le vocabulaire informatique depuis plus de 20 ans (merci à Google translate pour m’en avoir fourni différentes traductions)

Ouvert : ce sera, demain, la clef du pouvoir pour les fournisseurs intelligents de solutions informatiques, qui ont compris les profondes mutations en cours dans cette industrie.
Quelques exemples vont, je l’espère, vous en convaincre.


Ouvert : le précurseur, Open Source

Open_source_logos_2 Pendant longtemps, le mot ouvert a été utilisé dans son seul sens “idéaliste”, idyllique, pour promettre aux utilisateurs la liberté de choix, l’indépendance vis-à-vis des fournisseurs...

Cette vision est encore très, trop présente dans le monde des logiciels Open Source, que beaucoup s’obstinent à appeler “logiciels libres”.
C’est un thème que j’ai souvent abordé ; la puissance des solutions Open Source vient de leur caractéristique fondatrice, le code source ouvert et modifiable, et non pas d’une “liberté” que certains traduisent en gratuité.

Un article récent de Network world confirme cette tendance en annonçant que le marché des solutions Open Source va de plus en plus être dominé par les grands acteurs du marché.

Les solutions OpenSource sont, aujourd’hui, très présentes dans un grand nombre de domaines du logiciel.
L’ouverture a permis à des acteurs, petits par la taille, importants par l’influence, de s’imposer dans la cour des grands : Mozilla-Firefox, Linux, MySQL, Apache, ... vous les connaissez !

Dominer en ouvrant, le chemin est tracé ! il va être emprunté par de très nombreux acteurs, innovants et ... intelligents.


Ouvert : annonces, récentes, par Google

Googlegearslogo Google a récemment mis son poids dans la balance pour promouvoir de nouvelles plateformes ouvertes, dans trois domaines clefs :
- OpenSocial, pour les réseaux sociaux.
- Open Handset Alliance (OHA), pour les objets mobiles.
- Open Gears, pour utiliser en “off-line” des services Web 2.0. (Disponible pour Zoho Office... avant Google Apps !).
(Je vous propose d’analyser les deux premiers dans la suite du texte.)

Le mouvement ne fait que commencer ; d’autres annonces similaires devraient se succéder, à un rythme rapide, dans les mois qui viennent.
Googletvads A titre d’illustration, Techcrunch pronostique l’annonce prochaine, par Google, de :

- Open SetTop box pour la TV.
Il s’agirait d’une solution permettant d’accéder en mode “ouvert” à la TV classique et IpTV ; les boîtiers actuels, très répandus aux USA, sont tous... propriétaires.


Ouvert : OpenSocial, pour réseaux sociaux

Opensocial_partners Les réseaux sociaux, personnels et professionnels, sont l’un des axes majeurs de croissance du Web 2.0.
J’ai longuement parlé de ces solutions, dans un texte qui citait OpenSocial.

J’en rappelle rapidement les principes : OpenSocial est une plateforme ouverte, Open Source, qui permet aux développeurs de Widgets (applications Web) destinés aux différents réseaux sociaux de : “développer une fois, diffuser n fois”.

Opensocket_logo_2 Facebook, la “vedette” actuelle des réseaux sociaux, en était absente, et je pronostiquais que cela ne durerait pas longtemps ; Bingo !
Dans les 15 jours qui ont suivi l’annonce d’OpenSocial, Facebook a annoncé... OpenSocket.

OpenSocket est un outil...Open Source qui permet aux Widgets OpenSocial de fonctionner avec Facebook.
Le problème est intelligemment réglé par Facebook ; il garde “propriétaire”, pour le moment, les Widgets spécifiques de Facebook et accepte tous les nouveaux qui seront construits en OpenSocial.
Pour les développeurs, il n’y a plus d’ambiguïté ; ils vont tous travailler maintenant avec OpenSocial et toucher de cette manière tous les réseaux sociaux mondiaux.

Widgets_opensocial_solutions_2 Une première question : Combien de temps faudra-t-il pour que le produit symétrique, qui permette aux Widgets Facebook de s’interfacer avec OpenSocial soit disponible ? SocketOpen ?
Un mois ? trois mois ?

Une deuxième question : Combien restera-t-il, début 2008, de réseaux sociaux qui n’ont pas adopté OpenSocial ?

Conclusion : Widgets pour réseaux sociaux : problème réglé, la plateforme ouverte OpenSocial a gagné, en moins d’un mois.
La victoire a été immédiate, car le marché était encore très jeune, et les solutions “légacy” peu nombreuses.
Ce sera plus compliqué pour OHA, comme on va le voir !


Ouvert : OHA, Open Handset Alliance, pour objets mobiles

Oha_home_page Il y a aujourd’hui... 3.3 milliards de téléphones mobiles dans le monde, 1 pour 2 habitants !
L’accès mobile aux contenus du Web, aux services Web 2.0 sera demain, deux à trois fois plus répandu que les accès depuis les objets fixes, “legacy”, tels qu’un PC ou un Macintosh.

On comprends mieux l’annonce, encore une fois par Google, d’OHA, Open Handset Alliance, une plateforme ouverte pour faciliter le développement d’applications pour objets mobiles.

Android_logo_4 Google avait racheté, en 2006, Android, une start-up spécialisée dans ce domaine ; ceci explique aussi le sympathique logo choisi.
Une vidéo, sur Youtube évidemment, permet au créateur d’Android d’expliquer son projet.

La liste des membres fondateurs d’OHA est impressionnante ; plus de 35 poids lourds du marché sont présents au lancement :

- Des opérateurs tels que DoCoMo, Sprint ou Telefonica ; aucun français !
- Des fabricants de mobiles : HTC, LG, Samsung ou Motorola.
- Des fabricants de puces : Intel, Broadcom, nVidia ou Sirf (pour le GPS).
- Des éditeurs de logiciels : eBay, PacketVideo ou Windriver.
- Des composants OpenSource : Linux ou Firefox mobile.

Au moins aussi intéressante est la liste des “absents” ; sans surprise, on y rencontre le “who’s who” des “champions propriétaires” :
- Microsoft : Windows mobile
- Apple : MacOS & Safari
- Nokia : Symbian

Android_components_2 La plateforme logicielle OHA est déjà très complète : on y trouve l’essentiel des composants et “frameworks” nécessaires pour créer des objets mobiles très riches auxquels il ne reste plus qu’à rajouter... des applications !

Les premiers produits OHA seront disponibles au milieu de l’année 2008.

Le principe est le même que pour OpenSocial : faciliter au maximum le travail des éditeurs de solutions innovantes. En choisissant la plateforme OHA, ils peuvent espérer avoir, progressivement, un très grand nombre d’objets mobiles, téléphones, smartphones, GPS et autres, sur lesquels leurs solutions seront opérationnelles, sans aucune adaptation longue et coûteuse.

Openhandsetalliance_3 OHA réussira-t-il ? C’est possible, mais pas évident !
Les adversaires sont très puissants, installés depuis longtemps et proposent déjà d’excellents produits, tels que l’iPhone.
OHA peut devenir l’une des plateformes dominantes des objets mobiles avancés, dans les 5 ans ; ce ne sera jamais “la” seule solution, comme le sera OpenSocial.

Ce sont des annonces stratégiques, intelligentes, fortes de Google ; elles ne sont pas du tout désintéressées !
À l’inverse de Windows sur les PC des 20 dernières années, Google peut se permettre de distribuer, gratuitement, ses plateformes ouvertes.
Ses bénéfices viendront des usages, de la publicité, pas de la plateforme logicielle.


En dehors d’...ouvert, pas de salut !

Jail_2 Les entreprises ont compris le message et vont, de plus en plus, refuser les solutions propriétaires et/ou fermées.l
Je pronostique que les entreprises vont construire leurs Systèmes d’Information en choisissant en priorité des briques :
- SaaS, avec API ouvertes, et bâties sur des briques Open Source masquées : Google Apps, Salesforce.com...;
- Open Source, pour les infrastructures ou les applications qu’elles souhaitent, pour le moment, garder à l’abri de leur firewall.
- Software appliances, aux API ouvertes, livrées prêtes à l’emploi par des fournisseurs comme Google, SugarCRM ou Akonix.
- “Virtual appliances”, solutions logicielles configurées pour des plateformes de virtualisation ouvertes, telles que VMWare on Xen, ... Open Source.


Un nouveau combat : format ouvert pour Vidéo Internet

Fish_theora_org Un nouveau grand combat “Open” vient de démarrer ; il va opposer les quatre leaders actuels de la vidéo Web propriétaire, Adobe Flash, Apple Quicktime, Microsoft Windows Media et Realnetworks Realplayer à un nouveau standard, poussé par Mozilla et Opera avec l’aide du W3C. 
Il s’agit d’une évolution d’HTML avec des tags spécifiques pour la vidéo, s’appuyant sur le format vidéo ouvert Ogg Theora.

Le combat sera rude ; la vidéo est le nouvel eldorado du Web et les acteurs traditionnels vont défendre becs et ongles leurs formats propriétaires.
Question : Google soutiendra-t-il Theora ?

Dans le domaine des images, le standard ouvert HTML "img" a gagné ; complété par les formats ouverts, JPEG et PNG, cet ensemble permet à tout navigateur de visualiser des photos sans faire appel à des solutions propriétaires.
Nous souhaitons, tous, le même succès à Theora !


Propriétaire = signe de faiblesse, déclin inéluctable

Last_samurai_2 Le marché a tranché, les clients l’exigent, l’Internet le rend possible, les solutions ouvertes vont s’imposer, partout, progressivement.

Les plateformes fermées, propriétaires, ont définitivement perdu la partie.  Certains fournisseurs vont continuer à mener des combats d’arrière-garde, mais l’issue de ces batailles ne fait plus de doute.

Flag Dans un monde de plus en plus ouvert, où nous sommes tous “à un click” d’une solution concurrente, la concurrence se fera non plus sur l’intégration, la fermeture, mais la qualité des services, les prix, l’ergonomie..

Nous tous, les consommateurs, grand public et professionnels, serons les grands gagnants de cette ouverture générale du Web et des solutions d’entreprises.


Prix de l’information numérique, suite...

En moins d’une semaine, après mon premier texte sur les prix auxquels nous sommes prêts à utiliser légalement des informations numériques, toute une série d’événements se sont produits.
Ils m’ont donné envie de publier une “petite” suite.


Musique classique numérique

Dg_music_shop_2 Pour tous les amateurs de musique classique analogique, le label DG, Deutche Grammophon, a toujours été la marque de prestige par excellente.
DG vient d’annoncer, cette semaine... une boutique en ligne où ils vont commercialiser une grande partie de leur prestigieux catalogue.

J’ai retenu quelques points significatifs de cette annonce.

Les choix techniques sont “raisonnables” et modernes :
Dg_tech_specs - Format MP3 à 320 Kb/s, ce qui donne une qualité tout à fait acceptable pour la grande majorité des mélomanes, dont je fais partie, qui n’ont pas la chance d’avoir “l’oreille absolue”.
- Pas de DRM ; personne ne va s’en plaindre !
- Pas d’ostracisme concernant les lecteurs : iPod, Walkman.. On remarquera simplement que le Zune n’est même pas cité !
- Un livret d’accompagnement en PDF : une très bonne idée.

Les options financières sont “raisonnables” :
Dg_prix_opra_2 - Prix alignés sur ceux d’iTunes.
- 12 euros pour chaque “album”, équivalent à un CD.
- 1,29 euro par piste ; on peut s’étonner que DG accepte de “saucissonner” la musique classique en pistes ; ce n’est pas idiot, en particulier quand on propose un recueil d’airs d’opéras, tous indépendants les uns des autres.
- Des promotions à 20 % sur une sélection de titres
- Tout nouveau client peut se procurer, gratuitement, l’une des pistes de son choix, valable sur tout le catalogue.

Une richesse du catalogue très “raisonnable” :
- 24 000 titres sont disponibles, immédiatement ; c’est beaucoup plus que ce que l’on peut trouver dans les “bacs” des plus grands disquaires spécialisés en musique classique. Un bon exemple de “longue traine”.

- 600 titres sont disponibles en MP3 alors qu’ils sont épuisés sur support physique.  Excellente idée de DG qui peut ainsi commercialiser des titres épuisés avec un investissement marginal.
- Tous les titres les plus récents sont disponibles, y compris le dernier “tube” d’Hélène Grimaud, son interprétation d’une œuvre “peu connue”, le concerto l’Empereur de Beethoven.
Je ne suis pas certain que les disquaires traditionnels vont beaucoup apprécier.

Je pense que je vais faire de nombreuses visites à de ce site DG, même s’il n’est pas encore très “Web 2.0”. Je n’y ai pas trouvé de lien RSS, mais on peut quand même utiliser un outil Web 1.0 et s’abonner par email à la newsletter.


Quand l’imagination vient aux artistes !

Oimen_sur_musique_1_2 Cette même semaine, le site “people” de 01 informatique, 01men, a présenté les différentes démarches suivies par quatre artistes pour s’adapter, intelligemment, à un marché en profonde mutation.
Il va sans dire qu’aucun d’entre eux n’a choisi la voie archaico- paléontologique du procès aux internautes.

Il est passionnant d’analyser ces quatre stratégies, totalement différentes, mais qui s’appuient sur un même constat :

- La valeur d’un artiste est multidimensionnelle : on ne peut plus dissocier la vente de la seule musique, des concerts et des opérations de merchandising. J’entends déjà les cris des personnes qui vont trouver que c’est indécent de parler gros sous et pas de culture ; demander quand même aux artistes s’ils n’ont pas besoin de quelques euros pour vivre.
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- Certains, comme Madonna, confient leur destinée à des sociétés spécialisées dans les spectacles, Live Motion, en abandonnant les majors.

- D’autres, comme Robbie Williams, font le mouvement inverse ; ils confient leur avenir à EMI, un major avec des contrats “360” qui couvrent aussi les concerts.

- Le groupe de Rock RadioHead a choisi une démarche très Web 2.0 en laissant les internautes choisir le prix auxquels ils paient la musique.

- Autre démarche très originale : Prince a vendu son CD “Planet Earth” à un journal britannique qui l’a distribué gratuitement à ... 3 millions d’exemplaires.  Les disquaires ont ensuite refusé de vendre ce CD !

Dans un cas comme dans l’autre, seuls changent les signataires ; tous ont compris qu’il fallait manager un artiste dans toutes ses dimensions. La vente des CD ne représente plus que 30 % du CA total d’un artiste.


Le refus de l’innovation : une démarche très ancienne

Versac, sur son célèbre blog, publie un long texte qui met en pièces le rapport Olivennes.

Bastiat_2 Je vous en conseille la lecture, et surtout celle des commentaires, très enrichissante.
J’y ai trouvé la référence à un texte jubilatoire de Frédéric Bastiat, un économiste français du X1X ème siècle, très peu connu dans son pays.

Il propose la :
“Pétition des fabricants de chandelles, bougies, lampes, chandeliers, réverbères, mouchettes, éteignoirs, et des producteurs de suif, huile, résine, alcool, et généralement de tout ce qui concerne l'éclairage”.

Fnac_ternes Ce petit chef d’œuvre d’humour propose simplement, pour accroître le CA de ces métiers, d’interdire une ressource gratuite “insupportable”, la lumière du soleil.

Cette pétition propose donc de fermer toutes les fenêtres et ouvertures dans les appartements, maisons et bureaux, pour obliger tout le monde à utiliser en permanence l'éclairage artificiel !

Toutes les personnes qui ont osé écrire le rapport Olivennes devraient être condamnées à apprendre ce texte par cœur et aller le lire, tous les week-ends de Noël dans les boutiques de... la FNAC.