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Quels fournisseurs pour les postes de travail de demain ? Des guerres sans merci en perspective ! Cinquième partie

Rappel :

Première partie : situation actuelle, en 2012, du marché informatique pour les postes de travail.

Deuxième partie : les guerres sur les marchés des processeurs et des familles d’outils d’accès.

Troisième partie : les guerres sur les marchés des OS et des navigateurs.

Quatrième partie : le point de vue des développeurs d’applications professionnelles.

J’utilise un modèle d’analyse à 5 niveaux.

Tout  - Guerre poste travail

 

Fight pitbullDans cette cinquième partie, et en synthèse, je vais analyser les stratégies divergentes de trois grands acteurs, Apple, Google et Microsoft, que tout oppose dans ce combat de titans. (Dans l’ordre alphabétique !) 

 

La stratégie « intégrée » d’Apple 

Apple only worldChacun d’entre nous peut, aujourd’hui, mener très efficacement sa vie informatique professionnelle dans un monde 100 % Apple avec :

  • Un « Ultrabook », le MacBook air (en plus, c’est l’original).
  • Un PC portable puissant, le MacBook pro 15 pouces.
  • Un iMac, pour les irréductibles des PC de bureau.
  • Un smartphone : iPhone 4 et bientôt 5.
  • Une tablette iPad, 10 pouces aujourd’hui et aussi 7 pouces dans quelques semaines.
  • Un navigateur, Safari.
  • Deux OS, iOS et Mac OS.
  • Des centaines de milliers d’applications disponibles, sur l’AppStore.

Objectivement, toutes ces solutions d’Apple sont de très bonne qualité et rien ne manque pour être un professionnel super équipé, 100 % Apple !

Apple Market Cap 2007 - 2012Depuis 2007, année de l’annonce de l’iPhone, la réussite d’Apple, poussée par des produits innovants, a été spectaculaire, comme le montre l’évolution de sa capitalisation boursière.

Monde 100 % ApplePourquoi changer une stratégie gagnante ? Je ne pense pas qu’Apple va abandonner sa stratégie actuelle d’intégration et de « prison dorée et volontaire » proposée aux utilisateurs.

La démarche d’Apple pour réinvestir les entreprises est très efficace ; elle s’appuie sur la pression mise par les utilisateurs, et en particulier les dirigeants, qui souhaitent continuer à utiliser dans leur entreprise les iPhone et iPad qu’ils ont acquis à titre personnel. Ils considèrent, souvent avec raison, que ces outils sont supérieurs à ceux, plus traditionnels, proposés par leur direction informatique.

Quelle peut être la réponse intelligente d’un responsable informatique face à ces demandes ? Elle tient en deux idées simples :

  • J’accueille avec grand plaisir tous vos objets d’accès Apple, Macintosh, iPad ou iPhone. 
  • Je vous demande par contre d’éviter les « applications propriétaires » d’Apple et d’utiliser les applications HTML5 mises à disposition par l’entreprise.

(Revevol applique avec succès cette approche dans sa démarche BYOD Bring Your Own Device) 

Cette approche pragmatique permet de ne pas se priver de l’utilisation d’»objets d’accès» performants tout en neutralisant le redoutable piège des solutions propriétaires.

Mon pronostic 2015 :

 Les objets d’accès proposés par Apple, ordinateurs portables, smartphones et tablettes seront très présents dans les entreprises. Par contre, Apple aura un impact faible sur les applications professionnelles et les entreprises n’entreront pas dans son schéma d’intégration des applications et des objets d’accès.

 

La stratégie « offensive » de Google

N’oublions pas que, né en 1998, Google est le plus jeune membre du trio ; Google n’a donc pas à défendre des solutions historiques et peut jouer à fond les cartes de l’innovation et de la rupture.

Google, comme Microsoft, est avant tout un fournisseur de logiciels, à l’inverse d’Apple qui tire une importante partie de ses revenus des matériels.

Google Nexus 7 vs Microosft SurfaceLes rares incursions de Google dans le monde du matériel, par exemple avec la tablette Nexus 7, sont avant tout une vitrine de son savoir-faire logiciel. 

Il sera intéressant de voir si Microsoft, après l’annonce de sa tablette Surface, va suivre la même démarche « vitrine » ou s’il souhaite vraiment devenir un fournisseur important de postes de travail. La réponse à cette question intéresse au plus haut point tous les partenaires historiques de Microsoft, et Acer a été le premier à tirer le signal d’alarme !

Google Key components Workstation V2Sur ce schéma, j’ai représenté les principaux composants de la stratégie poste de travail de Google (encadrés en vert).

Il est important de comprendre que Google a « deux fers au feu » :

  • 2 fers au feuHTML5 + Chrome au niveau des navigateurs. C’est aussi le message clef de Google auprès des développeurs : si vous choisissez HTML5, je ferai en sorte que vos applications fonctionnent bien sur l’immense majorité des postes de travail de demain.
  • Android, et à moindre échelle ChromeOS, au niveau des OS. Dans ce cas Google utilise GooglePlay, sa boutique d’applications, comme un contre-feu à la puissance d’Apple et de son AppleStore.

Cette stratégie peut, en apparence, apparaître confuse, surtout vis-à-vis des développeurs, qui se plaignent de gagner moins d’argent avec leurs applications Android qu’avec celles pour iOS, comme je l’ai indiqué dans la quatrième partie de cette analyse.

Je pense au contraire que c’est une stratégie très claire, avec deux outils différents, pour deux objectifs différents :

  • Android a comme objectif prioritaire d’amener le plus de monde possible sur Internet, en particulier sur le marché en forte croissance des pays en émergence. Sur les 6 premiers mois de l’année 2012, Android a équipé... 81 % des smartphones en Chine, comme l’annonce cette étude publiée début août 2012 par Canalys.

Q4 2011 - numbers smartphones vs mobilesIl n’y avait qu’un petit milliard de personnes équipées de smartphones fin 2011 contre plus de 6 milliards d’utilisateurs de téléphones mobiles. Il reste... 5 milliards d’utilisateurs de téléphones mobiles classiques, les « features phones », à convertir aux smartphones ! C’est la principale mission d’Android !

  • Chrome-HTML5 a comme objectif de garantir aux développeurs d’applications que l’immense majorité des postes de travail seront capables d’exécuter leurs applications écrites pour HTML5. 

Il est aussi essentiel de bien comprendre que Google ne gagne pas un euro, pas un dollar sur Android ou Chrome. Ce sont des produits qui, en accroissant le nombre d’Internautes, permettent à Google de vendre plus de services (Google Apps) ou de publicité sur le Web.

A l’inverse, Microsoft tire presque la moitié de ses revenus des ventes de Windows ; c’est pour cela que Windows 8 RT et Windows 8 Phone sont payants et facturés aux fournisseurs de tablettes et de smartphones. 

En résumé :

Le monde informatique professionnel, selon Google, c’est :

  • Un objet d’accès mobile, équipé d’un navigateur compatible HTML5.
  • Des applications Cloud, de Google (Gmail, Google Apps, Maps...) et de milliers d’autres fournisseurs qui partagent, ou partageront, cette vision « simple » d’un monde informatique 100 % WICH.

WICH = Web + Internet + Cloud + HTML5.

  • Web, comme plateforme générale.
  • Internet, pour les infrastructures.
  • Cloud, pour héberger les applications en mode SaaS.
  • HTML5, pour développer des applications accessibles par tout navigateur.

Mon pronostic 2015 :

Google va continuer à investir massivement sur des infrastructures postes de travail ouvertes. Son objectif stratégique reste de donner à un maximum de personnes, dans le grand public comme dans les entreprises, la plus grande variété possible d’outils d’accès leur permettant d’accéder au monde WICH.

Le paradoxe : Google est l’allié objectif de Microsoft et Apple quand ces derniers proposent des objets d’accès modernes, compatibles HTML5, ce qui sera de plus en plus le cas.

En pratique :

  • Android restera le premier OS sur smartphone et deviendra le premier OS sur tablette.
  • Chrome restera l’un des trois navigateurs leaders, et sera présent sur l’immense majorité des objets d’accès.
  • ChromeOS reste pour moi la grande inconnue : il est encore trop tôt pour savoir si cette solution se diffusera dans les entreprises, dépassant les 10 % de part de marché, ou si elle restera une solution de niche.

 

La stratégie « défensive » de Microsoft

En 2012, Microsoft est encore, avec Windows et Office, la référence dominante quand on pose la question du poste de travail aux responsables informatiques des entreprises.

Microsoft revenues : division march 2012
Ce graphique, publié par le Wall Street Journal, présente les bénéfices par division de Microsoft sur les 9 derniers mois de son année fiscale, à fin mars 2012.

Windows reste la deuxième source principale de bénéfices, même s’ils sont, pour la première fois, en baisse de 3 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Les dernières annonces de Microsoft ont mis clairement en évidence la stratégie poste de travail de ce fournisseur pour les 3 à 5 prochaines années, et elle a pour nom....Windows 8.

Guerre poste travail Microsoft viewMicrosoft est persuadé de n’avoir aucun intérêt à jouer le jeu de l’ouverture navigateur et HTML5, qui marginaliserait son avantage concurrentiel actuel autour de l’OS Windows sur les PC classiques.

La solution : essayer de maintenir cet avantage concurrentiel, au niveau de l’OS, sur les postes de travail d’hier, les PC, et de demain, smartphones et tablettes.

Bentz 1893 type voiture chevalJ’ai visité il y a quelques semaines l’extraordinaire musée de l’automobile de Mulhouse ; parmi les joyaux de cette collection, il y a l’une des premières « Benz » du monde. 

Le lien avec Microsoft ? Cette première voiture à moteur ressemble beaucoup à une voiture à cheval, solution dominante de l’époque, et c’est logique. Par contre, rares sont les fournisseurs de cette époque, 1893, qui ont été capables de s’adapter à ce nouveau monde automobile et de devenir « Mercedes Benz ».

En informatique, Apple est l’un des rares à avoir réussi cette démarche de rupture, devenant aujourd’hui l’entreprise iPhone plus que l’entreprise Macintosh.

Microsoft sera-t-il capable de réussir cette nécessaire mutation de rupture ?
Les décisions prises ces dix dernières années, cette priorité maintenue sur l’OS ne m’incitent pas à l’optimisme. 

Mon pronostic 2015 :

Les trois versions de Windows 8 ne vont pas réussir à s’imposer dans le monde de l’entreprise :

  • Sur les PC classiques, Windows 7 restera la version de référence, pour minimiser les perturbations inutiles et coûteuses liées à un changement d’OS, Windows 8, qui n’apporte aucune valeur ajoutée significative.
  • Sur les tablettes, Windows RT sur processeur ARM ne va pas convaincre et ne réussira pas à entamer la domination du duopole iOS et Android.
  • Sur les smartphones, Windows 8 ne dépassera pas les 5 à 10 % de part de marché. La bonne nouvelle : Windows 8 obtiendra la médaille de bronze en détrônant BlackBerry et Symbian.
  • Les développeurs auront majoritairement compris que nous avons changé d’époque, que ce n’est plus au niveau de l’OS qu’il faut travailler, quel qu’il soit, mais pour les navigateurs, donc HTML5.

MAJ du 14 août à 14h.

Tablettes Windows RT with keyboardsLe dernier blog de Microsoft sur le sujet confirme, hélas, mes craintes. Le titre de ce blog est emblématique de cette vision passéiste :

" Collaborating to deliver Windows RT PCs"

Les nouvelles tablettes qui devraient être annoncées le 26 octobre par Asus, Dell ou Lenovo sont des PC Windows RT ! Ce ne sont pas des ... tablettes !

L'image qui accompagne ce blog se passe de commentaires : ces tablettes n'ont de sens, pour Microsoft, que si elles sont accompagnées d'un clavier détachable pour pouvoir, en pratique, être utilisées comme des laptops.

 

Synthèse : responsables informatiques, à vous d’arbitrer

 Comme je l’écrivais à la fin de la première partie de cette analyse : 

« Ce sont les utilisateurs, les responsables informatiques, les dirigeants qui vont désigner les vainqueurs de demain ! »

RFP HTML5Pour une fois, la solution est très simple : les entreprises, et les très grandes en priorité, lancent en permanence des appels d’offres pour leurs nouveaux développements ou leurs achats de logiciels.
Je leur propose de mettre, dans tous leurs appels d’offres, la phrase d’introduction ci-dessous :

« Toutes les réponses reçues devront être compatibles avec HTML5. » 

La procédure de réception des offres sera la suivante : la solution que vous proposerez sera testée sur toutes ces configurations de postes de travail  :

  • iPhone, en utilisant Chrome et Safari.
  • Tablette Nexus 7 avec Chrome et Firefox.
  • PC portable Windows 7 avec IE9, Firefox et Chrome.
  • Macbook Pro 15 pouces sous Safari et Firefox. 

Le non-fonctionnement sur une seule de ces solutions est éliminatoire.

HTML5 can'tLorsque les grands éditeurs de logiciels et les principales SSII auront perdu leurs premières affaires en n’ayant pas su réussir ces tests de compatibilité, et qu’ils auront compris que cette démarche va se généraliser, ils s’adapteront très vite à cette nouvelle donne de la demande informatique des entreprises. 

Rassurez-vous : ils en sont tous parfaitement capables.

Un grand merci à tous ceux qui ont, ou auront eu le courage de lire et commenter ces cinq textes. 

Je pense avoir posé toutes les bonnes questions, j'espère avoir fourni des réponses pertinentes, mais les opinions peuvent diverger sur ce point !

j’espère aussi qu’ils vous aideront dans vos choix face à l’une des décisions les plus complexes, mais essentielle au succès de votre informatique des 3 à 5 prochaines années.


Quels fournisseurs pour les postes de travail de demain ? Des guerres sans merci en perspective ! Quatrième partie

 Rappel :

Première partie : situation actuelle, en 2012, du marché informatique pour les postes de travail.

Deuxième partie : les guerres sur les marchés des processeurs et des familles d’outils d’accès.

Troisième partie : les guerres sur les marchés des OS et des navigateurs.

J’utilise un modèle d’analyse à 5 niveaux.

Tout  - Guerre poste travailDans cette quatrième partie, je vous propose de prendre le point de vue du développeur d’applications professionnelles, qu’il travaille pour une entreprise ou soit employé par un éditeur d’applications. La situation est encore plus difficile pour les développeurs d’applications grand public, avec la complexité accrue de marchés très volatils, tels que celui des jeux.

 N’oublions quand même jamais que la seule valeur d’un poste de travail vient des applications auxquelles il nous donne accès.

  

Le dilemme des développeurs, en 2012 

Qu’elle était simple, ma vie de développeur d’applications d’entreprise dans les années 2000 - 2005 !

PC Windows - 95% en 200095 % des utilisateurs professionnels de l’informatique étaient équipés d’un PC  Windows ; la seule question à se poser était : pour quelle version de Windows faut-il écrire mon application ?

Comme l’ont montré les trois premières parties de cette analyse, le panorama des postes de travail a été totalement bouleversé, et cela ne fait que commencer.

Aujourd’hui, et demain encore plus, face à la variété croissante des objets d’accès aux applications professionnelles, se pose la question qui va décider de l’avenir des applications informatiques pour les entreprises :

Quelle plateforme de développement choisir ?

Au risque de caricaturer un peu les choix, en 2012, un développeur a trois options principales :

  • Je développe pour un OS historique, Windows, que je connais bien.
  • Je développe pour une ou plusieurs des plateformes mobiles, en clair iOS et/ou Android.
  • Je développe en HTML5.

Developper interest in platformsUe enquête récente, menée par Appcelerator, confirme, si cela était nécessaire, qu’iOS, Android et HTML5 sont les trois options plébiscitées par plus de 70 % des développeurs.

N’oublions pas que ce sont les développeurs qui ont entre leurs mains l’avenir de toutes les plateformes postes de travail.  Pas étonnant qu’ils fassent l’objet de toutes les attentions des fournisseurs dont j’ai parlé dans cette série : Microsoft, Apple, Google, Mozilla...

Mobile first - Schmidt GoogleMon dernier billet de 2011 était consacré à un thème proche, « Mobile First »

C’était un message clair, et il est de plus en plus d’actualité : si 80 % des postes de travail sont mobiles, il est logique de développer des applications en priorité pour les... objets mobiles !

  

Développer pour un OS spécifique

C’est encore aujourd’hui le réflexe normal de la majorité des développeurs, mais... aujourd’hui, il faut faire des choix !

Key options for developpers - OSProcédons par élimination :

- ChromeOS ou FirefoxOS : ce ne sont pas des plateformes de développement, ces OS sont seulement là pour permettre à un navigateur de fonctionner. On élimine !

- MacOS : ne sera jamais une plateforme dominante et le nombre d’applications natives disponibles va rester faible. On élimine !

- OS non présents sur ce graphique : Symbian, BlackBerry... On élimine aussi ! il faudrait être masochiste pour faire le choix d’une plateforme déjà marginalisée et qui de plus est en perte de vitesse. 

Il n’en reste donc plus que trois, et c’est déjà beaucoup : iOS, Android et Windows 8.

 

Développer pour Windows 8 

C’est une option très tentante pour une majorité des développeurs ; c’est ce qu’ils faisaient depuis des années, c’est là où se trouvent leurs compétences, leur zone de confort.

Au « temps béni » de l’unicité, il suffisait de choisir la plateforme Windows - Intel pour être certain de toucher plus de 95 % des utilisateurs en entreprise.

Microsoft, on l’a vu précédemment, va mettre une pression très forte sur les développeurs pour qu’ils choisissent... Windows 8.

Oui, mais on retrouve le principal problème, posé dans la troisième partie de cette analyse : Windows 8, ce n’est pas, un, mais en réalité trois OS différents.

Windows 8 different platforms & toolsComme le montre clairement ce graphique, publié par MIcrosoft, les outils de développements ne sont pas les mêmes pour Windows 8 Intel et Windows 8 RT ARM.

Pour ceux qui n’en seraient pas convaincus, toute une série d’articles vient d’être publiée, en anglais ou en français, pour confirmer que la version Office 2013 sur Windows RT sera une version différente, simplifiée, de celle annoncée sur Windows 8 Intel.

 Qui pourra prétendre qu’il est possible de développer une fois, pour toutes les versions de Windows 8, si même Microsoft n’en est pas capable.

Si je suis développeur, Windows 8 me pose donc beaucoup de questions :

- Je privilégie Windows 8 Intel, mais je me coupe du marché le plus porteur, des tablettes et des smartphones.

- Je privilégie Windows 8 RT, mais je fais un pari sur une plateforme qui n’existe pas et qui va devoir affronter un marché totalement dominé par iOS et Android.

- Je privilégie Windows Phone 8, autre plateforme qui a tout à prouver, après le « non-succès » de Windows Phone 7.

Que feriez-vous, si vous étiez développeur ?

 

Développer pour des OS mobiles : iOS et Android

Mobile First ? Pour répondre à cette stratégie, les développeurs ont fait, dans leur grande majorité, le choix des OS mobiles iOS et Android ; c’était, entre 2007 et 2011, la bonne option pour ceux qui souhaitaient créer des applications performantes et ergonomiques.

IOS vs Android développers 2012En 2012, comme le montrent ces deux graphiques, iOS a pris l’avantage sur Android ; la raison ? Elle est très pragmatique : il est plus facile de gagner de l’argent avec iOS qu’avec Android !

Les ratios sont intéressants : 73 % de nouveaux projets sur iOS, 76 % de revenus supplémentaires sur iOS ; qui pourra dire maintenant que les développeurs ne sont pas des personnes pragmatiques !

D’ici à 2015, il est clair pour moi qu’Android et iOS vont rester les choix dominants pour les développeurs qui souhaitent continuer à travailler au niveau des OS.

Pour faciliter le travail des développeurs, il existe de nombreux outils de qualité qui permettent l’écriture d’applications portables sur ces deux plateformes. 

 

Développer pour HTML5

Key options for developpers - HTML5Dans la première partie de cette analyse, j’ai dit tout le bien que je pensais d’HTML5 ; je suis aussi conscient de ses limites actuelles, dues en grande partie au fait que le standard n’est pas encore totalement finalisé.

Browser compatibility HTML5La compatibilité des navigateurs sur PC portables est déjà très raisonnable.


HTML5 compatibility on mobilesElle est encore loin d’être parfaite sur les navigateurs pour smartphones et tablettes !

 Pour un développeur qui recherche une solution pérenne et universelle, HTML5 a tous les attributs d’une solution « idéale » :

- Fonctionne, et fonctionnera de mieux en mieux avec toutes les nouvelles versions des navigateurs modernes.

- Permet de s’affranchir au maximum des ajouts historiques (plug-ins) tels que Flash ou Silverlight.

- Met définitivement de côté la question des « OS » : quels que soient le ou les vainqueurs de demain, mon application HTML5 sera utilisable. 

HTML5 developers plan to useEst-ce que ce message est bien compris par les développeurs ? La réponse est clairement « oui » comme le montrent les résultats de cette enquête.

En 2012, 100 % des développeurs utilisent ou vont utiliser rapidement HTML5. Difficile de faire mieux, surtout si l’on compare ce chiffre aux résultats d’une autre enquête, six mois plus tôt : 51 % des développeurs n’avaient pas encore pris cette décision. 

HTML5 ne permet pas de développer des applications ergonomiques et capables de bien gérer les données multimédia ! J’ai souvent entendu ces réflexions. Pour rassurer les sceptiques, je vous propose deux exemples emblématiques, qui démontrent le contraire :

HTML5 exemples Aviary & SlideRocket- Aviary : cette famille d’outils multimédia permet de disposer, sur le Web, de l’essentiel des fonctionnalités nécessaires pour faire des montages vidéos ou audio ou des traitements complexes de photographies. C’est d’ailleurs l’outil proposé par le logiciel de mon blog Typepad pour traiter les images.

- Sliderocket, où comment battre à plat de couture PowerPoint avec une application qui permet de faire des présentations multimédia très haut de gamme en HTML5 sur le Cloud. VMWare a racheté Sliderocket l’année dernière, ce qui rassurera les entreprises qui auraient envie de l’essayer.

HTML5 usages on mobilesS’il fallait un dernier argument pour convaincre les développeurs, cette étude d’ABI Research prévoit plus de 2 milliards de clients HTML5 sur objets mobiles en 2016. 

Business Insider, une des meilleures sources d’information que je connais a la même vision : oui, HTML5 va gagner, mais cela prendra plus de temps que prévu. Je vous conseille vivement cette analyse, en anglais ; elle couvre très bien les avantages et les limites actuelles de HTML5. 

 

Résumé : quel choix pour les développeurs

Choix du développeur ?Alors, Windows 8, iOS, Android ou HTML5, quelle serait votre décision si vous étiez un développeur logiciel ? 

Vous l’avez bien compris, je suis persuadé que c’est HTML5 qui va devenir, pour les 10 ans qui viennent, la plateforme dominante pour le développement d’applications, en priorité mobiles, comme l’a été, pendant les années 2000, le système d’exploitation Windows pour les PC classiques.

Un passage de témoin lourd de conséquences pour toute la profession informatique ; j’espère que vous serez nombreux à ne pas rater ce virage.

Passage témoin - Windows - HTML5En période « Jeux olympiques », c’est une image qui s’imposait...

Dans la dernière partie de cette série, je vous proposerai de prendre le point de vue des fournisseurs :  je passerai en revue les stratégies, très différentes, de trois grands acteurs du marché qui sont très présents aujourd’hui sur les postes de travail, et « souhaiteraient le rester », Apple, Google et Microsoft.

 


Quels fournisseurs pour les postes de travail de demain ? Des guerres sans merci en perspective ! Troisième partie

 Rappel :

Première partie : situation actuelle, en 2012, du marché informatique pour les postes de travail

Deuxième partie : les guerres sur les marchés des processeurs et des familles d’outils d’accès.

J’utilise un modèle d’analyse à 5 niveaux.

Tout  - Guerre poste travailDans cette troisième partie, j’analyse deux des plus fortes « guerres » à venir, sur le marché des Systèmes d’Exploitation et sur celui des navigateurs.

 

La guerre des Systèmes d’Exploitation (OS)

J’avais terminé la deuxième partie sur un message clair :

La variété des objets d’accès au Système d’Information, déjà très grande, ne peut que croître.

Guerre OS : OutilsOrdinateurs portables, smartphones, tablettes... tous ont besoin d’un OS pour fonctionner. Je vais concentrer mon analyse sur les acteurs et solutions que je considère comme les plus importantes pour les 3 à 5 prochaines années. Que ceux que je vais laisser de coté, comme Linux pour les PC classiques, BlackBerry ou Symbian pour les objets mobiles me le pardonnent, mais qui s’intéressera encore à eux en 2015 ?

Quelles sont les forces majeures en présence ?

Microsoft avec Windows 8

26 octobre 2012, date officielle du lancement de Windows 8 ; c’est, à mon avis, la plus importante opération de « quitte ou double » tentée depuis longtemps par ce grand fournisseur.

US smartphone  Q2 2012 market share:OSJusqu’à aujourd’hui, les choses étaient claires et simples :

  • Windows XP et 7 dominent le marché des PC fixes et portables.
  • Windows Mobile 6 et Windows Phone 7 sont des nains sur le marché des smartphones, comme le démontre ce graphique relatif au marché US.
  • Windows a une présence anecdotique sur les tablettes.

Microsoft a compris que les marchés à plus forte croissance sont ceux des smartphones et des tablettes ; s’il n’arrive pas à y prendre une place raisonnable, son pouvoir actuel sur les OS va voler en éclats. Plus grave, les développeurs pourraient se détourner définitivement de la plateforme Windows, sous toutes ses formes.

Announcing Windows 8 editionsAvec l’arrivée de Windows 8, je comprends enfin pourquoi il y a un s à Windows ; ce que va annoncer Microsoft, ce n’est pas une, mais trois versions totalement différentes de Windows 8 :

  • Windows 8, comme substitut possible des Windows XP et 7 sur les PC fixes et portables Intel.
  • Windows 8 RT, pour sa tablette Surface à processeur ARM.
  • Poubelle LumiaWindows 8 Phone pour se substituer à Windows Phone 7. Il n’est pas inutile de rappeler que les récents acheteurs, heureusement fort peu nombreux, de smartphones Windows Phone 7, ont eu la désagréable surprise d’apprendre que leur produit, âgé de quelques mois, était déjà démodé, car il ne pourra pas être mis à jour avec Windows 8. Demandez aussi à Nokia ce qu’il en pense, qui a été obligé de diviser par 2 le prix de vente des Lumia aux USA à la suite de l’annonce de WP8 ...

Un autre facteur va compliquer la tâche de Microsoft, les coûts : en 2013, les fabricants de smartphones et de tablettes auront le choix entre un bon OS, déjà utilisé par des millions de personnes et..gratuit ; j’ai nommé Android. En face ils vont devoir payer, cher, une licence pour deux OS, Windows RT ou Phone 8, qui doivent faire leurs preuves. Que feriez-vous à leur place ?

J’oubliais un petit détail : avec la tablette Surface, Microsoft va concurrencer directement les fabricants qui seraient tentés de lui faire confiance... 

One windows, genial or catastropheAvec cette annonce, et cette marque unique, Windows 8, Microsoft essaye de faire passer un message fort, mais qui a pris un sérieux coup de vieux : Windows reste la plateforme universelle de l’informatique de demain. Petit problème, c’est très astucieux, mais totalement faux et à la limite de la publicité mensongère. Pourquoi ?

Une application écrite pour l’une de ses trois moutures de Windows ne pourra pas s’exécuter sur l’une des deux autres. Microsoft lui-même qui le confirme en annonçant par exemple une version spécifique de la suite Office pour les tablettes Windows RT.

Windows 8 pour PC est la version la plus commentée, car la plus aboutie pour le moment. D’innombrables articles ont été publiés sur ce sujet, certains prédisant un succès spectaculaire, d’autres un échec retentissant. L’image qui revient souvent est : Windows 8 sera à Windows 7 ce que Windows Vista a été pour Windows XP.

Apple avec MacOS et iOS

Apple announcement september 12Apple vient de mettre à jour son OS pour Macintosh avec la version « Mountain Lion » et devrait annoncer, le 12 septembre 2012, la nouvelle version d’iOS 6 à l’occasion du double lancement de l’iPhone 5 et de la tablette iPad mini, équipée d’un écran de 7 ou 8 pouces.

A la différence de Microsoft, Apple a la décence de garder deux noms différents pour deux produits différents. Tout le monde parle de la convergence entre MacOS et iOS, mais il vaudrait mieux parler d’un rapprochement des interfaces utilisateurs.

Ce sont deux excellents OS, chacun bien adapté à la famille d’outils qu’il pilote ; pourquoi changer une démarche qui répond bien aux attentes des utilisateurs.

Google avec Android

Google 1 million Android:dayLancé en 2008, l’OS Open Source de Google, a noyau Linux, c’est très vite imposé sur le marché des smartphones ; 1 million de nouveaux smartphones Android sont activés chaque jour, contre 400 000 « seulement » il y a un an.

J’avais, en 2009, un peu anticipé ce mouvement dans un texte annonçant le succès des OS open source sur les objets mobiles.

Comme Apple avec iOS, Google propose aussi Android sur les tablettes ; le marché des tablettes Android est encore loin derrière celui des iPad sous iOS, mais progresse vite, comme semble le montrer le succès initial de la tablette Asus Google 7 pouces.

Pour les tablettes comme pour les smartphones, il va être difficile à la concurrence de se faire une place au soleil à côté d’iOS et d’Android.

Deux outsiders : ChromeOS et FirefoxOS

Firefox OS home PageChromeOS est proposé depuis un peu plus d’un an sur un petit nombre de PC portables 12 pouces, les Chromebooks, et FireroxOS n’est pas encore disponible, même si des premières photos d’écran sont déjà visibles.

Ces deux OS, Open Source, prennent une approche innovante, de rupture en positionnant l’OS comme un logiciel très léger dont la fonction première est de démarrer un navigateur.

Chromebox-chrome-osGoogle suit la démarche d’Apple en proposant deux OS différents, sous deux noms différents, Android et ChromeOS. Est-ce que Chrome OS peut devenir le premier Linux à prendre une part de marché significative sur les PC professionnels portables et ... fixes avec l’annonce des ChromeBox ? Ce n’est pas encore un pari gagné.

FirefoxOS peut, rapidement, devenir le troisième OS le plus populaire dans le domaine des smartphones, et en particulier dans un marché qui devrait grandir très vite, celui des smartphones d’entrée de gamme, qui font l’essentiel.

Mon pronostic 2015 :

  • La convergence autour d’un OS unique est une fiction, une très mauvaise idée.
  • Smartphones, tablettes ou PC portables auront, pendant longtemps, besoin d’un OS adapté à leurs spécificités.
  • Apple continuera à proposer deux OS différents, MacOS et iOS.
  • Image iOS6 annoncé
  • Dates fin support windowsSur les PC professionnels, fixes et portables, Windows 7 sera toujours l’OS stable de référence, et Windows 8 restera peu présent, probablement sous la barre des 20 % de part de marché. N’oublions pas la bonne nouvelle pour les responsables informatiques : Microsoft a confirmé que Windows 7 sera maintenu jusqu’en janvier 2020.
  • Le duopole iOS - Android sera encore, en 2015, très dominant sur les marchés des tablettes et des smartphones.
  • Microsoft aura raté son pari Windows 8 sur les smarphones et les tablettes, avec des parts de marché largement sous les 10 %, probablement plus proche des 5 %.
  • Quid des « Cloud OS », ChromeOS et FirefoxOS ? Le pronostic est plus délicat, car leur succès dépendra de la vitesse à laquelle les entreprises auront migré une grande partie de leurs applications sur le Cloud. Je vais quand même tenter une double prévision :
  • ChromeOS aura une part de marché supérieure à Windows 8 sur les PC portables professionnels.
  • FirefoxOS aura une part de marché supérieure à Windows Phone 8 et BlackBerry sur les smartphones.

 

La guerre des navigateurs

Qui aurait parié, au début de l’année 2005, sur le fait qu’Internet Explorer n’aurait plus qu’environ 30 % de part de marché au milieu de l’année 2012 ?

Nous allons de plus en plus passer notre « vie informatique » dans des navigateurs, raison de plus pour bien les choisir.

Guerre navigateurs OSCinq navigateurs principaux, cinq stratégies différentes ! Essayons d’y voir clair.

Opera : c’est le moins connu des cinq, avec un positionnement prioritaire sur les objets mobiles d’entrée de gamme. Quel peut être son avenir dans un monde où les objets d’accès sont de plus en plus puissants et acceptent sans problèmes les navigateurs qui étaient nés sur les PC classiques ? On a aussi parlé récemment de son éventuel rachat par Facebook ; ce ne serait pas une si mauvaise façon de sortir en beauté.

Firefox 1Firefox : celui par qui la concurrence est revenue sur ce marché ; on ne lui en sera jamais assez reconnaissant. C’est aussi le symbole de l’ouverture, du respect des standards du Web, bref de tout ce qui fait qu’on a du mal à lui trouver le moindre défaut. C’est aussi le navigateur qui fait le maximum pour être disponible sur tous les OS, sur tous les objets d’accès et l’on peut être certain que la Fondation Mozilla,, chargée de son développement, continuera à suivre ces excellentes pratiques.

Safari : Apple le propose en priorité sur toutes ses plateformes MacOS et IOS mais il est aussi disponible sur PC Windows. Je ne suis pas certain que l’on va disposer très rapidement d’une version de Safari pour Android !

Apple va concentrer tous ses efforts de développement de Safari sur ses propres objets d’accès, en délaissant de plus en plus les OS de la concurrence. Je ne suis pas convaincu que les dirigeants d’Apple ont envie que le navigateur devienne un outil stratégique, un peu comme ce qui se passe chez Microsoft.

Chrome on iTunesChrome : C’est le petit dernier de la famille, mais il a pris place très vite dans le trio de tête. Google en propose une version pour tous les OS, y compris iOS depuis peu. C’est Chrome qui a donné le signal de la course à l’innovation, à la sortie très rapide de nouvelles versions. Au moment où j’écrit ces lignes, je dispose de la version 21 !

Est-ce que Chrome est stratégique pour Google ? You bet ! Oui, bien sur car plus les internautes pourront utiliser des navigateurs performants et rapides, quelle que soit l’OS ou l’objet d’accès, plus les services proposés par Google seront utilisés. Mozilla et Google sont les deux organisations qui feront le plus pour améliorer leurs navigateurs.

Cnet.com a aussi récemment salué l’ouverture de Google qui permet à tous les navigateurs de s’installer facilement sur Android.

Internet Explorer : Peut-on espérer voir sa courbe de popularité arrêter de baisser ou même remonter ? C’est peu probable car Microsoft a fait le choix, à mon avis pas très futé, de ne plus en développer de versions pour une plateforme qui n’est pas Windows. J’avais, dans un temps lointain, une version de IE sur mon Macintosh ! Dans un monde multi - objets, les utilisateurs vont privilégier des navigateurs qu’ils peuvent utiliser sur tous leurs postes de travail. Les fonctions modernes de synchronisation sur le Cloud, qui permettent de retrouver ses favoris, ses onglets quel que soit l’objet d’accès utilisé vont accélérer ce mouvement. Qui propose ses fonctions ? Chrome et Firefox, comme par hasard !

Windows RT no Browser accessMicrosoft a aussi annoncé, et cela ne plait pas du tout à la Commission Européenne, que le seul navigateur autorisé sur Windows RT, en clair la version de Windows pour processeurs ARM et sa tablette Surface, sera Internet Explorer, sous le prétexte farfelu de mieux garantir la sécurité des utilisateurs ! Qui peut, sérieusement, donner le moindre crédit à cet argument ?

Internet Explorer qui ne veut plus aller sur les OS concurrents de Microsoft, Windows RT qui refuse de laisser venir à lui les navigateurs concurrents ; quels beaux exemples d’ouverture nous donne Microsoft ! On se croirait revenu dans les années 90 et 2000.

Mon pronostic pour 2015 :

  • Ouverture, respects des standards, multiplateformes : ce sont les clefs de la réussite pour les navigateurs, et la concurrence sera très dure. Tant pis pour ceux qui continuent à croire que « propriétaire et fermé » sont encore des recettes de la réussite.
  • Les deux solutions Open Source, Firefox et Chrome, vont rester en tête. Ce sont aussi ceux qui vont continuer à progresser à toute vitesse. Innovants, rapides, multiplateformes, ils seront les navigateurs privilégiés par tous les utilisateurs professionnels qui ont compris l’importance d’avoir un excellent navigateur pour travailler, efficacement et agréablement.
  • Safari ne sera plus utilisé que sur les OS d’Apple, et il sera fortement concurrencé sur ses territoires par Chrome et Firefox, eux aussi disponibles sur iOS et MacOS. Sa part de marché va se réduire, progressivement.
  • Opera : je crains fort qu’on ne parle plus beaucoup de lui en 2015.
  • Internet Explorer : sans aucun avantage compétitif particulier, plutôt en retard sur le respect des standards tels que HTML5, disponible sur un nombre réduit de plateformes, et pas les plus répandues...J’ai du mal à trouver un seul argument qui me permette de lui prédire un avenir radieux !

Je pensais pouvoir traiter l’intégralité de ce sujet, l’un des plus stratégiques aujourd’hui, en trois parties ; il m’en faudra au moins cinq ... 

La quatrième partie prendra le point de vue des développeurs d'applications professionnelles.