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Gmail : la panne, expliquée et les clients, dédommagés !


Car breakdown Dans mon dernier texte,qui parlait de la “monstrueuse panne” de Gmail, il y a deux jours, je terminais en espérant avoir des explications de Google.

De nombreux commentaires posaient des questions sur le SLA, contrat par lequel Google garantit un niveau de service de 99,9 %, et de la manière dont Google allait le mettre en pratique.

J’ai obtenu des réponses à ces deux questions.


Panne Gmail : les explications

Deux jours après cette panne, Google a envoyé un message à tous ses clients et publié sur l’« official gmail blog” une explication détaillée de l’origine de l’incident.

Bug free Résumons en quelques lignes ces explications :
- C’est un “bug” logiciel (désolé pour les partisans de la grande conspiration mondiale contre Google ou d’une attaque massive contre ses serveurs).

- Google a réalisé une maintenance préventive de l’un de ces centres de calcul en Europe. Une modification récente du logiciel destiné à faciliter la localisation des données au plus près des utilisateurs a déclenché une surcharge d’un centre de calcul. Cette surcharge c’est ensuite propagée à d’autres centres de calcul

- Les ingénieurs de Google ont mis une heure pour trouver la cause de la panne ; ils ont ensuite pu remettre, en deux heures, en état de fonctionnement tous les centres de calcul concernés.

- Aucune donnée, aucun message n’ont été perdus.

Wainewright Sur ce thème, Phil Wainewright émet une hypothèse intéressante ; Phil est un blogueur célèbre de la galaxie ZDNet, spécialiste du Cloud Computing et des solutions SaaS ; il sera d’ailleurs à Paris le 5 mars pendant les Etats Généraux du SaaS/ASP, où j’interviens également.

Selon lui, l’une des causes de cette panne serait liée aux demandes des Entreprises européennes qui souhaitent que Google puisse garantir que les données restent hébergées en Europe.
Google prévoit, rapidement, de répondre à cette demande et travaille sur une partition de ses 40 centres de calculs mondiaux en grandes régions géographiques.


Google Apps Status Dashboard (Tableau de bord)

Pour permettre à ses clients de suivre en permanence les performances de toutes les applications de Google Apps, Google a ouvert à tous ses clients un accès à un tableau de bord qui donne, en permanence, une image de l’état de fonctionnement des applications.

Google Apps Status Dashboard Pour chaque incident répertorié, il est possible d’obtenir une explication détaillée et les prévisions concernant le retour à la normale.
J’imagine que ce tableau de bord était déjà disponible pour les responsables internes de Google ; l’ouvrir à leurs clients est une excellente idée.


La réponse de Google au SLA (Service Level Agreement)

Sla_shaking_hands Revevol étant l'un des clients de la version professionnelle de Google Apps, j'ai reçu un message d'excuses de Google expliquant les causes de la panne et me disant que ...
en allant bien au-delà de ses obligations, Google a décidé de prolonger gratuitement de 15 jours la durée du contrat de tous les clients.

En résumé : 2h30 de perturbations après plus de deux ans d'utilisation sans incident, 8 minutes effectives de désagrément, 15 jours de prolongation gratuite de mon service.
Combien d'informatiques internes, combien d'éditeurs traditionnels sont capables de proposer ce niveau de service ?

J’imagine déjà la réaction d’un directeur financier pragmatique : des pannes comme cela, j’en redemande !

Waiting-22 Avec une panne tous les 15 jours, qui me perturbe pendant quelques minutes, j’aurai accès gratuitement à la solution professionnelle en permanence !!

Je crains, malheureusement pour lui, que ce directeur financier soit très déçu ; la fiabilité de Google Apps risque de l’obliger à attendre, longtemps, la prochaine prolongation de son contrat !

Remarque : depuis quelques mois, ZDNet.fr reprend mon blog sur son site ; c'est le blog de référence sur les thèmes "Entreprise 2.0".

Rectificatif  6 mars 2009 : je viens de m'apercevoir que ce texte a été publié deux fois, suite à une erreur de ma part. Je laisse quand même les deux versions car des commentaires différents sont présents sur les deux documents.  Avec toutes mes excuses.


La cata ! Gmail de Google est en panne !

Gmal Libération Mardi 24 février 2009, 11h30, heure de Paris : Le monde entier s’inquiète, se désespère ! Un grand nombre des plus de 100 millions d’utilisateurs de Gmail, la messagerie Web gratuite de Google, n’ont plus accès à leur messagerie favorite ! J’en fais partie.

Pire, insupportable, inadmissible, cette panne touche aussi les utilisateurs professionnels de Google Apps, la solution payante (40 € /an / personne),  qui garantit un SLA (Service Level Agreement), en clair un contrat de garantie de service de 99,9 %.
Revevol, la société que je préside, est depuis quelques semaines, le premier distributeur européen de Google Apps ; nous avons aussi touché par cette “catastrophe”.

C’est le mal “absolu”, comme le titre avec beaucoup d’humour le site Web du journal Libération.


Les réactions du Web

Results Twitter Gmail Les statistiques de Twitter sont intéressantes ; pendant cette courte période de temps, le nombre de “twits” qui citent Gmail a explosé.

Gfail Techcrunch Le blog Techcrunch, que j’ai souvent cité, publie un texte en faisant, lui aussi, un jeu de mots, pour parler de “Gfail” (Géchec).
Beaucoup plus que le texte, ce qui m’a frappé, c’est le nombre de commentaires, qui dépasse déjà le chiffre de 170 !

Ce feu d’artifice de commentaires, blogs et autres twits c’est arrêté aussi vite qu’il avait commencé.
Maintenant que l’effervescence c’est calmée, quelles leçons peut-on tirer de cette panne de Gmail pendant 2 à 3 heures ?


Une analyse, à froid, des impacts de cette panne

Je vais concentrer mon analyse sur la version professionnelle, payante de Google Apps, qui comprend la messagerie.
En termes d’usages, quels ont été, pour moi, et toutes les personnes impactées, les impacts réels de cette panne ?

Gmail off J’ai pu continuer à utiliser en mode normal, sans incident, toutes les autres fonctionnalités de Google Apps :
- L’agenda partagé.
- Les documents, traitement de texte, tableur, présentation.
- Google Sites, qui gère tous les Wikis de Revevol.
- Le partage de vidéo.

La seule fonctionnalité qui posait problème était donc la messagerie, dans sa version Webmail, accessible directement depuis un navigateur.
Je ne sais pas si c’est une coïncidence, mais les améliorations apportées récemment à Google Apps, et que j’avais présentées il y a quelques jours, m’ont permis de réduire très fortement les nuisances liées à cette panne.

Une analyse détaillée de la réalité des dysfonctionnements s’impose :

Gmail flaky - Depuis mon Macintosh, j’ai mis en œuvre le mode de fonctionnement “flaky connection” (voir texte cité pour explication). Ceci me permettait de continuer à travailler avec ma messagerie professionnelle en mode off-line, mais en pouvant écrire de nouveaux messages ou répondre à mes courriels en attente.

Pendant toute la période de la panne, Olivier Margerand, consultant de Revevol, a mesuré en permanence la durée maximale de la période de non-connexion ; elle n’a jamais dépassé 8 minutes.
A chaque rétablissement, temporaire, de la connexion, j’ai reçu de nouveaux courriels et ceux que j’avais écrits ont été envoyés.

- Sur mon iPhone, en mode mobile, ma messagerie gmail a fonctionné en permanence.

- Les utilisateurs en mode iMap ou Pop3, dont je ne fais pas partie, m’ont aussi confirmé qu’ils ont pu continuer à utiliser leur messagerie gmail professionnelle.

En résumé, pendant 3 heures, l’impact négatif réel le plus grave de cette panne, sur mes usages de Google Apps, c’est résumé à :

Un délai maximum de huit minutes pour l’envoi ou la réception de mes messages.

Comment résumer cette journée “cata” !
- J’ai été gêné par une panne de Gmail : oui.
- Ma capacité à envoyer et recevoir des courriels a été sérieusement impactée : non.
- J’ai pu continuer à utiliser toutes mes autres fonctions “SaaS” sur le Cloud de Google sans aucune difficulté : oui.

Ce ne sont pas, objectivement, des perturbations “catastrophiques” !
Le bruit fait par cette panne dans la “blogosphère” est ... disproportionné par rapport à la réalité des perturbations ; comment l’expliquer ?

Spider J’y vois plusieurs raisons :
- Plus rien de ce qui touche à Google ne laisse indifférent.
- Tout incident de ce type ravive les craintes liées à la migration des applications dans le “Cloud”.
- Les pannes SaaS sont si peu fréquentes qu’elles font la “une” à chaque fois.  Il y a deux mois, c’était Salesforce qui était montré du doigt pour un arrêt de service inférieur à 1 heure.


Les réponses de Google

Sur le blog officiel Gmail, Google a publié deux textes, le premier pour annoncer la panne, le second pour indiquer que tout était rentré dans l’ordre.

Sorry Google a aussi, et c’est normal, transmis ses excuses à toutes les personnes qui ont souffert de cette panne.

D’où est venue cette panne ?

Question mark J’avoue avoir du mal à en comprendre la nature.
- Ce ne sont pas les serveurs, car toutes les autres fonctions de Google Apps étaient opérationnelles.
- Ce n’est pas l’application Gmail elle-même, car elle continuait à fonctionner sur iPhone et en mode iMap.

Google, dans sa réponse, indique que, pour le moment, ils n’ont pas encore trouvé la cause de cette panne ; j’attends avec impatience les explications.

Et si Google, dont tout le monde connait la devise “Don’t do evil” l’avait fait exprès pour montrer l’efficacité de ses nouvelles options off-line et sur mobile.
J’avoue que cette pensée m’a, quelques secondes, quelques secondes seulement, effleuré l’esprit !


Web 2.0 = “Low Cost” + “High Quality”, réponses immédiates aux challenges économiques de 2009.


Maybach-zeppelin- 450K euros (Ce texte ne s’adresse pas aux responsables informatiques qui ont, en 2009, des budgets illimités et peuvent continuer à investir massivement (bêtement ?) sur des solutions luxueuses, en fin de vie).

Vague sur maison Le monde entier est soumis à une forte tempête économique et financière ; je pense avoir entendu ce message plusieurs centaines de fois depuis quelques mois !

Dans ce contexte complexe, imprévisible, les entreprises, qu’elles se nomment Microsoft ou L'Oréal, ont pris la sage décision de ne pas publier des prévisions sur leurs performances économiques en 2009.

Dans les entreprises réactives, ce ralentissement prévisible de l’activité ou de la croissance a immédiatement été traduit par des décisions de réduction des dépenses, y compris dans le domaine de l’informatique.

Je constate avec plaisir que ces décisions de réduction des budgets informatiques font que les solutions Web 2.0 ne sont plus seulement “nice to have” (sympas) mais sont maintenant vues comme des outils qui accroissent la rentabilité et la compétitivité des entreprises.

Trois études, très récentes, confirment le bien-fondé de cette vision.


MacKinsey : Six manières de rendre opérationnel le Web 2.0

MacKinsey, célèbre cabinet de stratégie américain, vient de publier en février 2009 un remarquable document de huit pages sur “Six ways to make Web 2.0 work”.
Il est nécessaire de s’inscrire sur le site “MacKinsey Quarterly” pour pouvoir, ensuite, télécharger gratuitement cette étude.

McKinsey on Productivity Web 2.0 Le premier graphique de ce document est “fascinant” ; il indique que, à partir de 2009, la productivité des entreprises viendra plus des outils Web 2.0 que des solutions structurées traditionnelles, autour des ERP et autres CRM.

Je ne suis pas sûr que ce message passera facilement auprès de tous les responsables informatiques ! 
Les utilisateurs, eux, le comprennent très bien.

La dernière phrase de ce graphique fera plaisir aux responsables financiers ; elle parle “... d’investissements technologiques qui sont souvent une surcouche légère au dessus des infrastructures existantes”.

Augmenter la productivité de tous les utilisateurs d’outils informatiques avec des investissements légers ; le pied !


Réduire les budgets informatiques du gouvernement américain

Barack Obama peut lire aujourd’hui un rapport qui vient d’être publié par MeriTalk, une “communauté” qui s’intéresse aux dépenses IT de toutes les agences du gouvernement américain.

Un article de PCWorld (en anglais) en présente les principales conclusions et permet d’accéder à cette étude, en format PDF.

Réduction budget IT US Comme le montre ce tableau de synthèse, l’étude de 30 grands organismes publics américains, armée, santé, NASA..., qui dépensent 60 milliards de dollars pour leur infrastructure IT, les réductions potentielles de coûts se chiffrent à 23,6 milliards de dollars, qui se décomposent en :

- $3,7 B en privilégiant des solutions Open Source.

- $13,3 B en utilisant la virtualisation pour réduire le nombre de serveurs.

- $6, 6 B en basculant sur des solutions Cloud Computing/SaaS ; ce n’est pas moi qui vais dire le contraire !

Bercy Au vu de l’état des finances du gouvernement français, ceci pourrait donner des idées à nos amis du Ministère du Budget !
Je reviendrai très vite sur ce sujet, pour parler du scandale et de la gabegie que représentent des projets pharaoniques tels que Chorus au Ministère des Finances.


Intel “Investit” dans les réseaux sociaux

Grâce au blog de Bertrand Duperrin (merci !), j’ai découvert les projets d’Intel dans le domaine des réseaux sociaux.

IT@Intel blogs Début mars 2009, Intel va installer un réseau social qui, à terme, sera utilisé par les 85 000 collaborateurs de la société.

La liste des neuf raisons qui ont poussé Intel à prendre cette décision, à “investir” dans ce domaine alors que l’entreprise, elle aussi, souffre beaucoup du ralentissement de la demande informatique, est très instructive.

J’en ai sélectionné trois :
- “Too much time is lost to find people & information to do your job” (Trop de temps est perdu pour trouver les personnes et l’information pour faire son travail).
- “Getting work done effectively in globally dispersed teams is challenging.” (Travailler efficacement dans des équipes mondialement réparties est un challenge).
- “We need to deliver radical innovation in a mature company.” (Nous devons créer des innovations de rupture dans une entreprise ancienne). Ce n’est pas un hasard si Clayton Christensen a beaucoup travaillé pour Intel !

La dernière phrase de ce texte en résume très bien le message central :
We believe these tools have the potential to be transformational”.
(Nous pensons que ces outils ont le potentiel de transformer l’entreprise).


Réduction des coûts, augmentation de la qualité

Cost reduction, increase qualité Dans le subconscient de très nombreux dirigeants, il y a une relation directe entre les coûts et la qualité d’un produit ou d’un service : la réduction des coûts induit une réduction de la qualité.

Rien n’est moins évident !
Comme le rappelle MacKinsey, les entreprises peuvent, aujourd’hui, capitaliser sur leurs investissements existants en infrastructures informatiques et augmenter, très vite, la qualité et l’efficacité des services rendus à tous les utilisateurs.

Les solutions Web 2.0 peuvent, simultanément :
- Réduire les coûts actuels ; la Bureautique 2.0 en est un exemple évident.
- Augmenter la qualité des services proposés. Il ne faut pas très longtemps à une personne pour comprendre que partager de la connaissance ou des documents avec des Wikis, en se libérant de l’absurdité des pièces jointes envoyées par email, lui permet de travailler, mieux et plus vite.


2009 : Réduction des coûts et Web 2.0 : passer à l’action !

J’avais, un peu, anticipé cette demande de réduction des budgets informatiques 2009 en écrivant, il y a un an, un texte chiffrant à 426 milliards de dollars par an le potentiel de réduction des coûts bureautiques.
Il est, plus que jamais, d’actualité !

Maintenant que Google Apps est une alternative crédible aux antiquités bureautiques 1.0, il devient urgent de démarrer, en 2009, la migration de tous vos utilisateurs depuis Exchange ou Lotus Notes.

Forrester Research Google APps Forrester Research vient de publier une étude que votre directeur financier va adorer : elle démontre qu’il est possible de diviser par 3 ou 4 le coût de votre messagerie. 

Je n’imagine pas que la majorité des Directions Générales et des DSI avec un minimum de bon sens économique ne va pas sauter le pas en 2009.
Les autres ? Il serait prudent de préparer leur CV !


Les sept piliers de l’Entreprise 2.0

La Bureautique 2.0 n’est que l’un des sept piliers de solutions Web 2.0 qui permettent de basculer vers des usages Entreprise 2.0.
Cost reduction J’ai déjà traité ce sujet, et .
Dans le troisième texte sur ce sujet, j’ai abordé les motivations qui vont guider les entreprises dans cette direction.

La réduction des coûts en fait partie...

Rappel : Ce texte ne s’adresse pas aux responsables informatiques ...


Bureautique 2.0 : Google Apps, la maturité et... la synchronisation !


Logo Google Apps Vidéo Que de chemin parcouru en deux ans, depuis ce 22 février 2007, le jour où Google annonçait à Paris la toute première version de Google Apps Premier Edition (GAPE), ses outils Bureautique 2.0 pour les entreprises.

Que de chemin parcouru en deux ans ! GAPE est aujourd’hui une solution Bureautique 2.0 collaborative qui a atteint l’âge de raison et peut (doit ?) être déployée dans toutes les entreprises.


Google Apps : la maturité

Google Apps est une excellente illustration du processus d’innovation continue propre aux solutions SaaS, Software as a Service.

Versions vs évolutions  La notion traditionnelle de “version” n’existe plus. Toutes les semaines, tous les mois, Google enrichit son offre GAPE de nouvelles fonctionnalités.

Responsables informatiques et bureautiques, j’ai une très bonne nouvelle de plus pour vous ! Vous pouvez mettre aux oubliettes :
- Les achats de nouvelles licences.
- La gestion des “projets de migration ” de version.
- Les perturbations pour les utilisateurs.
- Les formations à refaire.
- Les changements de formats (ayons une pensée “charitable” pour tous les égarés qui sont tombés dans le piège Office 2007 et ses formats, docx et équivalents, déjà obsolètes).

Les enrichissements continus apportés à GAPE peuvent être regroupés en trois familles :
- Certains étaient annoncés dès le début, comme la fonction “présentation ”, qui était absente au lancement de la solution.
- D’autres n’étaient pas prévus et sont arrivés “par surprise” ; la possibilité d’enregistrer 3 Go de vidéos par personne en est un bon exemple.
- Il y a enfin toutes les améliorations permanentes des fonctionnalités existantes. Pour la messagerie, fonction vedette de GAPE, j’ai noté depuis quelques semaines des évolutions très fréquentes. Les dernières concernaient l’amélioration de la gestion des listes, qui a changé de nom pour s’appeler maintenant gestion des groupes.

Official Gmail Blog Pour suivre ce flux incessant de nouveautés, le plus simple est de s’abonner aux très nombreux “blogs officiels ” de Google, tels que :
- Blog sur la messagerie.
- Blog sur les documents.
- Des blogs par pays ; l’Italie et l’Allemagne ont le leur, mais la France brille par son absence !
Official Docs Blog - Blog général sur Google.

Pour s’y retrouver, Google propose aussi un catalogue de tous ses blogs officiels.

Les deux évolutions majeures de ces derniers jours, qui font toute la différence, sont :
- La généralisation de l’usage en mode déconnecté (off-line), étendu à toutes les fonctionnalités de Google Apps.
- La synchronisation possible sur de nombreux smartphones.

Une analyse détaillée s’impose...


Utilisation de Google Apps depuis un Mac ou un PC Windows.

Poubelle outlook J’ai une excellente nouvelle : vous pouvez mettre au rancart vos vieux outils de synchronisation, tels qu’Outlook ou Thunderbird !

L’outil Open Source Gears, initialement créé par Google, permet l’utilisation en mode déconnecté, dans son navigateur, des outils Web.
Cette fonctionnalité est maintenant disponible pour la messagerie et l’agenda de Google Apps.

Quelle simplification ! Quelle efficacité ! Je n’ai plus qu’une seule instance de mes outils bureautiques essentiels, c’est celle qui est “On the Cloud”.

Google Apps Synchro et mobile Je dispose de trois modes de travail :
- En mode connecté, de loin le plus fréquent, je travaille “normalement” sur le Cloud.

- En mode déconnecté, les contenus de ma messagerie et de mon agenda sont disponibles dans le cache du navigateur. Il y a, bien sûr, quelques limites ; à titre d’exemple, mon agenda n’est pas, pour le moment, disponible au-delà des trois prochains mois.

- En mode connexion intermittente (flaky connection mode), je travaille normalement et Google Apps alterne automatiquement du mode Cloud au mode déconnecté selon l’état du réseau. C’est très efficace quand on travaille dans un TGV sur un réseau 3G.

Conséquences pratiques immédiates :
- J’ai abandonné mon agenda iCal sur mon Macintosh ; il est remplacé par la version “Gears” de Google Agenda.
- Je n’ai plus besoin de tous ces outils de synchronisation, tels qu’Outlook, Thunderbird ou Entourage.
- Je ne vais pas renouveler la licence de Spanning Sync, l’outil de synchronisation que j’utilisais entre Google Apps et iCal.
- Je vais me dépêcher d’oublier la signification des mots réplication et synchronisation.

C’est la fin du “cauchemar de la synchronisation” avec son ou ses postes de travail principaux, thème que j’avais traité ici.


Utilisation depuis un objet mobile (Smartphone)

C’est la deuxième bonne nouvelle de ces derniers jours ; Google permet de synchroniser en permanence Google Apps avec la grande majorité des smartphones tels que l’iPhone et Nokia, et non plus avec les seuls BlackBerry.
Pour savoir si votre téléphone mobile peut accepter cette fonctionnalité, vous pouvez consulter ce site de Google.

Comme le montre le schéma précédent, mes trois univers bureautiques sont maintenant en phase, en permanence :
- Google Apps, “on the cloud”, sert de référence et d’espace de travail le plus utilisé.
Google Agenda Offline  - Sur mon Macintosh, Gears me permet de continuer à travailler confortablement dans un avion ou un lieu sans réseau disponible.

- J’ai, en permanence, sur mon iPhone, accès à mon agenda et mes courriels à jour.

Il reste des progrès à faire pour que cette transparence dans les usages des trois univers soit complète.  A titre d’exemple, je ne peux pas encore rajouter un événement sur mon agenda Macintosh “Gears” alors que c’est possible sur l’agenda Google iPhone. 

Pour permettre cette utilisation depuis un smartphone, Google a collaboré avec Microsoft, en reprenant l’outil Activesync.  Bravo à ces deux grands acteurs du marché de la bureautique pour avoir su travailler ensemble, alors qu’ils sont de plus en plus en situation de compétition intense.


Synchronisation Google : un guide d’usage à votre disposition

Les équipes de Revevol ont créé un “Google Sites” (alias un Wiki), en français, pour aider toutes les personnes qui souhaitent mettre en œuvre cette fonctionnalité, tout en évitant de possibles erreurs.

Parmi les “caveats” mis en évidence :
- L’effacement des données de contact sur votre objet mobile lors de la première synchronisation.
- Comment organiser sa liste de contacts sur Gmail pour ne pas importer des adresses inutiles sur votre mobile.

Vidéo Synchro Iphone Deux vidéos, disponibles sur le site de Revevol et sur YouTube (une et deux), vous aideront, je l’espère, à mettre en œuvre cette fonctionnalité sur un iPhone ou iPodTouch.

J’espère qu’il vous aidera à tirer un maximum de profits de ces nouvelles fonctionnalités, en évitant les principaux pièges.

Maturité des fonctionnalités, synchronisation opérationnelle ; Google Apps est devenu en deux ans la solution Bureautique 2.0 que les entreprises, de toute taille, de tout secteur, peuvent installer en 2009. 
Responsables informatiques, je vous renvoie à un texte écrit il y a quelques semaines, de plus en plus d’actualité, et qui vous aidera à prendre, immédiatement, les bonnes décisions Bureautique 2.0 qui s’imposent.


Web 2.0 : “UGT”, quand l’utilisateur conçoit ses outils !


UGC book Nous connaissions l’UGC, User Generated Content, l’un des concepts fondateurs du Web 2.0.(Contenus Créés par les Utilisateurs).
Blogs, Wikis, réseaux sociaux, Flickr, YouTube... tous les outils clefs du Web 2.0 sont enrichis par les utilisateurs, qui produisent l’essentiel des contenus.

Cette prise du pouvoir par les utilisateurs du Web passe à la vitesse supérieure ! Ils se transforment en concepteurs, voire en constructeurs de leurs ... outils informatiques !

Je propose d’appeler ce mouvement UGT :

UGT = User Generated Tools

(Outils développés par les Utilisateurs)

Deux exemples récents, présentés plus loin, me serviront à illustrer ce nouveau mouvement !


UGT : les origines, les principes

Firefox eats IE Le premier mouvement “participatif” qui a profondément marqué le monde de l’informatique est lié au développement des logiciels “Open Source”.
Aujourd’hui, plus de 3 millions de développeurs contribuent à l’élaboration des meilleurs produits logiciels du marché : Android, Apache, Firefox, Linux, MySQL...

Ensuite, le Web 2.0 a permis à 15 ou 20 % des 1 500 millions d’utilisateurs actuels d’Internet de découvrir les potentiels de la création de contenus.
Ce deuxième mouvement collaboratif concerne 200 millions de personnes, et plus si l’on considère que les 150 millions d’utilisateurs de Facebook et les 300 millions de membres des autres réseaux sociaux en font partie.

La troisième vague se profile à l’horizon ; les utilisateurs du Web vont se découvrir des talents cachés de concepteurs et de constructeurs des outils dont ils ressentent le besoin et que le marché traditionnel est incapable de leur proposer.

UGT, User Generated Tools Content : Possibilité par une personne dont ce n’est pas le métier de définir, dessiner, maquetter ou construire un outil informatique qu’elle souhaiterait pouvoir utiliser.

Je pronostique que l’essentiel de cette créativité va se concentrer sur les objets mobiles d’accès au Web.

Symbian mobiles Il est facile d’imaginer les premières réactions “dubitatives” de la majorité des lecteurs :
- Il existe déjà des centaines de modèles de téléphones portables et de smarphones ; pourquoi en imaginer de nouveaux ?
- Les constructeurs, Nokia, RIM, Apple et autres Samsung proposent tous les jours de nouveaux produits qui correspondent à tous les besoins.
- Les services marketing des fournisseurs de matériels et éditeurs de logiciels dépensent des fortunes pour analyser les attentes des consommateurs et préparer les produits qu’ils souhaitent.

Je vous propose d’analyser deux illustrations concrètes, et récentes, de la démarche UGT.


Techcrunch construit le premier “TabletBrowser”

TechCrunch HP  Comme des milliers de personnes, j’ai le flux RSS du blog Techcrunch dans une page Netvibes. C’est une excellente source d’information sur les offres innovantes du Web 2.0.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir, lundi 19 janvier 2009, que TechCrunch s’était transformé en ... fabricant d’objets d’accès Internet.

Michael Harrington, créateur de ce blog, avait élaboré, en juillet 2008, son “cahier des charges” :
“ ... I asked for a dead simple touch screen web tablet that boots right to the browser.”
(J’ai demandé une tablette Web à écran tactile, hyper-simple, qui démarre directement sur le butineur”)

Crunchpad2 Les équipes de Techcrunch lui ont donné le nom suivant : CrunchPad.
Techcrunch est reconnu comme l’une des meilleures sources sur les produits Web innovants. Tous les fournisseurs, qu’ils soient très connus ou des start-ups, font le maximum pour y  être cités.  S’il y a une personne qui est parmi les mieux informées des nouveaux produits dans les “tablettes” des constructeurs, c’est bien Michael Harrington !

Ne trouvant pas ce qu’elle cherchait l’équipe de Techcrunch c’est mise au travail et a ... fabriqué deux prototypes opérationnels de CrunchPad. C’est cette deuxième version qui est présentée dans le blog du 19 janvier 2009.

Il a une ressemblance surprenante entre ce prototype de CrunchPad et ma prévision de la sortie en 2009 d’un iTM, iPod Touch Max, dont je parlais il y a quelques semaines.

Crunchpad5 La principale différence entre ces deux futurs objets sera probablement le prix de vente. 
Techcrunch cherche une solution “low cost”, avec un prix de vente inférieur à $300 alors que j’estimais celui d’un iTM à trois fois plus.

Ces deux produits sont très proches dans leur positionnement ; en continuant sur ma lancée, je vous propose aujourd’hui, après UGT, un deuxième néologisme pour définir cette nouvelle “espèce” :

TabletBrowser  (Tablette Butineur)


TabletBrowser : un essai de définition

Les TabletBrowsers seront construits autour de quatre idées simples :
- La mobilité est indispensable.
- Le seul logiciel dont j’ai besoin est un excellent navigateur.
- Les interfaces tactiles sont très bien adaptées aux usages du Web.
- La simplicité est une valeur en hausse.

Ce qui est fascinant dans la démarche de Michael, c’est qu’elle vient d’un “pro” d’Internet, d’une personne qui a utilisé des dizaines d’outils différents pour accéder au Web. Pour lui, comme pour moi, un TabletBrowser est l’aboutissement d’une démarche qui va à l’essentiel, qui élimine toutes les fonctionnalités inutiles et privilégie la perfection et la transparence dans un usage majeur, en l’occurrence le Web, et rien que le Web.

Il est facile d’établir une première liste des fonctions qui ne seront pas présentes dans un TabletBrowser :
- Téléphonie classique.
- Appareil de photo numérique.
- Lecture de documents Office.
- ...

Je n’avais pas prévu de parler immédiatement du CrunchPad, quand, le 5 février, la fondation Mozilla a annoncé son projet Open Web Phone ; la démarche est, elle aussi, très ... UGT ! 
Deux projets en quelques jours ; le sujet devenait brulant !


Mozilla Labs : Open Web Phone : dessine-moi un téléphone Web !

Mozilla Labs HP Mozilla Labs, comme Google Labs, est un espace d’innovation où de nombreux projets tels que Prism, Snowl ou Weave sont développés.

Le projet Open Web Phone vient de démarrer ; il est donc inutile d’y chercher déjà des réponses.
Par contre, l’objectif est ambitieux et passionnant.
Open Web Phone A partir du moment où le téléphone mobile devient l’objet informatique le plus répandu sur terre (4 milliards à la fin de 2008), comment pourrait-on imaginer ses multiples interactions avec tout ce qui l’entoure.
Le titre du blog est instructif : “No Phone is an Island” (Aucun téléphone n’est une ile).

Tout le monde aura reconnu le téléphone qui est sur l’ile ; personne ne me fera croire que c’est un choix anodin !

Quand l’Open Source rencontre l’UGT : il n’est pas surprenant que la fondation Mozilla soit pionnier dans ce mouvement, en faisant appel à l’intelligence et la créativité de ses supporters pour réinventer le téléphone mobile.


L’utilisateur, créateur de produits : que font les fournisseurs ?

Techcrunch ou la Fondation Mozilla : ce ne sont pas les premiers noms auxquels on pense pour innover dans le monde des objets mobiles !

Clayton Christensen Une fois de plus, la fulgurance de l’analyse de l’innovation par Christensen fournit des éléments de réponse.
L’offre a beaucoup de mal à s’adapter à la réalité de la demande, chaque fois qu’elle induit une “rupture” vis-à-vis des solutions dominantes existantes.

Revenons un moment au TabletBrowser Crunchpad ; Michael Harrington se pose la question de savoir qui pourrait industrialiser son produit et le commercialiser.
La bonne démarche consiste à commencer par éliminer les leaders actuels du marché, qui n’ont pas intérêt à ce que les TabletBrowsers réussissent.
La liste est longue et facile à établir :
Apple, RIM, Microsoft, Nokia, Dell, HP, Acer...

Logan break Comme le rappelle Christensen, un fournisseur dominant sur un marché n’est jamais capable de promouvoir des produits ou services qui pourraient concurrencer ses offres.
La seule manière de réussir, éventuellement, est de créer une structure totalement indépendante, qui peut, en cas de succès, pénaliser l’ancienne société.
C’est ce qu’a fait, intelligemment, Renault en créant Dacia.

Il reste donc à Techcrunch deux pistes à explorer :
- Créer une startup qui va se consacrer uniquement aux TabletBrowsers.
- Trouver un fournisseur ayant des compétences industrielles et encore peu présent sur le marché des objets mobiles d’accès à internet. C’est l’exemple d’Asus qui a été le premier à commercialiser des Netbooks, avec le succès que l’on sait.

Travailleurs chantiers La deuxième piste que j’aurais envie d’explorer en priorité est celle des personnes qui n’utilisent pas encore un objet mobile d’accès à Internet, ceux que Christensen nomme les “non-consommateurs”.
Quelques exemples :
- Les “Deskless”, toutes les personnes qui aujourd’hui n’ont pas de PC.
- Les personnels de chantier.
- Les agents d’entretien.

Je pronostique que cette démarche de rupture, UGT, va très vite se généraliser, en priorité dans le domaine des outils informatiques mobiles.
Les utilisateurs n’hésiteront plus à se substituer aux constructeurs, chaque fois que ceux-ci seront réticents face à une innovation de rupture.

Innovateurs de tous les pays, unissez-vous !


Très petites entreprises, SaaS (Software as a Service) et compétivitité


Compétitivité Et si le marché le plus prometteur pour les solutions SaaS, Software as a Service, était celui des TPE, Très Petites Entreprises ?

Et si l’avenir de la compétitivité de l’économie française venait de l’informatisation rapide de toutes les TPE avec des solutions SaaS ?

Et si, après le grand public, l’innovation informatique pénétrait en priorité les TPE, avant les TGO (Très Grandes Organisations), trop souvent prisonnières de leurs solutions archaïques dont elles ont beaucoup de mal à se dépêtrer ?


L’exemple du nouveau statut d’auto-entrepreneur

En 2008, le gouvernement français a pris une excellente décision, en créant le statut d’auto-entrepreneur, qui permet à une personne de démarrer une entreprise, très simplement.

Site Autoentrepreneur Ce statut est opérationnel depuis le 1er janvier 2009 et, “miracle”, les outils informatiques qui l’accompagnent étaient prêts dès le premier jour.
Un candidat auto-entrepreneur peut s’inscrire, au choix sur le site officiel des auto-entrepreneurs, ou auprès des CCI, Chambres de Commerce et d’Industrie.

Je suis inscrit ! Je peux commencer à travailler ! presque ! Il ne me manque plus que les outils de gestion indispensables à toute entreprise.
Et, deuxième “miracle”, ils sont déjà disponibles !

Entreprise Facile est une “jeune pousse” française qui a lancé, il y a deux ans, une offre en mode SaaS pour les TPE ; elle a déjà séduit près de 20 000 entreprises.

AutoEntrepreneur HP Entreprise Facile a pu réutiliser l’essentiel de sa solution existante pour lancer très rapidement une version spéciale pour les auto-entrepreneurs, évidemment en mode SaaS, qui couvre tous les besoins d’administration et de gestion dont ils ont besoin.

Bravo pour la performance et la réactivité !

Tarifs Auto-entrepreneur Reste le deuxième élément impressionnant de cette offre, son coût !
L’Entreprise Facile va définitivement “ruiner” notre auto-entrepreneur en lui facturant tous ces services au prix exorbitant de .... 39 euros HT / an !

Si notre auto-entrepreneur est richissime, il peut faire une folie et s’offrir l’option accès depuis un mobile pour ... 10 euros de plus par an.
Sans commentaires !

Grâce aux solutions SaaS, un auto-entrepreneur ne pourra plus mettre l’échec éventuel de son aventure sur le compte des lourdeurs administratives ou de son informatique.
Je fais partie de ces entrepreneurs qui auraient bien aimé disposer de tels outils, il y a quelques années !


Pour être encore plus compétitif, le salon des entrepreneurs

Salon entrepreneurs 2 Les 4 et 5 février 2009, se tient à Paris le salon des entrepreneurs ; Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat et des PME du Tourisme et des Services, devrait y faire un exposé sur les avantages du statut d’auto-entrepreneur.

TPE et auto-entrepreneurs devraient trouver sur ce salon de nombreuses solutions informatiques performantes, économiques et innovantes pour compléter les solutions dont j’ai déjà parlé.

Pestiféré J’ai simplement une recommandation importante à faire aux visiteurs : fuyez comme la peste tous les exposants qui vous proposeraient des solutions traditionnelles, non SaaS ; attention, ils sont très nombreux !

Vous en rencontrerez, hélas, beaucoup et certains très connus, qui essayeront de vous convaincre du bien-fondé de la valeur de leurs antiquités logicielles, en mode client/serveur, qui ont encore besoin d'un PC sous Windows pour fonctionner.

Il y a trois questions simples à poser à chaque vendeur :
- Est-ce que votre solution est accessible depuis un navigateur ?
- Est-ce que je peux l’utiliser depuis mon iPhone ou autre objet mobile qui ne soit pas un PC ?
- Est-ce une véritable solution SaaS, “multi tenant ? (S’il ne sait pas répondre, passez votre chemin).
S’il vous répond oui, demandez-lui de vous le confirmer par écrit !

Ces précautions vous éviteront de choisir des solutions catastrophiques pour l’avenir de votre TPE !