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Tous égaux devant le «Cloud»


Défilé 14 juillet 2011 Semaine du 14 juillet : la France défile et prend quelques jours de vacances.

Le lien avec l’informatique dans les nuages ? Le 14 juillet célèbre la Révolution française et la devise de la France : 

Liberté, égalité, fraternité.

Liberté Egalité Fraternité Je parle souvent dans ce blog de «révolution» à propos du Cloud et en particulier de la R2I, Révolution Industrielle informatique. Il m’est donc venu l’idée de proposer une devise pour cette révolution du Cloud : 

            Universalité, égalité, compétitivité

Pourquoi ? Les solutions Cloud Computing, et en particulier les applications en mode SaaS, universelles, sont aujourd’hui un facteur clef d’égalisation des chances entre toutes les entreprises qui peuvent augmenter leur compétitivité en s’appuyant sur cette nouvelle génération d’informatique.

Cette égalité des chances, c’est, probablement, le plus grand apport du Cloud Computing pour les entreprises.

 

Egalité forte devant les Infrastructures

Les trois composants d’une infrastructure Cloud sont bien connus :

3 composants infrastructures Cloud
- Des serveurs, clouds publics, gérés par des fournisseurs industriels : Amazon, Apple, Google, IBM ou Microsoft (ordre alphabétique !).

- Des réseaux d’accès à ces serveurs, en majorité sans fil : 3G, LTE, Wi-Fi...

- Des objets d’accès au Cloud, de plus en plus mobiles : smartphones, tablettes, laptop, netbook...

Deux de ces trois familles de composants, serveurs et objets d’accès, sont déjà vraiment universelles :

Internet Black Holes - Toutes les entreprises du monde, quel que soit leur taille ou leur pays, peuvent accéder aux serveurs des grands acteurs du Cloud public, et aux mêmes prix. Il y aura toujours quelques rares exceptions comme la Corée du Nord, Cuba ou l’Iran, les «trous noirs» d’Internet.

- Tout le monde peut aujourd’hui acheter le même iPhone, la même tablette Android ou un MacBook Air, à des prix raisonnablement proches.

 

C’est, pour le moment, moins vrai sur les réseaux d’accès : disponibilité, performances et coûts sont encore trop différents d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre. 

Internet access Turkmenistan Il semblerait que le record mondial du coût d’accès Internet le plus élevé soit détenu par le Turkmenistan, à $7000 par mois, pour 2 Mbit/s !

Je reste raisonnablement optimiste sur le moyen terme : d’ici à 2015, ces disparités se seront fortement réduites. Plus important, le Mbit/s, vitesse suffisante pour pouvoir travailler raisonnablement sur le Cloud, sera disponible partout, à un coût raisonnable.

Beaucoup de pays l’ont compris et investissent en priorité sur des réseaux sans fil rapides pour tous.

FTTH pour tous La France fait encore bande à part avec son projet «FTTH pour tous», qui, si par malheur il était confirmé, nous ferait prendre dix ans de retard vis-à-vis de nos voisins. 

Heureusement, des hommes politiques "raisonnables", comme le sénateur Hervé Maurey, commencent à réagir et à demander l’arrêt de ce non-sens technique et économique qui consiste à vouloir «fibrer la France dans ses moindres recoins».

Les deux grands «égalisateurs» réseaux sont :

InFligh wi-fi Les réseaux Wi-Fi, avec leurs évolutions très rapides : 

- Banalisation du Wi-Fi n, qui va monter jusqu’à 600 Mbit/s.

- Wi-Fi Direct, permettant des échanges «peer to peer» en Wi-Fi.

- Généralisation des hotspots gratuits, dans les hôtels, gares, aéroports, autobus, métros et avions.

- WiGig, la nouvelle génération, dont la vitesse initiale sera de 7 Gbit/s. 

Les réseaux LTE (Long Term Evolution) et LTE - A (Advanced), la 4G (4e génération) des réseaux sans fil. Ils ont deux atouts clefs :

- très haut débit natif : les premières générations de réseaux LTE, déjà opérationnels, ont des performances impressionnantes.

Finland LTE vs 3G speed Ce graphique correspond à des mesures, faites en mars 2011 en Finlande ;  les vitesses d’accès mesurées moyennes sont comprises entre 30 et 40 Mbit/s. C’est dix fois plus rapide que la 3G, chez le même opérateur Telia Sonera.

Les nouvelles générations LTE -A vont monter rapidement vers des vitesses proches du Gbit/s en 2015.

Lte-a logo - Un seul et même standard pour le monde entier : pour la première fois, tous les pays du monde auront, avec LTE-A, un standard commun. Ceci permettra à une personne, équipée d’un smartphone ou de tout autre objet mobile, de se connecter en très haut débit, partout dans le monde. 

En attendant l’arrivée du LTE, les réseaux 3G+ actuels (HSPA) permettent déjà de travailler efficacement sur le Cloud dans la grande majorité des pays.

Résumé : les infrastructures Cloud Computing sont déjà très «égalitaires» ; elles le seront totalement d’ici 3 à 5 ans.

 

Egalité totale devant les applications SaaS

SaaS letters Petit rappel : une application SaaS :

- Est hébergée sur un Cloud public.

- Est accessible depuis un navigateur, sans installation sur le poste de travail.

- Est «multi-tenant», avec une seule version du code pour tous les clients.

- Chaque mise à jour, décidée par l’éditeur, est automatiquement et immédiatement utilisée par tous les clients.

Il existe des milliers d’excellentes applications SaaS qui répondent toutes à cette définition simple ; les lecteurs de ce blog les connaissent bien : Adaptative Planning, Amiando, Bime, Clarizen, Google Apps, RunMyProcess, Saba, Salesforce, Successfactors ... (encore par ordre alphabétique).

Conséquence de ces éléments spécifiques : les applications SaaS ont une caractéristique extraordinairement importante :

Il n’en existe qu’une seule version, la meilleure, pour tous les clients, quels qu’ils soient.


Simply_the_best Il n’existe pas de versions meilleures ; il n’existe pas de versions pires ; il n’existe qu’une seule version de chaque application SaaS.

Une PME à Casablanca, une entreprise moyenne à Vienne ou une multinationale à San Francisco partagent exactement la même application !

Saas multipays
Cette «égalisation par le haut» est une grande première dans le monde de l’informatique ; il n’y a plus de primes à la taille, au secteur d’activité, au pays où se trouve une entreprise.

Chaque entreprise peut, aujourd’hui, immédiatement, avoir accès aux meilleures applications du monde. 

On n’a pas fini d’en mesurer les conséquences.

 

Impacts potentiels forts sur l’économie mondiale

L’informatique n’est pas le seul élément de compétitivité d’une entreprise, tout le monde en convient, mais c’est quand même une arme importante.

Countries competiveness index Les économistes mesurent depuis longtemps des indicateurs de compétitivité de chaque pays. 

Le Cloud Computing et les solutions SaaS ne vont pas, du jour au lendemain, bouleverser cet équilibre mondial.

Par contre, intelligemment utilisées, ces technologies mettront au service des entreprises et des gouvernements des moyens puissants et immédiats d’accroitre leur «compétitivité», le troisième élément de ma devise pour le Cloud computing.

 

Competitiveness La recette de la «compétitivité informatique Cloud» n’est pas très compliquée :

- Mettre à disposition des collaborateurs des objets d’accès mobiles : la démarche AVOP, Apportez Vos Outils Personnels, permet d’aller encore plus vite.

- S’assurer que des réseaux mobiles haut débit sont disponibles, en tout lieu à toute heure.

- Déployer les outils SaaS universels, dont ont besoin toutes les entreprises : communication et collaboration, gestion commerciale, suivi budgétaire, pilotage RH, tableaux de bord... 

- Investir sur la formation de tous les collaborateurs aux nouveaux usages.

 

Synthèse

Quality         Universalité, égalité, compétitivité

- Universalité des solutions disponibles.

- Egalité des chances pour toutes les entreprises.

- Accélérateur de compétitivité.

Les solutions Cloud Computing et SaaS ont vraiment beaucoup de qualités !

 

 


Pour y voir clair : Office 365 vs Google Apps

 

(Post plus long que d’habitude, vu l’importance du sujet.)

C’est aussi la 300 ème note publiée sur ce blog ! Un beau sujet, pour cet anniversaire.

Office 365 vs Google Apps Février 2007 : Google annonce, à Paris, le lancement de Google Apps, une offre «participatique» de communication et de collaboration sur le Cloud.

Juin 2011 : Microsoft lance officiellement Office 365, sa nouvelle offre participatique. 

En quelques jours, des dizaines d’articles et de blogs ont été publiés pour comparer ces deux offres.

 

Office 365, challenger de Google Apps !

Ballmer Office 365 anti Google Ce qui m’a le plus frappé ? La majorité des commentaires tournent autour du thème :

«Office 365, la réponse de Microsoft à Google Apps.»

C’est un peu le monde à l’envers ! De challenger, Google Apps devient l’homme à abattre ; c’est un signe fort de l’impact qu’a eu Google Apps en 4 ans.

365 reasons to go Apps Google a anticipé avec humour à cette annonce en publiant un blog au titre de circonstance :

«365 raisons de considérer Google Apps.»

Dans la droite ligne de sa culture Web, les équipes de Google utilisent le «crowdsourcing» pour établir cette liste de 365 raisons ; la liste définitive devrait être disponible rapidement.

J’avais déjà parlé d’Office 365 dans ce blog, lors de l’annonce de la version ß ; quand Microsoft, acteur dominant de la bureautique des années 90 (Office) annonce une nouvelle offre, nul ne peut l’ignorer.

Dans les lignes qui suivent, je vais mettre en évidence, aussi clairement que possible, les profondes différences entre Office 365 et Google Apps, pour aider les entreprises à choisir leur prochaine solution «Cloud», en toute connaissance de cause.

 

Technologie

Il faut savoir revenir aux fondamentaux pour sortir de l’ambiguïté qui entoure les annonces de certains fournisseurs.

Pinochio Bois Microsoft annonce qu’Office 365 est une solution Cloud : est-ce exact, sur le plan technique ?

-La réponse à cette question est sans appel : NON !

Deux éléments clefs manquent à l’offre Office 365.

1 - Navigateur vs client lourd. Il existe une version «basique» d’Office 365 accessible depuis un navigateur, mais pour «travailler sérieusement», avec les versions professionnelles, il est nécessaire d’utiliser un client lourd, Office 2010/Outlook 2010 sur le poste de travail.

A l’inverse l’intégralité des fonctionnalités de Google Apps est disponible depuis un navigateur, depuis tout PC, Macintosh, tablette ou smartphone.

Pas convaincu ? Posez la question aux malheureux DSI qui se sont fait piéger par Microsoft en déployant l’ancêtre d’Office 365, BPOS en 2010.

Office 365, sorry we are closed Microsoft leur annonce en 2011, tranquillement, qu’il leur faudra organiser une migration complète, et dans les 12 mois, vers Office 365.

C’est une excellente nouvelle pour les «partenaires» de Microsoft qui vont engranger beaucoup d’argent pour gérer cette migration complexe.

Par contre, pour les clients ...

Même les clients les plus anciens de Google Apps, comme Valeo ou Revevol, qui ont commencé à travailler avec cette solution dès 2007, n’ont jamais eu à gérer une seule migration, malgré les améliorations continuelles de l’offre ; plus de 100 innovations ont été proposées pendant la seule année 2010.

J’espère que les rares entreprises, et leur DSI, qui seraient encore tentés de migrer vers Office 365 auront compris la leçon ; elles doivent déjà budgéter la migration sur la prochaine version de l’offre de Microsoft. 

Sera-t-elle appelée Office 366, pour tenir compte des années bissextiles. 

Il faudra l’expliquer à la Direction Générale, à la Direction financière et à tous les utilisateurs ; je n’aimerais pas être à leur place.

2 - Multi-tenant vs multi-instance. Depuis plus de 10 ans, avec l’arrivée de la première grande solution SaaS (Software as a Service) sur le marché, Salesforce, on connait les avantages d’un logiciel multi-tenant :

Multi-tenant vs Multi-instances - Office 365 - Une seule instance du logiciel pour tous les clients.

- Tous les clients utilisent la même version du logiciel, la dernière.

- Une mise à jour par l’éditeur est immédiatement disponible pour tous les clients.

Google Apps est nativement multi-tenant, comme tous les SaaS modernes.

Et Office 365 ? Réponse claire : Non ! 

Il existe encore deux versions différentes d’Office 365 :

- La version S, pour Standard, réservée aux petites et moyennes organisations.

- La version D, pour Dédicated (dédiée) qui, comme son nom l’indique, est une version multi-instances, réservée aux grandes entreprises. Chaque entreprise disposera de sa propre instance d’Office 365 avec serveurs et fichiers dédiés.

Eron Kelly C’est Eron Kelly lui-même, Responsable BPOS et Office 365 chez Microsoft, qui le dit dans un commentaire repris par Mary Jo Foley dans son blog :

Je cite : «Microsoft is so confident that it is multitenant-ready that it is planning to phase out over the next couple of years the Office 365- D (Dedicated) SKU. It isn’t doing so within the coming year, Kelly said, but “we expect one more generation of Dedicated, and then ultimately think (almost) all our customers are likely to go S (Standard).”

«Microsoft est suffisamment confiant sur le fait que nous sommes prêts pour le multi-tenant que nous allons abandonner, d’ici 2 ans, la version D. Ce ne sera pas le cas l’année prochaine, nous attendons encore une version dédiée, mais nous pensons que, à terme, (presque) tous nos clients utiliseront la version Standard»

En clair : pas de multi-tenant pour les grandes entreprises avant 2013.

Résumons :

- Techniquement, Google Apps est une solution Cloud Computing.

- Techniquement, Office 365 n’est pas une solution Cloud Computing.

 

Mobilité

ANy 3 Anywhere, Anytime, Anydevice (n'importe où, n’importe quand, sur n’importe quel outil). 

C’est pour moi, et pour un nombre chaque jour plus grand de personnes, une priorité au moment de choisir mes outils informatiques professionnels.

Tablette iPad ou WebOS, Smartphone iOS ou Android, Notebook ou ChromeOS... Ils font tous partie des objets mobiles dont je me suis déjà servi ou dont je me servirais au cours des prochains mois.

C’est l’une des grandes conquêtes de l’informatique de ces dernières années ; je peux utiliser l’immense majorité des objets mobiles pour travailler ; La seule contrainte que j’ai pour accéder à Google Apps est de disposer d’un navigateur moderne.

Avec Office 365, plongeon immédiat 10 ans en arrière, quand seul un «objet Microsoft» permettait d’avoir accès aux applications professionnelles.

Même Office pour Macintosh est inopérant pour travailler avec Office 365 ; un comble !

Office 365 useless on mobiles Dans cet article, l’auteur analyse ce que l’on peut faire, et ne pas faire depuis les principaux outils mobiles du marché, et en tire une conclusion claire :

«En pratique, Office 365 est inutilisable depuis un objet mobile». Il y a, vous l’aurez deviné, une exception, Windows Mobile 7, l’OS mobile le plus diffusé au monde !

Encore plus grave : 

« it's shocking that Office 365's Web apps rely on ActiveX and Silverlight controls for many of their capabilties. That proprietary dependence is why any browser other than a Microsoft one has at best limited access to the documents.»

«Il est choquant que les applications Web d’Office 365 s’appuient sur ActiveX (je croyais que cette catastrophe avait disparue) et Silverlight. Cette dépendance sur des outils propriétaires explique pourquoi un navigateur non Microsoft a, au mieux, un accès limité aux documents.».

Résumons : si vous souhaitez interdire à vos collaborateurs l’accès à vos outils de collaboration et de communication du futur depuis les objets mobiles modernes, faites le choix d’Office 365.

 

Collaboration

Natif Collaboratif Web ou natif PC personnel ? Une fois de plus, les arbitrages entre Google Apps et Office 365 sont limpides.

Tout contenu créé avec Google Apps, texte, tableau, présentation, blog, wiki, vidéo...est nativement partageable et ... partagé. C’est vrai pour tous les utilisateurs internes de votre entreprise ; c’est aussi vrai pour toutes les personnes avec qui vous souhaiter collaborer et partager : partenaires, fournisseurs ou clients.

Very old Car Avec Office 365, dans les versions professionnelles, Office (oui, l’Office des années 90) reste l’outil privilégié de création des contenus. On peut ensuite, si le partage est indispensable, les porter sur un «Sharepoint».

Il est toujours possible de transformer une voiture à cheval et de remplacer ce dernier par un moteur ; cela n’en fera pas pour autant une voiture moderne !

Résumons : oui, il est possible d’avoir des usages collaboratifs avec Office 365 ; oui, mais la complexité, la lourdeur et la rigidité de la solution resteront des freins majeurs à l’adoption.

C’est une excellente solution pour les entreprises qui craignent que le travail collaboratif généralisé perturbe leur culture hiérarchique traditionnelle.

 

Budgets 

Tout responsable des achats, tout directeur financier, aimerait avoir plus souvent des choix aussi simples à faire.

Google Apps a deux avantages majeurs vis-à-vis d’Office 365, la simplicité des tarifs et un coût plus bas.

1 - Simplicité des tarifs

Google Apps, c’est, depuis 4 ans, toujours le même prix, 40 € ($50 aux USA) par an et par personne. Le prix est le même pour tout le monde, cela va sans dire...

Pricing Google Apps vs 365 comparison A l’inverse, calculer le coût complet réel d’une solution Office 365 va exiger des jours de travail pour une équipe de financiers performants. C’est probablement la première justification de la solution Office 365, car Excel 2010 ne sera pas de trop pour analyser et comparer les différentes options.

Il faut, pour commencer, faire des choix cornéliens : qui aura «droit» aux versons haut de gamme, qui devra se contenter des versions minimales ?

Chauffeur limousine Cela me fait penser au choix des voitures de fonction dans les grandes organisations sclérosées : C6 ou BMW série 5 pour les grands chefs, Twingo pour les commerciaux, même s’ils font 3 fois plus de kilomètres que les grands chefs qui eux, en plus, ont droit à un chauffeur. 

Avec Google Apps, il n’y a plus de «signes extérieurs» de pouvoir ou d’importance ; 100 % des collaborateurs ont accès à la seule version disponible, la plus complète !

2 - Coût des solutions.

Low cost
Impossible, avec Google Apps, de dépenser plus de $5/mois/personne ; en pratique c’est plus proche de $4 car les entreprises paient $50 par an.

Les versions entreprise d’Office 365 coûtent, comme le montre le tableau ci-dessus, de $10 à $27/mois/personne.

2 à 7 fois plus cher ! 

Diamonds Nokia phone Faisons un calcul simple, sur 5 ans, pour une entreprise avec 10 000 utilisateurs qui a fait le choix de la version Enterprise 3, à $ 24.

Pourquoi 5 ans ? Rares sont les grandes entreprises qui changent plus souvent d’outils de «participatique».

Google Apps : 10 000 x 50 x 5 = $2 500 000

Office 365 : 10 000 x 24 x 12 x 5 = $14 400 000

Une économie de 12 millions de dollars ; il serait dommage de s’en priver !

Beaucoup plus simple ! Beaucoup moins cher ! La cause est entendue, sur le plan financier.

 

Complexité

Il faut reconnaître que Microsoft a le génie de la complexité ! 

Ballmer Office365 Comme je l’ai souligné dans le chapitre financier, l’annonce faite le 28 juin 2011, avec Steve Ballmer en vedette, présente 11 plans différents.

Petit rappel : cela fait quatre ans que Google Apps est commercialisé avec ... un seul plan.

Je ne ferai pas l’injure à Microsoft de croire qu’ils ne sont pas capables de proposer des options simples, intelligibles par le commun des mortels.

Complexity of 365, good for Apps Cette complexité a un coût élevé, comme le rappelle cet article qui considère que c’est une excellente nouvelle pour Google.

Cette citation, extraire d’un site de Microsoft, est un petit chef-d’œuvre littéraire :

«We encourage you to buy the plan family (Plans P or E) if you want to move forward with in the future. If, after purchase, you decide you want a plan from a different family, you will have to cancel your subscription and then buy a different plan (e.g., cancel your subscription to Plan P and then buy Plan E). Please be aware that your data may not be preserved, and you will have to provide sign up information again.»

(Nous vous encourageons à acheter le plan famille (Plans P ou E) si vous voulez évoluer par la suite. Si, après votre achat, vous décidez de changer pour un plan d’une autre famille, vous devrez d’abord résilier votre plan actuel avant d’acheter un nouveau plan (par exemple résilier le plan P et acheter ensuite le plan E). Soyez conscient que vos données pourraient ne pas être sauvegardées et que vous devrez recommencer votre procédure d’inscription.)

Il est difficile de faire plus efficace pour décourager un acheteur potentiel.

Complexity Quelles peuvent être les raisons qui ont poussé Microsoft dans cette voie absurde de la complexité ? J’en vois au moins trois :

- Les tarifs actuels des solutions classiques de Microsoft, «on-premise», installées dans les centres de calculs des entreprises ont atteint des niveaux encore plus élevés de complexité. L’offre Office 365 continue dans cette logique et rend extrêmement difficile une comparaison objective des coûts respectifs des solutions historiques vs Office 365.

- Les commerciaux de Microsoft peuvent plus facilement «négocier» avec leurs grands clients des remises de prix.

- Il reste très difficile pour les DSI et les responsables achats de différentes entreprises de comparer leur capacité de négociation.

 

Dialogue «imaginaire» entre un DSI et son Directeur Général

DG : j’entends parler de plus en plus du Cloud Computing ; que fait-on dans notre entreprise dans ce domaine ?

Royal mail on Cloud Microsoft DSI : j’ai une très bonne nouvelle ; notre fournisseur historique, Microsoft, vient d’annoncer Office 365, une offre qu’il présente comme Cloud.

DG : Office 365 ? Word, Excel, PowerPoint ? Sur le nuage ?

DSI : mais non, Office 365, c’est beaucoup plus, il y a aussi la messagerie, l’agenda, les solutions que nous avons déjà installées depuis longtemps, comme Exchange et Sharepoint.

DG : si ce sont les mêmes solutions historiques, quelle est la nouveauté ?

DSI : Avec Office 365, nous gardons nos produits «legacy», que tout le monde connait, mais on peut avoir l’air «moderne» en disant que l’on va déployer des applications sur le Cloud.

DG : si je comprends bien, on «migre sur le Cloud» sans rien changer.

DSI : vous avez tout compris ! Même fournisseur, mêmes outils, mêmes usages, mais on peut communiquer sur notre «démarche innovante» vers le nuage.

DG : un projet de migration, pour ne rien changer ? Etes vous certain que c’est vraiment une bonne idée ?

... (Je vous laisse continuer le dialogue, selon vos sensibilités).

Il va sans dire qu’un tel dialogue est totalement «imaginaire» et que de telles idées ne peuvent pas traverser une seule seconde l’esprit de DG et de DSI ayant un minimum de bon sens...

 

Un combat sans merci, qui ne fait que commencer !

Microsoft gave $ 250000 Office 365 L’université of Nebraska a publiquement admis que Microsoft avait versé $250 000 pour l’aider à migrer vers Office 365 et ne pas succomber à la «tentation» Google Apps !

Tout le monde est au courant de ces pratiques «éthiques», mais rares sont les clients qui acceptent de les confirmer. 

Il ne faut jamais oublier les fondamentaux économiques qui se cachent derrière cette bataille de géants ; Office 365 pérennise la solution Office sur le poste de travail !

En 2011, ils sont encore 1 000 millions, les utilisateurs Office sur le poste de travail, ce qui rapporte chaque année environ 13 milliards de dollars de bénéfices dans les poches de Microsoft.

Combien seront-ils en 2020 ? 

- 100 millions maximum, si Google Apps et les solutions véritablement Cloud l’emportent.

- 400 à 500 millions, si Microsoft réussit à vendre beaucoup d’Office 365.

Ne soyez pas étonnés de l’agressivité commerciale de Microsoft autour d’Office 365 au cours des prochains mois !

 

Résumé : quelle solution ? Pour qui ?

Black-and-white-cats Blanc bonnet ou bonnet blanc ? J’espère que, après avoir lu ce texte, vous aurez mieux compris à quel point Google Apps et Office 365 sont des solutions «très proches» !

Office 365 : pour les entreprises qui ne souhaitent pas migrer sur le Cloud et préfèrent garder des outils traditionnels, maquillés en solutions Cloud.

Google Apps : pour les entreprises qui ont compris que le Cloud est l’avenir de l’informatique, et ce que seules les solutions Cloud «authentiques» peuvent les aider à réussir cette migration.

De temps en temps, le choix entre des solutions informatiques concurrentes est «limpide», tant les différences sont fortes ; c’est le cas entre Office 365 de Microsoft et Google Apps.

Rarement, prendre une décision intelligente aura été aussi facile.