L’Europe face aux défis des infrastructures Cloud Computing
La fragilité du monde moderne face aux ... nuages !

Alerte ! Cloud Computing is down !


Dark Cloud Dans cette nuit du mercredi 31 mars, le ciel c’est brusquement assombri sur le Cloud Computing mondial.

Devant l’urgence de la situation, j’ai choisi de ne pas mettre beaucoup d’images dans mon texte, comme j’ai l’habitude de le faire ; je prie les lecteurs de m’en excuser.

Brutalement, sans que rien ne le laisse présager, il semblerait que des équipes de hackers sino-russes aient réussi à pénétrer dans les grands Clouds publics mondiaux.

- Le virus «Cumulus Castellanus» a frappé en premier, vers 22h16, les Data Centers d’Amazon, en rendant inutilisables 95 % de leurs serveurs. Aux dernières nouvelles, à confirmer, toutes les instances EC2 ont été rendues inopérantes et les données stockées sur S3 seraient toutes effacées !

- Immédiatement après, à 22h 34, c’est un autre virus, encore plus violent, «AltoStratus», qui aurait envahi les Centres de Calcul Azure de Microsoft, rendant tout accès impossible. Interrogé, un représentant de Microsoft s’est dit incapable de savoir s’il sera possible de récupérer les données volatilisées.
C’est un remake, beaucoup plus grave, de la catastrophe «Danger», partenariat T-Mobile et Microsoft, du mois d’octobre 2009.

Page Web inaccess - Pendant que l’on écoutait les commentaires de Microsoft, une troisième attaque a été lancée, vers 23 h 04, contre le numéro un du Cloud, Google.
Le nom de code de cette attaque est «Cirrus Flocus».

Google a confirmé que 33 de ses 50 centres de calculs, et en particulier ceux situés en Europe, ont été touchés.
Les 140 millions d’utilisateurs de Gmail et les 2 millions d’entreprises qui ont choisi d’utiliser Google Apps auraient perdu toute capacité d’accès à leurs comptes, l’attaque ciblant en priorité les CName et les DNS.
Les équipes de Google travaillent d'arrache-pied pour essayer de sauver ce qui peut l’être, mais disent qu’il est trop tôt pour faire un diagnostic détaillé.

Pour le moment, Amazon, Microsoft et Google vous recommandent de ne surtout pas essayer d’accéder à vos ressources Cloud Computing ; cela risquerait de rendre encore plus problématique toute récupération ultérieure de vos données et rend plus difficile le travail des équipes de secours qui, chez chaque fournisseur, sont mobilisées pour trouver des parades.

Des nouvelles alarmantes continuent d’arriver, toutes les minutes. Des dizaines d’entreprises de vente sur Internet, de services basés sur le Cloud ne peuvent plus répondre aux demandes de leurs clients.
On découvre, brutalement, que le Cloud Computing n’est plus un concept fumeux, mais une plateforme opérationnelle indispensable pour des milliers d’entreprises, dans le monde entier.

Je souhaite établir l’inventaire des services qui se sont arrêtés ; merci de m’envoyer la liste de ceux que vous avez identifiés, en espérant que le site de mon blog ne va pas, lui aussi subir les conséquences de ces attaques.

Dès demain matin on entendra les commentaires acidulés de la cohorte des anti-Clouds qui pourront pavoiser en disant :

« On vous l’avait bien dit, il ne fallait pas faire confiance au Cloud Computing».

Zeppelin Ce 31 mars est vraiment un jour très sombre pour toutes les personnes qui pensaient que les grands acteurs du Cloud Computing avaient construits des Data Centers à l’abri de tout danger.

Dés demain, 1er avril, j’espère pouvoir, si mon blog fonctionne encore, vous donner des informations plus détaillées et précises sur l’étendue des dégâts.


 Poissons d'avril Mise à jour du 1er avril : bonne nouvelle pour tous les fans du Cloud. Il s’avère que «Cumulus Castellanus», «AltoStratus» et «Cirrus Flocus» avaient tous un grave défaut de fabrication et se sont transformés en ... petits poissons !



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