Web 2.0 : une fédération de nuages !
Digital Natifs en entreprise, des opportunités en or ?

Web 2.0 : La marginalisation, définitive, de Windows sur les PC


Google Native Client Home page Google frappe fort, une fois de plus !
Native Client est une annonce majeure, qui va, à moyen terme, confirmer la pertinence des choix de solutions Web 2.0 faits par les entreprises innovantes.

FatCar Les accros du poste client obèse, gentiment appelé client lourd, regardaient avec dédain les partisans des CWR, Client Web Riche, utilisés pour accéder aux applications Web 2.0 depuis un navigateur moderne.

Ils reprochaient à ces solutions leur incapacité à gérer “efficacement” des applications “sérieuses”, qui consommaient beaucoup de puissance de calcul.

C’était, parfois, vrai aujourd’hui ; ce ne le sera plus, demain !


Native Client : les principes

Google utilise NaCl comme abréviation de Native Client. Le fait que ce soit le symbole chimique du Clorure de Sodium, plus connu sous le nom de ...sel, n’est probablement pas un hasard, mais il faudra leur demander pourquoi !

Native Code Expliqué 1  - Native Client (NaCl) a un objectif simple : utiliser, dans le cadre d’usages Web 2.0 intensifs, la puissance de calcul du processeur du poste de travail où est installé le navigateur. Pour le moment, Native Client fonctionne uniquement avec les processeurs x86, d’Intel, AMD, Via ou autres fournisseurs de processeurs compatibles.

- NaCl est un logiciel Open Source, ce qui, venant de Google, ne surprendra personne !

- NaCl utilise une double Sandbox (boîte à sable), technique classique en informatique pour rendre le plus indépendant possible des composants logiciels (SB1 et SB2 sur le schéma). Ceci doit éviter le transfert accidentel ou malveillant de codes logiciels qui pourraient mettre en danger la sécurité du poste de travail.
L’essentiel des efforts des équipes NaCl ce sont concentrés sur cette problématique de la sécurité et c’est la raison pour laquelle ils ont choisi de doubler les sandbox.

- NaCl garantit une totale indépendance vis-à-vis :
    - du système d’exploitation du poste de travail : il est déjà disponible pour Windows, MacOS et Linux.
    - Du navigateur utilisé : NaCl fonctionne avec Chrome, Firefox, Safari ; j’imagine qu’une version IE 8 verra très vite le jour.
Ce point est fondamental : l’universalité du Web est préservée ! 
Tout objet d’accès à Internet utilisant un processeur x86 peut, potentiellement, utiliser NaCl.


Native Client : fonctionnement

Lorsque le poste client “NaCl” accède à une application Web (flux 1), tout fonctionne de la même manière que si NaCl n’existait pas.

Native Code Expliqué 2 Pour des applications classiques, raisonnablement consommatrices de ressources de calcul, rien ne change et c’est très bien.
Dans le cas de besoins intensifs de calcul, pour un jeu vidéo, un modèle mathématique à visualiser en 3D, un calcul financier complexe, NaCl se met en œuvre et utilisera toute la puissance de calcul du processeur (flux 2), mais en totale indépendance vis-à-vis du système d’exploitation installé.

NaCl vient de démarrer, mais les premiers résultats obtenus sont spectaculaires.
Native Client performances Le tableau ci-joint montre les performances d’une application Quake, jeu en 3D très consommateur de ressources.

Les différences entre le logiciel installé directement sur le poste de travail et l’exécution depuis le Web avec NaCl sont non signifiantes.

Les équipes NaCl ont comme objectif d’obtenir en moyenne 95 % des performances des logiciels natifs ; ils semblent sur la bonne voie !


Le “Serveur / Client”, substitut du “client / serveur” !

Et si la quatrième génération de poste de travail venait de naître ?
- Génération 1 : Terminal passif et Minitel
- Génération 2 : Client / Serveur et domination du client Windows
- Génération 3 : Web 1.0, arrivée du client universel navigateur.
- Génération 4 : Serveur / Client !

Modèle Serveur Client Dans cette quatrième génération, l’universalité du Web est garantie et aucune application n’est installée sur le poste de travail.
La grande amélioration, en termes de performances, vient du fait que le “serveur” peut décider, à tout moment, d’utiliser la puissance du processeur du poste client pour certaines applications.

Le poste de travail reste un outil d’infrastructures, sans applications, mais toute sa puissance de calcul est mise à la disposition des applications qui en ont besoin

Toutes les applications grosses consommatrices de ressources, telles que Photoshop ou Second Life, pourront proposer des versions Web, partageables par tous les utilisateurs, en mode SaaS, Software as a Service.

Pour les personnes ayant un sérieux bagage technique, il est possible de lire un document très complet, “Native Client: A Sandbox for Portable, Untrusted x86 Native Code”, qui explique les principes de fonctionnement de Native Code. Le PDF est disponible sur le site Native Client.
L’essentiel de l’exposé est consacré à la dimension sécurité.


Quels objets d’accès Web, demain ?

Tous les éléments de la stratégie de Google se mettent en place, rapidement.
Chess
Google a annoncé en 2008, trois logiciels Open Source :
- Gears, qui permet de travailler “off-line” avec son navigateur, les rares moments où l’on n’est pas connecté à un réseau.  Gears utilise la capacité de stockage du poste de travail pour garder dans le cache du navigateur les informations nécessaires.
- Chrome, un navigateur très performant pour exécuter les applications Web natives, en particulier avec JavaScript.
- Native Client, pour utiliser la puissance de calcul du poste de travail.

Il n’est pas nécessaire d’être un grand guru de l’informatique pour comprendre que, ensemble, ces outils couvrent l’essentiel des fonctions d’un ... système d’exploitation.

Qui aura encore, demain, besoin d’un OS lourd, complexe, cher tel que Windows Vista ou Windows seven ?

On peut aussi rajouter à cette liste de nouveaux produits Open Source de Google :
- Android, permettant de créer une plateforme performante pour les smartphones, qui seront, demain, les objets d’accès au Web les plus utilisés.

Android a été adopté par la majorité des acteurs du monde de la téléphonie et signe l’arrêt de mort de .... Windows mobile.
Cette version de Windows n’a jamais connu le succès de ses cousins PC et les deux futurs leaders seront Symbian, Open Source et Android, Open Source !


A retenir, par tous les décideurs informatiques

- Les solutions Web 2.0 actuelles fonctionnent très bien, pour les usages “normaux” de l’immense majorité des salariés.

- Native Client est une confirmation de l’importance des CWR, Client Web Riche, qui utilisent la puissance du poste de travail sans avoir besoin d’y installer des applications.

- Quand Native Client sera largement déployé, à l’horizon 2010 - 2012, même les personnes qui ont besoin d’exécuter des applications qui consomment beaucoup de puissance pourront s’appuyer sur des architectures CWR pour ces besoins.

Loeb C’est donc une excellente nouvelle pour tous les décideurs qui ont compris que l’avenir des Systèmes d’Information est dans le Web.

Ils peuvent, avec encore plus de tranquillité, accélérer cette migration en sachant que l’une des dernières réticences des partisans du “client lourd” n’aura bientôt plus de raison d’être.

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