Transformation Numérique : l’après COVID-19, mode d’emploi pour 2020
Après COVID-19 : quelles Transformations Numériques universelles ? Deuxième partie : solutions numériques

Après COVID-19 : quelles Transformations Numériques universelles ? Première partie : la règle 4 x 50

 

AdS DPC COVID-19 over Europe SJ’avais abordé le sujet des impacts de la crise COVID-19 sur les Systèmes d'Information des entreprises dans mon billet précédent.

Aujourd’hui, j’ai choisi de me concentrer sur les composants universels d’une Transformation Numérique qui sont pertinents pour toutes les entreprises, petites, grandes ou moyennes, publiques ou privées et qui sont devenus encore plus essentiels pour affronter avec succès un monde post COVID-19.

La première partie analyse les ruptures apportées dans le monde par le COVID-19 et qui auront de profonds impacts sur les solutions et usages numériques.

La deuxième partie présente les actions prioritaires que doivent mener les entreprises pour tenir compte de ces ruptures dans leur Transformation Numérique.

 

COVID-19 : créateur de ruptures fortes et irréversibles

Le COVID-19 est devenu le vecteur le plus important de changements majeurs dans le monde entier depuis la Deuxième Guerre mondiale.

C’est au départ une crise médicale mondiale majeure, mais pas beaucoup plus grave que beaucoup d’autres épidémies ou pandémies récentes.

Ce qui est profondément nouveau, ce sont les impacts majeurs qu’aura le COVID-19 sur les comportements de milliards de personnes et sur les économies mondiales. Le modèle dit de “confinement”, importé de Chine, adopté par une grande majorité de pays aura, en quelques mois, créé un grand nombre de ruptures, fortes et irréversibles.

Je vais me concentrer dans ce billet sur un petit nombre de changements économiques, humains et sociaux qui auront des impacts forts sur les usages numériques des entreprises et qui vont leur demander d’accélérer leur Transformation Numérique.

Il semble qu’un consensus s’est réalisé sur le fait que le monde “Post COVID-19” dans lequel nous entrons va durer un minimum de deux années. C’est l’hypothèse que je retiens dans ce billet.

COVIC pandemic last 2 years

Les professionnels sérieux du monde de la santé pensent que la disponibilité en masse d’un vaccin efficace peut au mieux devenir une réalité dans les 18 à 24 mois qui viennent.
Ce remarquable article de la revue Nature explique les 8 manières possibles de l’obtenir et liste plus de 90 recherches en cours.

COVID-19 Vaccines projects

J’ai choisi de privilégier quatre changements majeurs :

● Une crise économique profonde.

● La peur de l’autre.

● Le travail distribué.

● De nouveaux modes de fonctionnement pour les entreprises.

 

Une crise économique profonde

La réduction de la croissance économique, dans le monde entier attendra un niveau jamais rencontré depuis la crise de 1929, comme le prévoit le FMI, Fonds Monétaire International. Ces prévisions font l’hypothèse que le virus sera beaucoup moins actif dans la deuxième partie de l’année 2020, et rien ne garantit que ce sera le cas.

IMF Recession prediction 2020

Les débats entre croissance économique et avenir de la planète faisaient encore rage il y a six mois ; le COVID-19 a déclenché en 3 mois une récession mondiale, dans tous les pays. Ralentir la croissance, c’est impossible, disaient les économistes, le COVID-19 l’a fait.

Il faut maintenant imaginer de nouveaux modèles d’évolution de l’économie mondiale ; personne n’a de réponses claires à proposer.

Ce graffiti dans le métro de Hong Kong le résume très bien : “On ne peut pas retourner à la normale, parce que la normale que nous avions été justement le problème”.

Graffiti HongKong COVID-19

Des secteurs entiers d’activités seront bouleversés, pour longtemps : transport aérien, commerce de proximité, industrie automobile et aérienne, tourisme international, restauration, hôtellerie d’affaires et touristique, immobilier de bureaux…

Même si l’histoire ne se répète jamais, la croissance exponentielle des sites de e-commerce en Chine date de 2003, année de la crise sanitaire du virus SARS.

Cette crise COVID-19 aura eu au moins un avantage : elle nous a fait prendre conscience que des débats économiques et sociaux qui nous déchiraient encore il y a quelques mois n’étaient pas aussi essentiels qu’on le croyait.

Le Brexit ? La réforme des retraites ? Les gilets jaunes ? Que cela nous paraît anodin, aujourd’hui !

 

La peur de l’autre

Dans sa célèbre réunion des actionnaires, qu’il a tenue pour la première fois le 4 mai 2020 face à une salle vide alors que 40 000 personnes y assistaient tous les ans, Warren Buffett a bien résumé la situation par cette phrase :

"Fear is the most contagious disease you can imagine."

(La peur est la maladie la plus contagieuse que l’on peut imaginer)

Distanciation sociale ou distanciation physique ? Peu importe, ces expressions qui n’existaient pas en février 2020 vont durablement s’imposer dans nos vies et nos comportements.

L’autre, la personne que l’on croise dans la rue, dans son bureau, dans son immeuble, l’autre représente un danger grave, porteur potentiel d’un virus d’autant plus inquiétant qu’il est invisible.

Tous ceux qui ont un peu voyagé sont conscients des fortes différences culturelles qui existent dans les relations humaines et sociales selon les pays.

● Les embrassades sont généralisées dans les pays latins tels que l’Espagne ou l’Italie.

● La distance physique est plus forte dans les pays du nord de l’Europe.

● Cette distance est encore plus marquée dans la majorité des pays asiatiques.

● La France est, selon mes expériences, à mi-chemin entre les cultures latines et nordiques.

Ce tableau donne les statistiques mondiales d’impacts par pays, le 10 mai 2020, veille du déconfinement en France. Est-ce une coïncidence si parmi les pays les plus touchés par le COVID-19 on trouve l’Italie, l’Espagne et la France ?

CoronaVirus top countries for death 10 mai 2020

Les deux autres sont les Etats-Unis, dirigés par un incompétent absolu et la Grande-Bretagne, qui avait essayé une démarche différente, et qui a dû faire marche arrière, rapidement.

Chinese distanciation in car manufacturingCette photo, prise dans une usine automobile en Chine à l’heure du repas de midi, montre que les ouvriers ont très vite adopté un comportement distant. Peut-on imaginer facilement le restaurant d’entreprise de Renault utilisant la même organisation ?

Amsterdam restaurants mediamatic 2Ce n’est probablement pas par hasard si c’est un restaurant des Pays-Bas qui a, le premier, imaginé de mettre des cabines fermées en verre sur sa terrasse en bord de canal.

La question qu’il faut se poser : est-ce que la majorité des Français, dans leurs comportements de groupe, familiaux ou professionnels, vont revenir à des habitudes “latines” ou basculer sur des modes d’échanges “nordiques” ?

Si, comme je le pense, les Français ne revenaient pas en arrière, poussés par ce sentiment pérenne de peur de l’autre, la fin des serrements de main et des accolades dans le monde professionnel pourrait devenir définitive.

 

Un changement majeur qui va durer : travailler depuis chez soi

Le télétravail n’est pas né avec le COVID-19. Depuis des dizaines d’années, politiques, dirigeants, syndicats et autres CHSCT débattent des conditions qu’il fallait réunir pour que le “télétravail” soit possible.


Portrait Télétravailleur en France 2:2019Une étude sur le télétravail en France dans le secteur privé a été réalisée par le groupe d’assurances Malakoff-Médéric en février 2019, un an avant l’arrivée du COVID-19.

Le journal Le Parisien en a présenté un excellent résumé : un peu plus de 5 millions de personnes, 29 % des salariés, pratiquent le télétravail, partiellement dans la grande majorité des cas.

Combien le faisaient dans le cadre d’un accord d’entreprise ? Seulement 9% des 29%.

Arrive mars 2020 : en quelques jours, des dizaines de millions de travailleurs, en France et dans le monde, ont basculé dans un monde nouveau pour eux, celui du travail à domicile. Les Américains, qui créent des acronymes pour tout, utilisent maintenant WFH, Working From Home, pour nommer ce mode de travail.

En 2 mois, ce qui paraissait impossible ou très compliqué a été mis en œuvre dans toutes les entreprises, y compris du secteur public, dont les enseignants.

Mon pronostic : ce basculement vers beaucoup plus de travail à distance, sera irréversible, le changement principal dans le fonctionnement des entreprises induit par le COVID-19.

De très nombreuses entreprises ont déjà annoncé qu’elles allaient maintenir le “WFH” pendant au moins toute l’année 2020. J’ai regroupé dans cette image les annonces du groupe automobile PSA, de Google et de Facebook.

WFH - Facebook  PSA  Google

Il est difficile d’appréhender tous les impacts de ce mouvement de fond, tant ils sont nombreux. Les plus évidents :

● Réduction forte de la demande de bureaux.

● Moins de déplacements domicile-travail.

● Réaménagement des espaces de vie personnelle pour y installer des lieux où l’on peut mieux s’isoler et participer à des vidéoconférences.

● Possibilité d’embaucher des collaborateurs dans toute la France, et dans le monde entier. L’entreprise distribuée peut devenir la norme.

● Plus d’opportunités de travail pour les personnes handicapées pour se déplacer.

Dress WFH vs Office● Changement des habitudes vestimentaires, comme le dit avec humour ce Tweet. On ne compte plus les cas où des personnes en vidéoconférence avaient un “haut” professionnel et ont montré par mégarde des “bas” moins habillés !

● ...

Un dernier signe qui ne trompe pas et montre que ce phénomène va durer : le gouvernement français a publié le 6 mai un long décret, signé par 8 ministres, sur les règles à appliquer pour le télétravail dans la fonction publique.

 

Mon prochain combat : mise hors la loi des logiciels de surveillance des travailleurs à distance

Zoom n’est pas le seul logiciel à voir ses usages augmenter avec l’arrivée du COVID-19. Une autre famille d’outils logiciels voit ses ventes exploser : les solutions qui permettent d’espionner les personnes qui travaillent à distance, loin des yeux de leurs surveillants. Je ne pouvais pas imaginer :

● Qu’il y en avait autant.

● Que de très nombreuses entreprises y faisaient appel.

Employee monitoring top 10 software

J’ai fait une analyse rapide de leurs fonctionnalités et de leur puissance ; les résultats sont terrifiants.

Cette liste non exhaustive montre que tout absolument tout ce que fait un travailleur à distance sur son poste de travail peut être analysé.

Employee monitoring main functions

Pour illustrer les “performances” de ces outils de surveillance, j’ai pris quelques exemples. Dans l’encadré ci-dessous :

● La solution Interguard annonce qu’elle peut prendre une photo de l’écran toutes les 5 secondes. Ils annoncent “fièrement” que l’on peut ainsi avoir un film complet de l’activité du collaborateur.

● Le logiciel Pragli mesure l’activité du clavier et peut prévenir le “garde-chiourme” que vous êtes un fainéant si vous n’avez pas utilisé votre clavier depuis 15 s. 15 s, cela signifie que toute période de réflexion est interdite !

WFH Contrôles 5 et 15 secondes

Dans ce troisième exemple, celui du logiciel Time Doctor, un “pop-up” apparaît sur l’écran du collaborateur dès qu’il accède à un site Web que Time Doctor considère comme n’étant pas directement lié à l’application professionnelle.

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Cerise sur le gâteau, ces logiciels sont hors de prix, comme le montre l’exemple de Teramind. La version intermédiaire coûte 25 $ par mois et par personne.

Petit rappel : la version business de G Suite, très complète, coûte moins de 10 $ par mois et par personne.

Teramind time tracking pricing

Vous souhaitez faire échouer vos projets de généralisation du travail à distance, j’ai le moyen infaillible d’y arriver : installez l’un de ces logiciels espions.

Amercican Slaves in JailVous montrerez ainsi de manière éclatante toute la “confiance” que vous avez dans vos collaborateurs ! Que des solutions de ce type existent encore en 2020 me laisse pantois : je croyais, naïvement, que l’esclavage avait été supprimé en France en 1848.

Je suis tellement indigné par ce danger que j’envisage de créer sur le Web une liste noire des entreprises scélérates qui osent déployer ces outils.

 

Nouveaux modes de fonctionnement pour les entreprises

Repenser les organisations ? Le COVID-19 va obliger toutes les entreprises à se reposer beaucoup de questions sur leurs modes de fonctionnement.

J’ai choisi, pour illustrer ces ruptures, quelques exemples concrets.

 

Priorité aux opérationnels

Infirmiers, aide-soignants, pompiers, livreurs, éboueurs, chauffeurs routiers… Politiques et dirigeants ont redécouvert avec le tsunami COVID-19 que ces métiers du terrain, opérationnels, avaient de la valeur !

AdS DPC opérationnels

J’espère, je pense que cette prise de conscience du rôle clef de ces métiers opérationnels dans toutes les entreprises sera l’un des acquis durables de ces derniers mois.

Image livre DTN inversion siège terrainC’est un thème que nous avions longuement abordé dans le livre : “Dirigeants, Acteurs de la Transformation Numérique”, co-écrit avec Dominique Mockly, dont ce schéma est extrait.

Mettre les fonctionnels, ressources humaines, finances, commerce, Direction Générale… au service des opérationnels devient une nouvelle priorité, un beau défi.

 

Réduction des déplacements physiques longue distance

Faire des milliers de kilomètres en avion pour participer à une réunion de 4 heures ?

Organiser une formation en présentiel pour 15 personnes venant de différents établissements de l’entreprise ?

Avant l’arrivée du COVID-19, peu d’entreprises se posaient ces questions et elles trouvaient naturel, normal de voir des collaborateurs perdre 2 ou 3 journées de leur temps, dépenser des milliers d’euros pour assister à des réunions et des conférences.

Ces déplacements sont, du jour au lendemain, devenus impossibles. Miracle ! On découvre que l’on peut très bien s’en passer. Les réunions en visioconférence, les formations en “distanciel” se sont multipliées et les collaborateurs ont découvert que c’était possible, plus efficace, moins générateur de temps perdu.

J’ai une très mauvaise nouvelle pour les compagnies aériennes : l’essentiel de leurs revenus et de leurs marges venait des déplacements professionnels ; ils vont, de manière définitive, se réduire très fortement.

Non seulement les entreprises vont limiter au maximum ces déplacements qui seront jugés non indispensables, mais en plus, voyager en avion deviendra encore plus pénible. L’attaque des tours du World Trade Center avait augmenté les contraintes de sécurité dans les aéroports. Le COVID-19 va y rajouter les contraintes de santé.

Airtravel very bad 2

Les rares avantages qu’il y avait à voyager en classe affaires vont aussi se réduire : fermeture des salons VIP, repas et boissons réduites… Il est difficile de boire une coupe de champagne ou de déguster une tranche de foie gras avec un masque !

Moins de clients, taux de remplissage réduits : le prix des billets d’avion est condamné à augmenter, ce qui va accélérer ce cercle vicieux de la décroissance du trafic aérien.

Mon pronostic : les budgets déplacements en avion des entreprises vont se réduire de plus de 50%.

 

Quel avenir pour les bureaux centraux

On l’a vu plus haut, le travail à distance va se banaliser et être utilisé par plus de monde, plus longtemps.

Basecamp, une entreprise qui commercialise un logiciel SaaS de gestion d’activité, que j’ai souvent cité dans mes blogs, est en travail distribué à 100% depuis sa création, il a plus de 15 années. Elle restera une exception, oui, mais il n’est pas déraisonnable d’imaginer que, dans les 5 années qui viennent, le taux d’occupation des bureaux centraux actuels baisse de 50 % ou plus.

Les partisans de cette culture d’entreprise où des centaines de personnes travaillaient dans un même lieu en vantaient les avantages : convivialité, interactivité, échanges informels… Si, comme je le pense, la distanciation physique et sociale devient permanente, une grande partie de ces avantages disparaîtra.

Vous avez détesté les bureaux ouverts, open space ? Vous allez adorer les bureaux...séparés par des cubes en verre !

Bureaux séparés par écrans verres

Déjeuner à la cantine, séparé de 2 m de ses voisins ? Bonjour la convivialité ! Nettoyer les boutons-poussoirs de la machine à café après chaque personne, se déplacer dans des couloirs à sens unique… Est-ce que j’ai envie de travailler dans ce « Nouveau Monde » ? Perdre son temps dans des réunions physiques où l’on est tellement séparé des autres qu’il faut parler fort pour se faire entendre ? Est-ce que je ne serais pas mieux chez moi, en interactivité numérique ?

Paris la défenseToutes les grandes métropoles tertiaires doivent se poser la question : quel est l’avenir des centres d’affaires tels que la Défense à Paris ?

Si, chaque jour, 50% des personnes qui “allaient au bureau” travaillent à distance, la demande de bureaux va baisser de 50 %, et rapidement.

La liste des secteurs d’activités qui vont souffrir des changements des modes de travail induits par le COVID-19 va s’allonger :

● Gestionnaires de grands centres de bureaux.

● Immobilier d’entreprise.

● Aménagement de bureaux.

● Services aux entreprises dans les bureaux : restauration, nettoyage, gardiennage, parking...

Depuis plusieurs dizaines d’années, des appartements de centre-ville avaient été transformés en bureaux. Et si un mouvement inverse démarrait en 2021 ?

Il ne devrait pas être très difficile de transformer les “cités dortoirs” en espaces mixtes, où l’on vit et où l’on travaille.

Mon pronostic : les budgets immobiliers de bureaux des entreprises vont se réduire de plus de 50%.

 

Distribution plus innovante des temps et lieux de travail

Il n’est pas difficile de définir les besoins minima raisonnables de l’espace de travail d’une personne en travail distribué :

Collaborateur Basecamp WFH● Un espace de 15 à 20 m2, bien éclairé, bien isolé phoniquement.

● Un accès réseau à 100 Mb/s.

● Et… rien d’autre !

Le pays ? La région ? La ville ? Le village ? Peu importe !

L’entreprise distribuée deviendra la norme, rapidement. Wizy, dont je suis l’un des dirigeants, en est une bonne illustration : ses équipes sont réparties entre l’Espagne, Paris, Angers, Singapour, l’Australie… Nos réunions de management se font toutes en vidéoconférences, la principale difficulté étant de trouver des créneaux horaires compatibles avec ces différentes zones mondiales.

 

Résumé de la première partie

Je vous propose, pour résumer cette première partie, de définir un nouveau mode de fonctionnement des entreprises :

La règle 4 x 50

● 50 % des collaborateurs en travail à distance à tout moment.

● Réduction de 50 % des déplacements longue distance.

● Basculement de 50 % des actions de formation en “distanciel”.

● Réduction de 50 % de la surface des bureaux utilisés.

Règle 4 x 50

Ce sont bien sûr des moyennes, qui peuvent varier d’une entreprise à l’autre.

Par contre, si vous faites le total des quatre pourcentages pour votre entreprise, il devrait être proche de 200, les écarts par rapport à la moyenne de 50 % se compensant partiellement.

Votre score pourra varier entre 0 et 400 :

● Score 0 : rien ne change, on redémarre comme avant.

● Score 200 : votre entreprise a pris la mesure des changements nécessaires.

● Score 400 : votre entreprise se lance dans un monde nouveau, dans la position de "early adopters".

Cette règle 4 x 50 deviendra rapidement un indicateur universel des changements permanents induits par le COVID-19 dans toutes les entreprises.

Dans la deuxième partie de cette analyse, j'analyse les outils universels dont on besoin les entreprises pour se préparer à un monde post COVID-19.

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