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Responsables informatiques : “Cloudifiez” vos infrastructures, immédiatement !


Clouds

Cloud par ci, Cloud par là, les “nuages” ont envahi le jargon de l’informatique et j’en assume une, petite, part de responsabilité.

Depuis le début de l’année 2009, tout le monde parle de Cloud Computing, y  compris sur ce blog.

Conférence IDC Cloud

Dans quelques jours, le 24 septembre, lors de la journée sur les infrastructures organisée par IDC à Paris, à laquelle sont invités, gratuitement, les responsables informatiques et d’infrastructures, je vais intervenir sur le thème :

Migrer ses infrastructures vers le "Cloud Computing : potentiels, domaines d'actions, calendriers et risques.


En préparant cette conférence, j’ai analysé quelques informations récentes qui m’ont conforté dans ma vision d’un avenir très «cloudy» pour les infrastructures de toutes les entreprises.


Cloud Computing : les infrastructures de demain... aujourd’hui

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Les fondements du Cloud Computing sont avant tout des ... infrastructures, et des serveurs, il ne faut pas l’oublier !

C’est un sujet qui intéresse toutes les entreprises qui gérent aujourd’hui des infrastructures informatiques, depuis un ou deux serveurs à des centres de calculs importants.
C’est prioritaire pour les grandes entreprises qui ont beaucoup à gagner, et rapidement.

Malheureusement, tous les fournisseurs informatiques se sont emparés de l’expression Cloud Computing, ce qui a pour principale conséquence de créer une grande confusion dans l’esprit des responsables.

Confused bp

Et si l’on essayait d’y voir clair ?

Je vous propose donc une première typologie des «clouds», en quatre familles :
- Public Cloud, ou «Nuages publics».
- Private Cloud, ou «Nuages privés».
- VPC, Virtual Private Cloud, ou «Nuages privés virtuels».
- Hybrid Cloud ou «Nuages hybrides»

Dans la suite de ce texte, je garderai les expressions anglaises, en espérant que nous pourrons rapidement utiliser des équivalents français.


Public Cloud

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Les Public Clouds sont à l’origine du mouvement Cloud Computing et en constituent les éléments fondateurs ; beaucoup considèrent, et j’en fais partie, que ce sont les seuls véritables Clouds.

En allant à l’essentiel, (Wikipédia pour plus de détails), un «Public Cloud» possède les caractéristiques suivantes :

- Des serveurs et autres ressources informatiques proposées comme un service par un fournisseur.
- Les clients utilisent des ressources qui ne leurs appartiennent pas, qu’ils ne contrôlent pas.
- Ces ressources sont facturées au temps passé, et les clients ne paient que les ressources qu’ils ont consommées.
- Un client peut disposer de ressources, en pratique infinies, de 1 à des milliers de serveurs, en fonction de la variabilité de sa demande.

Amazon, avec AWS, Amazon Web Services, est depuis 2006 le principal fournisseur de Public Cloud. Microsoft, avec Azure, devrait, à partir de 2010, proposer une offre concurrente.


Private cloud

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Confrontés à l’émergence d’une concurrence très dangereuse pour leur survie, tous les acteurs traditionnels de l’infrastructure, et en particulier les fournisseurs de serveurs et les éditeurs de solutions de virtualisation, ont une une idée de «génie» : ils sont devenus, par un coup de baguette magique, les principaux promoteurs du Cloud Computing ! Oui, mais du ... Private Cloud.

Sun, HP, VMWare, Dell... ne tarissent plus d’éloges sur les avantages du Cloud Computing, version private.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’un abus de langage !
Ce n’est en réalité qu’une nouvelle étiquette pour parler des infrastructures traditionnelles !

Les private cloud, ce sont :
- Des infrastructures qui appartiennent à une entreprise, qui en contrôle les évolutions.
- Des infrastructures qui représentent un investissement pour l’entreprise, et dont les coûts sont, pour l’essentiel, indépendants du niveau d’usage.
- Des infrastructures gérées par l’entreprise ou par un hébergeur.
- Un domaine où les réductions de coûts et les amélioration d’efficacité sont possible grâce à une recentralisation et à la virtualisation des serveurs.


VPC, Virtual Private Cloud

Amazon vpc

Début septembre 2009, Amazon a présenté VPC, Virtual Private Cloud ; c’est, à mon avis, une annonce majeure, qui va rassurer tous les responsables informatiques qui hésitaient encore à utiliser les clouds publics, malgré leurs avantages évidents. En pratique, VPC permet à une entreprise d’utiliser le Cloud Public d’Amazon en y créant un espace virtuel, protégé, qu’elle sera seule à pouvoir accéder pendant tout le temps de l’existence de cet espace virtuel.
En reliant ses infrastructures, pardon, son «private cloud», au VPC d’Amazon au travers d’un VPN (Virtual Private Network), une entreprise peut disposer de toute la puissance du Cloud Amazon, chaque fois que nécessaire, mais avec un sécurité maximale.
Tous les détails de cette offre sont disponibles, ici.


Hybrid Cloud


Private, VPC & public cloud

A l’exception des PME, qui peuvent, immédiatement, migrer 100 % de leurs infrastructures sur un Public Cloud, les  grandes organisations vont utiliser pendant de nombreuses années un «mix» de ces trois différents clouds, un Hybrid Cloud.

Quels usages, sur quels Clouds ? A quelle vitesse ? Quels seront les fournisseurs dominants ? Faut-il choisir un ou plusieurs fournisseurs de Public Cloud ?
Beaucoup de questions en suspens, auxquelles les responsables d’infrastructures devront rapidement répondre.

Il restait encore une difficulté majeure à résoudre pour permettre aux entreprises de migrer vers des solutions Cloud Public ou VPC ; les transferts de données entre ces différents clouds étaient très pénalisées par le protocole TCP/IP d’Internet.
Une fois de plus, Amazon innove en adoptant rapidement un nouveau protocole, FASP, Fast And Secure Protocol.


FASP : Fast And Secure Protocol

FASP est un nouveau protocole Internet, mis au point par la société Aspera, pour accélérer les échanges de gros volumes de données. Il élimine les principales limites de TCP ; une présentation détaillée des avantages de FASP est disponible ici.
Technology Review en fait aussi une analyse indépendante et très claire.

Le principe de base est simple : FASP envoie des paquets plus volumineux, fait l’hypothèse qu’ils vont arriver à bon port et n’attend pas un accusé de réception pour envoyer le paquet suivant. Seuls les paquets qui ne sont pas arrivés sont ré-émis.
Les résultats obtenus sont spectaculaires, comme le montre ces deux graphiques.

FASP vs FTP

Le premier compare FTP (File Transfert Protocol) et FASP sur une liaison Gigabit Ethernet dans deux situations :
- Liaison courte de qualité : FASP est 22 fois plus rapide.
- Liaison longue de faible qualité : FASP est dans ce cas plus de 800 fois plus rapide !

FASP transfer times

Le deuxième graphique présente différents temps de transferts FASP en fonction de la qualité et de la vitesse de la liaison. Sur une ligne à 100 Mbit/s, il faut 1m24s pour transférer 1 Go de données. 

Le protocole FASP était déjà utilisé par quelques entreprises innovantes ; le fait qu’il soit «adoubé» par Amazon devrait lui donner ses lettres de noblesse et en faire, très vite un véritable standard.

Tout sera alors en place pour démarrer une migration rapide vers une infrastructure Cloud Computing véritable, en privilégiant les solutions Public Cloud et VPC.

C’est une excellente nouvelle pour les responsables informatiques !

Vous pouvez commencer à "Cloudifier" vos infrastructures, pour le plus grand bonheur de votre Direction Générale et de vos clients.

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