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Fennec, le Firefox mobile, leader des butineurs mobiles en 2010 !

Logo Fennec Vous connaissez, vous utilisez Firefox, aujourd’hui ?
Alors, vous allez découvrir, utiliser, adorer Fennec, demain !

Fennec, c’est le petit frère, mobile, de Firefox, le butineur qui a redonné un sens à la navigation sur le Web en assenant un coup de vieux définitif aux antiquités, Internet Explorer 6 et 7.


Rappel : les raisons du succès de Firefox

Etalon En moins de 4 années, Firefox c’est imposé comme le navigateur à battre, l’étalon qui sert à mesurer les qualités dont doit disposer un navigateur moderne, adapté au Web 2.0.

Je les résume en quelques lignes :
- Un attachement “fanatique” au respect des standards, de tous les standards du Web.
- L’équipe Mozilla, entièrement dévouée au succès de Firefox.
- Un logiciel 100 % Open Source, qui a su attirer et conserver une communauté de développeurs de très haut niveau.
- La volonté de n’installer que les fonctionnalités indispensables pour l’immense majorité des utilisateurs, a fin ne pas transformer Firefox en logiciel obèse.
- Un souci permanent d’offrir les meilleures performances possible aux utilisateurs.
Xiti Europe 11_2009 - Une écoute permanente des millions d’utilisateurs pour comprendre leurs attentes dominantes.
- La mise à disposition de Firefox pour le plus grand nombre possible, mais raisonnable, de Systèmes d’exploitation : Windows, MacOS, Linux...
- Une plateforme ouverte sur laquelle des milliers de plug-ins, de fonctionnalités complémentaires ont été développés.

IE vs Firefox Germany Les résultats obtenus ont été époustouflants :
- Firefox représente plus de 30 % des usages Web en Europe (Source Xiti).
- Comme le montre ce graphique, repris dans le blog de Tristan Nitot, “Mister Europe” de Mozilla, il est possible que Firefox dépasse IE en Allemagne avant la fin de l’année 2009.


Principes et atouts de Fennec

Fennec on Nokia Attention, ne vous précipitez pas sur le site de Mozilla pour télécharger la toute dernière version de Fennec ! Les versions actuelles sont réservées aux développeurs !
Pour le moment, Fennec ne fonctionne que sur la tablette Nokia N810 mais une version de test peut être installée sur PC Windows, Mac ou Linux.
Fennec 7

Il vous faudra patienter quelques mois avant de disposer d’une version opérationnelle sur des objets mobiles commercialisés.
Les premières copies d’écran disponibles sont très encourageantes.

Quels sont les objectifs des équipes de développement de Fennec, tels que j’ai pu les comprendre à la lecture du Wiki Fennec ?

Proposer toutes les qualités de Firefox sur un objet mobile disposant d’un écran de talle petite ou moyenne.

Je peux donc reprendre à l’identique sept des huit raisons du succès actuel de Firefox.
La seule différence concerne les systèmes d’exploitation sur lesquels fonctionnera Fennec. N’étant pas dans le “secret des dieux”, je vous donne mon pronostic ; Fennec sera, en 2010, disponible sur tous les OS qui vont dominer le marché des objets mobiles. (Voir plus loin).


Un marché à prendre, sans fournisseur dominant

A la différence du marché des PC en 2004, quand Firefox est arrivé, celui de la navigation sur Internet à partir d’un smartphone ou équivalent n’est pas en situation de quasi-monopole.

Quelle est la situation de ce marché, début 2009 :
- L’usage des téléphones mobiles pour naviguer sur Internet est peu répandu. Sur les 4 milliards de téléphones mobiles utilisés fin 2008, moins de 100 millions permettent vraiment de naviguer confortablement.
- En 2008, la navigation Internet sur mobile a vraiment démarré.
Opera Mobile features - Opera Mobile a été le premier navigateur mobile de qualité.
- Safari sur iPhone est le navigateur qui a fait décoller le marché, à la fois en termes d’usages et d’image.

Mais ... tout reste à faire !


Forte croissance des objets mobiles Internet, en 2009

MID prototypes Que ce soit les smartphones, NetBooks ou MID (Mobile Internet Device), concept promu par Intel, le nombre et la variété des objets mobiles d’accès à Internet va exploser à partir de 2009.

Quels sont les systèmes d’exploitation qui luttent pour devenir les vedettes de ce marché en très forte croissance ?
Je les regroupe en trois familles, chacune ayant deux champions.

Deux plateformes propriétaires en fin de vie :
Palm WebOS - PalmOS, malgré son changement de nom en WebOS.
- Windows Mobile, dont la prochaine, et possible dernière version “7” pourrait arriver en 2010.

Deux plateformes propriétaires à succès :
- RIM et ses BlackBerry.
- MacOS sur iPhone.
J’en ai longuement parlé, ici.
Ces deux plateformes garderont une part de marché significative, au moins pendant les 3 à 5 ans qui viennent ; après ?

Deux plateformes mobiles Open Source, en forte croissance :
- Symbian, de Nokia. En basculant en Open Source, et en abandonnant au passage des revenus annuels de l’ordre de 300 millions de dollars, Nokia a bien senti d’où venait le “vent du succès”.
- Android, de Google. Encore très marginal, avec pour le moment le seul smartphone G1 disponible, Android va voir ses parts de marché exploser. Fin 2010, le nombre de smartphones construits sur cet OS sera plus élevé que sur tout autre OS.


Les navigateurs mobiles en compétition

Quatre navigateurs mobiles Le navigateur mobile sera le logiciel clef de tous les smartphones, celui qui influencera le plus le choix des utilsateurs potentiels.
Quels seront les quatre butineurs en compétition ?
(On se retrouve dans une position proche de la compétition sur les navigateurs fixes, analysée ici.)
Je vais aussi les regrouper en deux équipes de deux :

- Navigateurs mobiles propriétaires, Opera et Safari.
Ce sont, début 2009, les deux indiscutables leaders.

- Navigateurs mobiles Open Source, Fennec et Chrome mobile.
Aucun de ces deux produits n’est encore disponible dans une version industrielle ; ce sera fait d’ici l’automne 2009. A partir de ce moment, ils vont être adoptés par la grande majorité des fournisseurs de smartphones et autres MID.

4 navigateurs, pour 6 systèmes d’exploitation ; cela fait 24 combinaisons possibles !
Quatre navigateurs mobiles, Six OS Quelles seront les “couples” en tête de la course, en 2010 ?

A chacun de faire son pronostic !


Fennec, chronique d’un succès annoncé

Poulain Si j’étais pronostiqueur hippique, je ferais de Fennec mon favori, car c’est un “poulain” très prometteur !
- C’est un navigateur bien “né”, d’une illustre famille, avec un père célèbre, nommé Firefox.
- Sa mère est une fondation performante, Mozilla, 100 % focalisée sur l’élevage d’excellents navigateurs.
- Toute l’équipe qui s’occupe de faire grandir et d’entrainer Fennec est une “communauté” très nombreuse, motivée et hypercompétente.

Fennec Acid3 L’un des très bons présages des performances futures de Fennec est le score exceptionnel atteint au test de conformité aux standards de la profession le plus dur, Acid3.  Atteindre 88/100 dès les premiers mois, alors que l’on en encore en pleine croissance est un résultat exceptionnel.

Très peu des futurs concurrents de Fennec sont à ce niveau, alors qu’ils ont déjà participé à de très nombreuses courses.

Le marché devrait rapidement plébisciter les combinaisons qui regroupent les quatre acteurs Open Source, Fennec et Chrome comme navigateur, Android et Symbian comme OS.

Couple patinage Si je devais, aujourd’hui, choisir la combinaison que j’utiliserai avec le plus de plaisir en 2010, ce serait, vous l’avez deviné :

Fennec + Android


Nous aurons surement l’occasion d’en reparler d’ici là !


iPhone vs BlackBerry ; grand public vs entreprise


Flying car L’un des plus grands “chambardements” induits par l’arrivée du Web 2.0 et des “digital natives” est lié à l’innovation.

Depuis le début des années 2000, l’innovation a changé de camp :
- L’essentiel des produits informatiques et télécoms innovants est introduit en priorité dans le grand public.
- L’essentiel de l’innovation dans les usages de ces outils se fait dans le grand public.

Pour les entreprises, ce double changement a “simplifié” l’innovation !

“Innover, pour une entreprise, consiste à importer, dès que possible, les outils et usages du grand public derrière son firewall.”

J’ai quand même réussi à dénicher une innovation récente qui a commencé sa carrière dans l’entreprise : le BlackBerry !

Boxing iPhone vs BlackBerry Ceci va donner lieu, dans les mois qui viennent, à un combat passionnant entre :
- Le BlackBerry, qui ayant conquis l’entreprise, s’attaque au grand public avec son produit “tactile” Storm.
- L’iPhone, après s’être imposé très vite dans le grand public, commence à s’infiltrer dans des entreprises ; tous les collaborateurs de Revevol en sont équipés depuis le début de l’année 2009.

Je vous propose de faire une analyse stratégique de cette future bataille ; je pense en effet qu’elle sera emblématique d’une question que vont se poser tous les fournisseurs :
Entreprise ou grand public : D’où viendront les innovations qui vont s’imposer, demain ?


Le BlackBerry, succès professionnel

Old blacberry Bravo, RIM ! Cette société canadienne a connu une exceptionnelle réussite, grâce à une famille de téléphones professionnels qui sont devenus les “must” de tous les dirigeants du monde entier.

RIM a eu l’intelligence d’innover, en mettant au point ce que les Américains appellent la “killer app”, l’application à succès qui a “créé de la valeur” pour les clients visés, les dirigeants d’entreprise.

Crackberry Cette application, c’était le “push mail”, la possibilité pour un manager de recevoir sur son Blackberry tous ses courriels sans avoir à faire la moindre manipulation, et l’on sait à quel point la grande majorité des dirigeants étaient (sont ?) mal à l’aise avec les outils informatiques.

Ceci a permis à RIM de commercialiser, non seulement le terminal, mais aussi, et surtout, un service de “push Mail”, vendu, fort cher, aux grandes entreprises et à leurs DSI.

Obama Blackberry Le summum du buzz ? Le grand débat qui agite actuellement les États-Unis : Barack Obama pourra-t-il garder son “cher” BlackBerry ?

C’est bien sur la sécurité des échanges qui inquiète les spécialistes !

Le succès professionnel du BlackBerry est indéniable : la recette de RIM était excellente :
- Une innovation dans les “usages”, le “Push Mail”.
- Un confort d’usage qui évitait à des dirigeants débordés d’avoir à faire l’”effort” de consulter leur boîte aux lettres, leurs courriels venant directement à eux.
- Avoir ciblé le marché des grandes organisations, prêtes à payer, fort cher, un service que demandaient les dirigeants.


L’iPhone, succès grand public

Iphone announced by Steve Il y a exactement deux ans, le 9 janvier 2007, Steve Jobs annonçait l’iPhone à Macworld.
L’iPhone, un concentré d’innovations, créait une rupture sur le marché des smartphones ; il y a un avant, et un après iPhone !

Les équipes d’Apple ont imaginé un produit de rupture ; les deux éléments qui ont fait la différence sont, à mon avis :
- Une ergonomie exceptionnelle, en majorité tactile.
- Le premier smartphone équipé d’un véritable navigateur, permettant une navigation confortable sur le Web.

Fille attente IPhone Le succès de l’iPhone dans le grand public a été immédiat, et mondial.
Dans le monde entier, de longues files d’attente se sont formées devant les points de vente, les premiers jours de commercialisation.

Succès ?
Début 2007, Apple n’avait jamais vendu un seul téléphone !

BlackBerry vs iPhone market share Fin 2008, en deux ans, l’iPhone est devenu le numéro deux mondial du marché des smartphones, seul le... BlackBerry est encore devant.
Si les tendances se confirment, l’iPhone pourrait dépasser le BlackBerry avant la fin de l’année 2009.

Succès ?
Satisfaction smartphone Une enquête récente mesure le niveau de satisfaction des utilisateurs de téléphones portables aux USA.
En tête, et de très loin : l’iPhone.

Fin 2008, l’immense majorité des utilisateurs d’iPhone sont dans le grand public. Rares sont les entreprises qui ont accepté cet outil dans la panoplie des objets “autorisés” par la direction informatique.


2009, l’année du “clash”

Big Fight  Janvier 2009 : tout est prêt pour un grand combat entre les deux leaders du marché des smarphones :

- Le BlackBerry va défier l’iPhone sur le marché du grand public.
- L’iPhone va défier le BlackBerry sur le marché des entreprises.

BlackBerry ? iPhone ? Qui va gagner ? Qui sera capable de prendre des parts de marchés importantes dans le territoire de l’autre ?

En utilisant, une fois de plus, le modèle d’innovation de Christensen, je vous propose d’évaluer les chances de succès de nos deux champions.


BlackBerry, succès grand public ?

Oublions les BlackBerry d’ancienne génération ; ils n’ont aucune chance de réussite sérieuse sur ce marché.

Storm SFR C’est donc avec le Storm, son premier smartphone “tactile” que RIM attaque le marché grand public ; en France, SFR est le premier opérateur à le proposer, en exclusivité.
Cet accord avait été signé quand Orange avait l’exclusivité de l’iPhone.  Si comme c’est probable, SFR est autorisé, dans quelques semaines, à distribuer aussi l’iPhone, il sera “intéressant” de suivre la nouvelle stratégie de cet opérateur qui saura très vite lequel des deux smartphones a les faveurs du public !

Quels sont les avantages concurrentiels potentiels du BlackBerry dans le grand public ?
Réponse simple : aucun !

Regardons, objectivement, ce qui faisait la valeur du BlackBerry en entreprise :
- Push mail : valeur nulle pour des personnes qui utilisent toutes un Webmail et peuvent lire leurs mails directement avec le navigateur.
- Accès à ses courriels Exchange et/ou Lotus Notes : aucune valeur.
- Service sécurisé d’envoi des courriels : il n’existe pas une seule personne prête à payer, sur ses propres deniers, ce service.

BlackBerry Storm L’éventuel acheteur, à titre personnel, d’un Storm fera, c’est évident, la comparaison avec l’iPhone.
Digitalworld a publié une étude détaillée du BlackBerry storm ; son titre n’a rien “d’excitant ” :
un mobile tactile sans grande fantaisie”.

Cet article, et beaucoup d’autres ont mis en évidence deux lacunes importantes :
- Une interface tactile basique ; l’ergonomie des logiciels et des interfaces est une spécialité d’Apple, difficile à égaler.
- Pas de Wi-Fi : c’est, à mon avis, une absence inacceptable pour un smartphone, aujourd’hui.

Résumons :
- Aucun avantage concurrentiel, aucune innovation de ‘”rupture”.
- Moins performant dans les domaines qui ont fait le succès de son concurrent, déjà leader sur son marché.

Mon diagnostic : échec du BlackBerry sur le marché grand public.


iPhone, succès en entreprise ?

Mac_vs_pc Depuis de très nombreuses années, la stratégie d’Apple vis-à-vis des entreprises est limpide : “Si vous souhaitez utiliser mes produits, en l’occurrence les postes de travail Macintosh, j’en serai ravi, mais ne comptez pas sur moi pour faire des efforts démesurés pour vous convaincre”.
Les campagnes publicitaires d’Apple à la télévision, caricaturant les utilisateurs de PC dans les entreprises, n’ont surement pas aidé cette migration !

Que peut-il se passer, en 2009, dans les entreprises ?
Trois facteurs importants peuvent jouer en faveur de l’iPhone :
- Le cycle de renouvellement des téléphones portables est beaucoup plus rapide que celui des PC.
Orange et iPhone 2 - Les adhérences aux applications existantes sont faibles, seule la messagerie est concernée et l’iPhone peut, aujourd’hui, dialoguer avec Exchange et la majorité des autres solutions professionnelles;
- Les grands opérateurs téléphoniques peuvent assurer la promotion, le marketing et la commercialisation de l’iPhone professionnel auprès des grandes entreprises.

Quels seront, au sein des entreprises, les principaux acteurs qui pourraient contribuer au succès ou à l’échec de l’introduction des iPhones ?

- Les managers déjà équipés d’un BlackBerry : dans une première étape, il ne faut surtout pas toucher à leur gadget favori.

- L’immense majorité des collaborateurs qui n’ont pas de BlackBerry, encore réservé à l’élite. Ce sont eux, les “non-consommateurs”, qui devraient être la cible prioritaire pour l’iPhone en 2009.
C’est d’autant pus intéressant qu’ils peuvent utiliser l’iPhone pour accéder à leurs courriels et au Web sans avoir besoin du service Blackberry de Push mail, dont les coûts sont dissuasifs.

- Les DSI : ils peuvent jouer un rôle de frein ou d’accélérateur dans la promotion de l’iPhone. Chacun choisira son camp !

- Les opérateurs téléphoniques : toutes les études l’ont confirmé : les utilisateurs d’iPhone “consomment” 4 à 5 fois plus de Web que ceux des autres smartphones. Ils devraient assurer une forte promotion des iPhones professionnels, qui feront exploser les usages de l’Internet Mobile dans les entreprises.

Frustration Je reviens un moment sur la démarche “astucieuse” qui consiste à équiper en priorité d’iPhones les collaborateurs sans BlackBerry.
Ceci devrait, rapidement, générer de la “frustration” auprès des dirigeants “BlackBerrisés” qui seront très vexés de constater que leurs collaborateurs sont équipés d’un outil plus valorisant, plus “cool”.
Ils viendront alors exiger que l’on remplace leur ancien outil par un iPhone, alors qu’ils auraient refusé tout changement qui leur aurait été imposé !

Mon pronostic : succès de l’iPhone dans le monde professionnel

Business lunch 2 Dans quelques mois, lors d’un déjeuner d’affaires entre dirigeants, poser sur la table son Blackberry fera terriblement “ringard” quand les autres convives dégaineront leur iPhone !

Ce jour-là, RIM aura du souci à se faire !

KO Si ce double scénario se confirme en 2009, échec du BlackBerry dans le grand public et forte percée de l’iPhone dans les entreprises, ce sera la preuve définitive qu’il n’y aura plus d’innovations majeures dans le domaine des technologies de l’information qui font en priorité leur entrée sur le marché professionnel.

Un K.O. sans appel !


Web 2.0 et ... Machiavel


Pourquoi ce titre ? 
Statue Machiavel Je relisais récemment quelques textes de Nicolas Machiavel quand j’ai retrouvé cette citation :

“Les innovateurs se créent des ennemis de tous ceux qui bénéficiaient du système ancien et ne disposent que d’un soutien “mou” de ceux qui pourraient bénéficier du nouveau système.
Le prince

Cela m’a aidé à mieux comprendre les difficultés que je rencontre tous les jours quand je fais la promotion des solutions Web 2.0 dans les entreprises.
Il y a en effet beaucoup “d’ennemis” et peu de bénéficiaires des “nouvelles solutions Web 2.0” !


Les innovations du Web 2.0 (rappel)

Innovation Web 2.0  C’est un sujet vaste, traité en permanence sur ce blog ; je vais simplement en rappeler quelques idées clefs :

- L’Innovation vient en priorité du grand public, tant pour les outils que pour les usages.

- Les infrastructures informatiques migrent, progressivement vers des solutions de “Cloud Computing”.

- Les logiciels traditionnels sont, rapidement, remplacés par des solutions SaaS, Software as a Service, hébergées sur le “Cloud”.

- Les solutions “intégrées” sont remplacées par une logique de composants, tant au niveau des infrastructures que des usages.

Je vous propose de faire, rapidement, un premier tour d’horizon des “ennemis” et des “bénéficiaires” du Web 2.0, au sens de Machiavel.


Les “ennemis” du Web 2.0 ... dans les DSI

La grande majorité des activités informatiques réalisées dans une DSI (Direction des Systèmes d’Information) sera impactée par les avancées du Web 2.0.
Je prendrai juste deux exemples :

Broken DataCenter - Production et gestion des centres de calcul. Tous les professionnels qui travaillent dans des centres de calcul d’entreprise comprennent bien que leurs métiers peuvent disparaître si l’essentiel des infrastructures bascule sur le “Cloud”.

Software factory - Etudes informatiques.  Les solutions SaaS ne permettent pas de “modifier” l’application ; elles permettent seulement une “paramétrisation” de cette dernière. C’est une excellente nouvelle pour les entreprises, car cela évite les très grosses bêtises ; c’est moins évident pour les équipes internes qui vont voir leur charge de travail divisée par 5 ou par 10 !



Les “ennemis” du Web 2.0 ... dans l’offre

Ils sont légion !!
Nantis Ce sont tous les “nantis” de l’informatique historique qui voient leurs privilèges menacés.

J’ai prévu de publier sur mon blog, dans les semaines qui viennent, une série complète de textes sur :

Le Tsunami Web 2.0, SaaS et Cloud Computing

J’y analyserai en détail les impacts du Web 2.0 sur tous les acteurs de l’offre de solutions.
Aujourd’hui, je vais simplement en donner un petit nombre d’exemples :

- Postes de travail. L’arrivée des NetBooks, très largement suffisants pour des usages SaaS, donne des sueurs froides aux fabricants de portables et des inquiétudes à Intel qui voit son CA menacé, car les processeurs utilisés sont très bon marché.

- Serveurs. Les acteurs du Cloud Computing achètent beaucoup de serveurs, oui... mais lis les utilisent beaucoup mieux que la grande majorité des entreprises. La forte baisse des ventes de serveurs aux entreprises ne sera pas compensée par les achats Cloud Computing.

- Editeurs de logiciels traditionnels. C’est la fin des marges “monstrueuses” sur des produits génériques ; à titre d’exemple, la division Office de Microsoft, c’est 80 % de marge brute et un bénéfice net de plus de 10 milliards de dollars (chiffres 2007) !
Difficile de maintenir cette rente “monopolistique” quand les solutions comme Google Apps vont gagner, très vite, du terrain.

Armada consultants - SSII (Société de Services). On verra disparaître les mégas contrats “indécents” d’installation de progiciels SAP ou Oracle qui mobilisent des centaines de “petites mains” pendant 5 ans ou plus pour bricoler des produits archaïques, inadaptés aux demandes actuelles des entreprises.

Remplacer la mise en œuvre d’un CRM Siebel par un CRM Salesforce, c’est pour une SSII un CA divisé par 10. Pas étonnant qu’elles ne soient pas toutes des fans du SaaS !


Les “bénéficiaires” ... externes du Web 2.0

Sextuples Ce n’est pas encore une famille “nombreuse” !

Tous les fournisseurs “natifs” Web 2.0, tels que Google, Salesforce, Netvibes ou Typepad, n’ayant pas de rentes de situation à défendre, mettent toute leur énergie à promouvoir les solutions innovantes.
Mais, tous ensemble, ils ne représentent encore qu’une toute petite partie du CA de l’industrie informatique.

Ce qui est encourageant, c’est que l’immense majorité de ces acteurs Web 2.0 a compris qu’ils devaient travailler ensemble pour gagner. API ouvertes, interopérabilité, Open Source font partie de leurs gènes.


Les “bénéficiaires” ...Internes du Web 2.0

A l’inverse, dans les entreprises, les bénéficiaires du Web 2.0 sont beaucoup plus nombreux, plus puissants que les ennemis de ces solutions.
New York marathon Ce sont eux qui devraient assurer la victoire progressive des outils et usages Web 2.0, en forçant l’offre à s’adapter à la demande.

Parmi les principaux bénéficiaires, j’ai envie de citer :

- Les digital natives, qui souhaitent trouver dans leur environnement de travail les outils grand pubic, qu’ils connaissent et maîtrisent bien.

- Les financiers, qui seront séduits par les réductions de coûts, fortes et rapides.

- Les dirigeants, sensibles à la vitesse de mise en œuvre de ces outils et au fait de ne plus être prisonniers de solutions rigides.

- La grande majorité des informaticiens, ravis de pouvoir proposer à leurs “clients” des solutions modernes, ergonomiques, sympas et très vite acceptées.

Je suis certain que vous trouverez d’autres familles de bénéficiaires, qui peuvent accélérer la diffusion des usages Web 2.0 dans les entreprises !


Mon métier : faire gagner les “bénéficiaires”, neutraliser les “ennemis”

David-and-goliath Si l’on a peur des difficultés, si la moindre rebuffade vous fait trembler, je vous déconseille fortement de vous lancer dans la promotion des solutions Web 2.0 !

Le déséquilibre apparent des forces, entre les ennemis et les bénéficiaires, est impressionnant.  Heureusement, le monde de l’informatique a montré, depuis plus de 40 ans, que les petites structures innovantes gagnent souvent :
- Microsoft, en 1990, avec Windows.
- Mozilla, qui en trois ans a propulsé Firefox à 30 % du marché en Europe.
- Facebook, avec 130 millions d’utilisateurs en 4 ans.

Nous avons aussi assisté à la chute rapide d’anciens leaders, incapables de s’adapter : Wang, Digital, Compaq, Data General ...

La réponse du PDG de Microsoft, Steve Ballmer, interrogé par ZDNet, est très révélatrice de la prise de conscience des risques du Web 2.0 par l’une des entreprises qui a le plus à perdre :

 " Entre Google et la situation économique, c'est Google qui me préoccupe le plus "

Machiavel Décidément, les siècles passent et Machiavel est de plus en plus d’actualité !

Platon, Montesquieu, Descartes... la longévité et la pertinence des idées des philosophes sont exceptionnelles ; difficile d’en dire autant de nos technologies et de nos discours sur le Web 2.0 ! 

Sachons rester modestes !


Musique et internet, un mariage intelligent et réussi !


Berliner Digital concert 1 Je suis toujours très heureux quand je découvre une initiative intelligente, qui accepte Internet comme un mouvement majeur, et ne cherche pas à le contrer, mais à en tirer parti.

L’un des plus grands orchestres classiques du monde, le Philharmonique de Berlin, lance en 2009 un nouveau service, le “Digital Concert Hall”, la salle de concert numérique.


Salle de concert numérique : principes

Ce projet, qui démarre par un premier concert mardi 6 janvier à 20h, va permettre à toute personne disposant d’un navigateur d’assister, en direct, aux meilleurs concerts du Philharmonique de Berlin.

Le mode de fonctionnement est remarquablement simple :

- Disposer d’un accès internet et d’un navigateur, sans autre logiciel supplémentaire qu’un lecteur Flash. Un choix technique “universel”, dont beaucoup devraient s’inspirer !

Berliner Stream test 2  - Vérifier, grâce à un test gratuit, que la qualité sonore et visuelle est suffisante.  Cette simple mesure est un bon signe de professionnalisme car elle évitera les désillusions potentielles lors de la première diffusion. Il est prévu trois niveaux de qualité d’image, selon la vitesse d’accès à Internet.

- Inscription préalable, et gratuite, sur le site de l’orchestre. Ceci permet aussi d’être informé à l’avance des prochains concerts.

- Réserver une "place" ; il est possible de prendre une place, concert par concert, ou de s’abonner à tout le cycle 2009.  C’est un mode de fonctionnement que tout mélomane connaît.


Performances techniques

Tout a été prévu pour satisfaire, raisonnablement, les exigences sonores et visuelles des clients du Digital Concert Hall :
- Transmission d’un son de haute qualité, équivalent a celui d’un CD.
- Utilisation de cinq cameras haute définition, avec un régie permettant un suivi visuel du concert de meilleure qualité que celui des premières places d’orchestre.  Le test sonore et visuel, déjà cité, en donne une très bonne idée.

D’après le Philharmonique de Berlin, la qualité du signal émis est, aujourd’hui, en avance sur la capacité des réseaux et des écrans de visualisation ; tant mieux. 
Au fur et à mesure que les foyers seront équipés d’affichages haute définition et de réseaux très haut débit, ils pourront profiter d’une expérience visuelle et acoustique de meilleure qualité.

Berlin Conf presse Une conférence de presse, en anglais, présente en détail le projet.

J’imagine que le Philharmonique de Berlin a signé un accord avec Amazon ou Akamai pour garantir la qualité de la transmission, indépendamment du nombre de personnes connectées. Comme les clients doivent s'inscrire à l’avance, le Philharmonique de Berlin saura combien de personnes ont payé et dans quels pays, ce qui devrait rendre plus facile l’optimisation de la transmission.

L’un des principaux défis techniques était de ne pas gêner les spectateurs présents dans la salle de concert, par des éclairages spéciaux ou des mouvements de caméras. Tout est piloté à distance, dans une régie technique, et en totale transparence pour les spectateurs présents.

Il a fallu trois ans pour mener à bien ce projet ; il est intéressant de noter que l’une des personnes qui a le plus contribué au projet est ... l'un des musiciens de l’orchestre.


Modèle économique

Berlin prix abonnement Les prix proposés par le Philharmonique de Berlin sont très raisonnables :
- 10 euros par concert en direct; le premier concert du 6 janvier est proposé à un prix d’appel de 5 euros.
- 89 euros pour les 15 concerts de la saison 2009.
- 3 euros de plus pour avoir la possibilité de revoir en différé, pendant 48 heures, un concert.

Il ne faut oublier que c’est le coût de l’accès au concert, indépendamment du nombre de personnes qui reçoivent simultanément le flux Internet.
Home cinéma 2 De nombreux mélomanes pourront bientôt organiser des “Concerts parties” en invitant des amis à partager le spectacle.
Connecté à un système de cinéma à domicile et un vidéo projecteur, il devrait être possible de créer des “mini-salles de concert” dans le monde entier.

J’imagine assez bien que des personnes astucieuses vont monter des séances “payantes” autour de ces concerts. Elles vont proposer des salles de concert virtuelles, où les personnes vont payer quelques euros pour profiter d’’un spectacle de haute qualité, avec sonorisation et visualisation professionnelles ; pourquoi pas ?
On peut proposer, aussi, que des salles de cinémas utilisent ces flux Internet pour organiser des séances musicales et optimiser ainsi leurs installations.

Pour le Philharmonique de Berlin, le Digital Concert Hall est ... tout bénéfice, étant donné que tous les concerts sont, physiquement, complets.
Salle berlin Alors que cette superbe salle ne peut accueillir que 2 440 personnes, le nombre de places disponibles pour le Digital Concert Hall est, lui, potentiellement illimité.

Quand on sait qu'un milliard de personnes suivent à la télévision le concert du nouvel an de l'orchestre de Vienne, tous les espoirs sont permis !

100 000 personnes, un million de personnes par concert, pourquoi pas ? Ce serait une extraordinaire "Victoire de la musique" rendue possible par Internet ; merci, Internet.

Aujourd’hui, Il est difficile d’estimer le nombre moyen de clients internet qui vont payer pour ces concerts virtuels.  Comme les coûts variables sont très faibles, je pronostique que chaque client nouveau va générer une marge brute de 90%, soit 9 € sur un prix de vente de 10 €.
Sur la base, raisonnable, d'un million de participants par an, cela représente quand même un bénéfice additionnel d'environ 9 millions d'euros.


Dimensions organisationnelles

En visualisant la conférence de presse qui annonce ce Digital Concert Hall, j’ai été frappé par la variété des profils des personnes qui ont participé, collaboré à ce projet.
Berlin Chef La direction administrative du Philharmonique, Sir Simon Rattle, chef permanent de l’orchestre, les musiciens, les sponsors, tous ont travaillé ensemble pour faire de cette première une réussite. Tous étaient présents à la conférence de presse pour montrer leur enthousiasme pour cette réalisation exemplaire.
C’est la Deutsche Bank qui, en tant que sponsor unique du Philharmonique de Berlin, a financé le projet.

Opéras de Paris en grève Quand on assiste, en France, aux interminables et inadmissibles grèves qui secouent en permanence les orchestres et opéras publics, on mesure à quel point nos amis allemands sont en avance dans ces dialogues sociaux.

Il  y a sûrement eu des discussions agitées au cours des trois ans qui ont été nécessaires pour mener à bien le projet.  
Je prendrai juste un exemple, la répartition des éventuels bénéfices de l’opération ; quel part pour les musiciens, pour le chef invité, pour le sponsor, pour la gestion de l’orchestre ?

Les “anciens” et les “modernes” se sont probablement opposés sur le bien fondé d’un tel projet, qui pouvait “démocratiser” un spectacle élitiste et le “dévaloriser”. Les “clients historiques” risquaient-ils de déserter la salle de concert ?

Peut-on imaginer que cette expérience soit répliquée en France ?


Quelques idées pour ... le Ministère de la Culture

Albanel Espérons que cela donnera des idées aux responsables du Ministère de la Culture, qui pourraient proposer des actions similaires, au lieu de perdre leur temps à créer des lois Hadopi imbéciles, inutiles et inapplicables.

L'Opéra de Paris, l’Opéra de la Bastille et quelques autres grands établissements pourraient lancer, en 2009, des programmes équivalents.
Je me permets de leur faire une recommandation ; et si vous évitiez de réinventer une solution technique maison, franco-française, en signant un accord de collaboration avec le Philharmonique de Berlin ?

Avec le projet “Digital Concert Hall”, le Philharmonique de Berlin démontre que culture, intelligence, technologie et économie peuvent être complémentaires.

Est-il irréaliste d'imaginer que, en 2012, nous aurons à notre disposition, toutes les semaines, des dizaines de concerts en direct à notre disposition, venant des meilleurs salles du monde entier ?
Et pourquoi se limiter à la musique classique ?

Un (petit) message d’espoir pour démarrer 2009.


iPod Touch Max, “Le” produit de l’année ... 2009


Max itouch Des indiscrétions convergentes annoncent l’arrivée en 2009 d’une nouvelle famille d’iPod équipée d’un grand écran.
Techcrunch a publié le 30 décembre 2008 un texte bien documenté sur ce projet, immédiatement repris par des centaines d’autres sites.

Fonctionnalités exactes ? Date de sortie ? Prix de vente ?
Aucun de ces “détails” n’est encore connu, ce qui n’a rien de surprenant quand on connaît la manie du secret de nos amis d’Apple.

Alors, pourquoi en parler déjà sur ce blog ?
Je pense que ce produit peut profondément marquer l’industrie informatique, comme l’iPhone a bouleversé le marché des smartphones.
Il est important que les responsables informatiques commencent à réfléchir aux impacts possibles de cette nouvelle race d’objets d’accès au Système d’Information de leur entreprise.


iPod Touch Max : le produit

Le nom iPod Touch Max (iTM) n’est bien sur pas officiel, c’est simplement celui que je vais utiliser dans ce texte.

Stranger_than_fiction A quoi pourrait ressembler un iTM, lorsqu’il sera commercialisé par Apple, dans la deuxième moitié de l’année 2009 ? Faisons un peu de "technologie fiction".

- Un iPod Touch avec un écran de 9 pouces, comme la majorité des Netbooks actuels. Techcrunch annonce 7 ou 9 pouces, mais je pronostique que, d’ici la mi 2009, les écrans 9 pouces seront généralisés sur tous les Netbooks traditionnels etqu’Apple ne pourra pas proposer plus petit.
- Un fonctionnement 100 % tactile.
- Claviers et touches de fonctions affichés de manière modulaire et spécifique selon le contexte de chaque application.
- Réseau Wi-Fi b/g.
- Possibilité d’utiliser aussi un réseau 3G+ ou au delà : non certain, au lancement, mais très probable.
- Safari, comme navigateur par défaut : il s’agira de la version complète de Safari, identique à celle disponible sur Macintosh et Windows.
- Accès immédiat à la bibliothèque d'applications iPhone, qui comprend déjà des milliers d’applications.


iPod Touch Max : positionnement

Comme l’iPhone en 2007 et l’EeePC d’Asus début 2008, l’iTM sera le premier d’une nouvelle famille d’objets d’accès à Internet.

J’entends déjà les commentaires négatifs de certains :
TabletPC Compaq - Microsoft commercialise ses TabletPC depuis plusieurs années et l’iTM fait partie de la même famille.  Le succès “planétaire” des TabletPC Windows montre clairement que ces produits n’ont jamais trouvé leur marché.

- Ce n’est qu’un iPhone qui a grossi ! 
IpodMax 6 fois plus grand Multiplier par six la surface de l’écran, en passant de 3,5 à 9 pouces, faire que le clavier virtuel ne soit que 10 à 15% plus petit qu’un clavier classique de PC, ce sont des modifications d’usages et d’ergonomie majeures.

J’utilise quotidiennement un iPhone, un EeePC de première génération, avec un écran de 7 pouces et un clavier de taille réduite, et un Macintosh avec un écran de 15 pouces.  Les différences de confort d’usage entre ces trois outils sont évidentes et m’obligent à faire des compromis permanents.
Je puis vous garantir que mes réponses à un email ne sont pas les mêmes selon que j'utilise un iPhone ou le Macintosh !

- Pourquoi ne pas utiliser un Netbook classique, beaucoup moins cher ?
1euro Je pronostique que le prix de vente d’un iTM sera dans une fourchette de 600 à 800 euros.
En acceptant cette hypothèse, cela signifie que le coût journalier d’un iTM sera au plus de 1 € supérieur à celui d’un Netbook traditionnel.  
Combien de personnes seront prêtes à payer cette différence pour disposer d’un outil à l’ergonomie exceptionnelle ?

En résumé : IPod Touch Max = un Netbook tactile


IPod Touch Max : impacts

Marché Smartphones Q3 2008 Monde En 2008, pour la première fois, les PC portables ce sont plus vendus que les PC de bureau.
En 2008, il c’est vendu plus de 14 M de Netbook, contre ... 0 en 2007.
En 2008, l’iPhone est devenu le numéro 2 des ventes de smartphones.
Tous ces chiffres confirment la montée de l’Internet Mobile, aux dépens de l’internet fixe.

Top US Wi-Fi Devices - Une étude récente par Admob (le PDF complet de l’étude est disponible ici), montre que les accès Wi-Fi, non PC, sont très largement dominés par l’iPhone et l’iPod Touch. Une démonstration de plus que les usages innovants sont induits par les produits innovants !

L’iTM sera, en 2009, l’innovation qui va définitivement sceller la victoire de la mobilité en complétant la palette des outils mobiles performants et ergonomiques.


IPod Touch Max : place dans les entreprises

La stratégie postes de travail, ou plutôt objets d’accès au Système d’Information, fera partie des décisions stratégiques 2009 de tous les DSI.

Les principaux paramètres de décision sont maintenant connus :
- Un navigateur performant, premier élément de choix.
- Mobilité par défaut, fixe par exception.
- Ergonomie et simplicité d’usage.
- Poids et taille : offrir une palette d’options à chaque utilisateur, en fonction de ses usages dominants.
- ACM : Access Cost / Month (Coût d’Accès mensuel). Cette nouvelle mesure remplace le vieux TCO, Total Cost of Ownership. Pour calculer l’ACM d’un objet d’accès, il suffit d’ajouter le coût d’accès au réseau au coût mensuel de l’objet d’accès, calculé sur 3 ans en moyenne. C’est un sujet que j’ai déjà traité ici et ici.
- Elément de plus en plus marginal : le système d’exploitation.

Chers amis DSI, en ce premier jour de l’année 2009, et pour vous faciliter la vie, je vous propose une liste des objets d’accès à proposer à vos clients internes, fin 2009 :
Eventail Objets d'accès - Deux smartphones, iPhone ou BlacBerry, en les laissant décider ; le résultat du choix sera intéressant !
- L’iPod Touch Max, comme Netbook tactile.
- Un Netbook Linux, avec écran 9 ou 10 pouces.
- Un Macbook air, écran 13 pouces.
- Un PC portable Windows XP ou Seven, avec écran 15 pouces.
- Un Macbook Pro, écran 15 pouces.
- UN PC de bureau, sous Windows XP ou Seven.

Cette palette “raisonnable”, de huit objets, devrait permettre à tout DSI de répondre efficacement aux attentes de 95 % de vos clients.

Vous aurez bien sur calculé à l’avance l’ACM de chacun de ces objets d’accès et c’est la somme qui sera refacturée dans le budget informatique de chaque utilisateur.

Je suis heureux de pouvoir commencer l’année 2009 avec un texte positif, montrant que l’innovation ne s’arrête jamais dans nos métiers, même et surtout dans des périodes turbulentes.

PS : je vous promets, lorsqu’un "iPod Touch Max" sortira en 2009, de publier un nouveau texte dans lequel j’analyserai les principaux écarts entre ma “technologie fiction” et la réalité !